25.10.2011

Parti socialiste de Saône et Loire : ça sent le rififi (encore).

tours_11_18713x1.jpg  Ambiance pré législatives dans le département du chevalier blanc de la gauche, Arnaud Montebourg. Mettons quelques élèments bout à bout.

Épisode 4 : le canard local fait le point sur les futures législatives.Le dauphin de notre Don Quichotte bourguignon "pourrait" être en concurrence avec la dauphine du strauss-kahnien/hollandiste local, Christophe Sirugue, ci devant député maire de Chalon/Saône. On pressent sa première adjointe pour viser la place.

Episode 5 : le même canard fait état, très courtoisement,  d'une occupation par la dite adjointe d'un logement HLM. L'article est soft, les commentaires, nombreux par rapport à l'habitude, le sont beaucoup moins.

Episode 6 : la dame quitte son logement HLM.  Est entré en jeu le président de l'Opac, vice-président du conseil général, plus proche de Arnaud que la dame, encore que pas du premier cercle ( il faut rajouter un fabiusien dans ce tableau, c'est compliqué). Ce gentil garçon a diligenté deux enquêtes, pas moins, interne et externe, pour "y voir plus clair". A l'instar de Montebourg qui s'est "fait" Frêche et Guérini, il y avait un petit gibier à coincer, il n'y a pas de petit profit.

Pendant ce temps, silence étourdissant de la droite chalonnaise, qui participe au concours de la droite la plus bête du monde, en général, et  qui là ne semble avoir rien vu venir. On se demande alors qui a bien pu prévenir un journal qui ne brille guère pour ses qualités d'investigation en général.

Alors moi, je dis ça, je dis rien, mais suivez mon regard....ça commence à dézinguer sévère chez les socialos du rénovateur en chef. Bien sûr, Lui n'est au courant de rien, et ça risque d'être vrai. Des sous lieutenants, des caporaux chefs du courant majoritaire dans cette fédération sont aux manettes.

Comme pour la guerre des étoiles, je vous ai numéroté les épisodes à partir de 4, les 3 premiers, on les connaîtra (peut-être) plus tard. Pour la préhistoire de cette saga, voir mes billets antérieurs sur ce blog, l'ambiance est déjà posée.

Sur le fait qu'elle occupe un logement HLM, ce n'est pas le problème de fond: c'est vrai qu'il y a beaucoup de F4 libres, mais ça, c'est aux responsables de l'Opac qu'il faut en faire le reproche ( dont le gentil garçon cité plus haut). La dame étant vice présidente, elle peut en assumer une part de la responsabilité politique.

Et pour que ce soit clair : je connais bien "la dame", pour l'avoir vue grimper les échelons politiques, depuis ses premières armes associatives, jusqu'à la mairie de Chalon. On s'entend si bien qu'elle m'a supprimé de ses amis face book...même pas mal. Mais quand je sens un coup fourré, j'aime bien le signaler, et là, à mon avis, elle est dans le collimateur, sévère. Alors pas d'apitoiement, juste un sourire ironique sur l'ambiance au sein du parti majoritaire sur le département (et la région). Il fait bon vivre en Bourgogne, si tu ne fais pas de politique.

Illustration : destruction d'une tour dans le quartier des Prés Saint Jean à Chalon.

31.08.2011

L’agence de notation Fitch n’aime ni les syndicats, ni la contestation populaire.

   crise de la dette, strauss-kahn,agence de notation, fitchSuite à un article du Nouvelobs, qui annonce sans surprise que l’agence Fitch soutient le plan d’austérité, j’ai eu l’idée saugrenue d’aller faire un tour sur le site de la dite agence.

Après avoir constaté qu’elle note plusieurs instances publiques : régions, poste, SNCF, on s’interroge alors sur sa méthodologie.

Laissons de coté le jargon technico-financier, pour s’attarder sur des élèments de notation qui touchent à la démocratie et à l’expression des salariés.

Ses critères sont simples : moins les salariés peuvent s’exprimer et se défendre, moins le peuple peut dire son mot sur les affaires qui le concerne, meilleure est la note.

Fitch étudie l’évolution des dépenses ainsi que la capacité de l’émetteur à procéder à des ajustements lors du processus budgétaire annuel et durant l’exercice fiscal. La stabilité attendue de chaque grand poste de dépenses est également prise en compte. Par exemple, un émetteur dont la structure de coûts est essentiellement fixe ou dont les employés sont fortement syndicalisés aura généralement plus de mal à tailler dans ses dépenses qu’un émetteur qui a peu de dépenses fixes ou une main d’oeuvre plus flexible. Par ailleurs, dans certains pays, les fonctionnaires bénéficient d’un statut protégé qui prive l’émetteur de la capacitéà réduire ses effectifs en vue de diminuer ses charges de fonctionnement.

L’analyse porte également sur les tensions possibles en matière de financement, notamment les litiges en cours. La capacité (y compris par délégation) à mettre en oeuvre rapidement, à l’échelon central, des réductions de  dépenses pour maintenir l’équilibre est un facteur positif pour la notation

Donc : pas de syndicats, un minimum de fonctionnaires. Quant aux syndicats de fonctionnaires, ça doit être l’abomination suprême !

Plus loin :

Tout signe de mécontentement des contribuables à l’égard du niveau de l’impôt ou des services publics est un facteur négatif pour la notation dans la mesure où la capacité de l’émetteur à s’atteler efficacement à la réduction des déficits budgétaires s’en trouve diminuée. La capacité des électeurs à organiser des consultations publiques ou des tentatives législatives visant à limiter la capacité juridique du gouvernement à augmenter les recettes constituent un cadre défavorable à cet égard, en particulier dans les pays facilitant les consultations électorales. De même, un climat social tendu peut limiter les choix budgétaires.

Relisez ça lentement, en respirant bien ! Vous avez une idée de la conception de la démocratie selon Fitch ( et je pense qu’on peut généraliser à toutes les agences de notation).

Moins on demande leur avis aux électeurs, mieux on se porte !

C’est devant cette philosophie que le gouvernement Sarkozy se couche ( là, pas de surprise) mais aussi pour plaire à ces officines que la majorité des socialistes veut revenir à 3% de déficit public !

On comprend que le bon docteur Strauss-Kahn ait ses nostalgiques au parti qui ose encore se réclamer de Jaurès.

Lequel écrivait :

« Il a surgi dans ce pays des institutions financières et capitalistes qui se sont emparées des chemins de fer, de la banque, des grandes entreprises… Je dis qu’au moment où on fait une constatation semblable, qu’au moment où l’on voit qu’un État nouveau, l’État financier, a surgi dans l’État démocratique, avec sa puissance à lui, ses ressorts à lui, ses organes à lui, ses fonds secrets à lui, c’est une contradiction lamentable que de ne pas entreprendre la lutte contre cette puissance qui détient les chemins de fer, les banques, toutes les grandes entreprises. »

Chambre des députés, 8 février 1893

15.02.2011

Un mail incongru

     Sans titre.jpg          Il l'a fait, le candidat UMP pour les cantonales à Cluny m'a envoyé un mail m'invitant à une soirée débat....Peu importe d'où il sort mon adresse, ce procédé me semble manquer aux principes de bases de la Nétiquette.

Mais basta, il m'aura fait le plaisir de lui concocter la réponse ci dessous que je lui ai adressée par retour( mais sans les illustrations)

 

 

 

 

 

Monsieur j’ai reçu votre mail intempestif
De ce spam je vous trouve énormément fautif.
J’ouïe qu’en nombre et sans discernement il partit,
A certains même qui sont d’un bien autre parti
Que celui bien rétrograde qui vous désigne.

On se gausse déjà sur la toile, mauvais signe,
D’une telle incurie dans la communication.

Vous voulez représenter la population
Et méprisez ainsi plus que vos électeurs
Car on me rapporte que parmi vos lecteurs
On y trouve un certain jeune d’un autre canton.
J’ai moi aussi reçu votre virtuel carton.

Un réel intérêt à la vie politique,
(Trouvez en cette remarque une profonde critique),
Vous aurait fait découvrir mon nom sur la liste
De récentes élections. Soyez réaliste,
Je ne deviendrais pas félon comme Besson.
Je reste bien ferme dans ma tête senestre,
Veuillez d’urgence en informer votre webmestre.

J’alexandrine et rimaille sans vergogne
En humble hommage à mon maître de Gascogne,
Pour mieux rire de votre sinistre besogne,
Ne pas gâter mon humeur d’une forte rogne.

Je fais de votre geste, d’une bêtise crasse,
Un jeu qui au final prendra bien peu de place
Dans les joutes qui sont censées vous opposer
A d’autres qui cherchent un mandat où se poser.

Pour finir je ne vous salue point, bien sûr,
Car je vous regarde comme une moisissure.

 

23.12.2010

Droit de grève, droit de vote, supprimons vite ces archaïsmes!

euro.jpgIl est temps de se faire une raison : nous vivons à l'heure du capitalisme libéré, sous la main bienfaitrice et invisible du Marché. C'est à l'aune de cette réalité qu'il faut appréhender le fonctionnement social.

Sur le droit de grève, il est évident qu'il est d'un coût prohibitif, tant pour les salariés que pour le marché. Pour un mois de grève ( pas payé malgré la rumeur), le bénéfice, quand il y en a un, est minuscule. Si on parle en terme de  retour sur investissement, c'est en années qu'il faut compter. Une simple augmentation, dûement indéxée sur le coût de la vie serait plus rentable. Quant aux mouvements ayant d'autres objectifs, le maintien de l'âge de départ à la retraite pas exemple, l'actualité du semestre passé prouve que la grève ne fonctionne plus. Difficulté à mobiliser ( on a des crédits sur le dos, mon bon monsieur, on n'est plus en 68), et mépris total des gouvernants face aux "acteurs sociaux".

Cet épisode nous montre bien d'ailleurs où se prennent les décisions : une reculade "possible" du gouvernement", les marchés s'effritaient, un vote le petit doigt sur la couture des députés, les marchés s'envolent : victoire de la Raison sur la frilosité populaire!

Ce qui amène à supprimer aussi le droit  de vote. A quoi bon élire Durand ou Durant, l'un à gauche, l'autre à droite, si au final les décisions se prennent dérrière les écrans d'un back office du CAC 40?

Les campagnes électorales coûtent fort cher, mobilisent enormément de moyens humains ( on est déjà parti pour les présidentielles de 2012), pour une mobilisation de l'électorat....au mieux décevante. On est heureux à 50 % de participation, on atteint parfois des étiages à 25 %.

Et au final, qui décide? Cf la Grèce, l'Irlande, les pays du 1/3 monde...: le Marché et ses bras armés : le FMI, les agences de notation, les banques. Non, c'est bien là de l'argent jeté par les fenêtres, au nom d'une nostalgie passéiste ( au cas où vous croiriez aux nostalgies futuristes), qui voudrait faire croire au bon peuple qu'il a encore son mot à dire.

Alors soyons rai-son-na-bleuh...Si on veut encore des députés, des conseillers bidule, organisons des tirages au sort (ça sera plus simple) et ne changera pas grand chose. Il y aura toujours un financier avisé pour montrer à nos édiles la décision la plus judicieuse.

Allons de l'avant, soyons modernes, diantre! L'élite sait ce qui est bon pour le peuple, que le peuple lui fasse confiance.

Bon peuple dont il est question dans le portrait encore d'actualité ci dessous :


Renaud, Hexagone

07.03.2010

Le temps n'a pas suspendu son vol

Tarte_Tatin_t.jpg Ça passe à une vitesse folle. Depuis le dernier billet, plus de deux mois, bien des choses ont changé dans le paysage politique bourguignon. Bien sûr, ce ne sont que des premisses, des mouvements magmatiques encore souterrains, mais un geyser en est sorti. il s'appelle "l'Autre Gauche en Bourgogne", c'est le fruit illégitime d'une série d'illusions, désillusions, recompositions, et l'enfant est beau.

Dans le série illusions/désillusions, le parti communiste, tendance officielle. C'était bien parti, une ligne nationale invitant à recréer le Front de Gauche, des militants locaux sur la même ligne, motivés. Et bling, une vote régional, quelques apparatchiks accrochés à des sièges (pa sforcément les leurs), soucieux de préserver les avantages liés au pouvoir, et le PC officiel rallie le PS.

Pendant ce temps, côté NPA, ça bagarrait fort aussi. Les unitaires, soucieux de jouer un rôle dans le jeu politique, faisaient des pieds et des mains, en interne, pour sortir le parti du facteur de l'isolement superbe dans lequel il se drape. Face à eux, des isolationnistes, d'accord pour parler, tant et plus, dans les réunions du collectif, mais les mains dans les poches dès qu'on envisageait de signer un accord minimum, deux phrases sans risque pour dire qu'on partage au moins quelques valeurs.

C'était donc très mal parti. Et d'une recette imparfaite, de discussions laborieuses en accords imparfaits, est sorti un plat de gourmets, une gourmandise qu'on n'aurait jamais espéré. La tarte Tatin de la politique !

Les communistes ont bravé leur direction régionale, lestrotskistes se sont dit prêt à l'union, le parti de Gauche et la FASE, qui voulaient cette union depuis le début, n'ont plus eu qu'à mettre tout ça en musique ( c'est une polyphonie, on est d'accord).

Et depuis, ça roule, ça galope, ça démenage. Certes, c'est peu conu, il faut expliquer, politiquement on n'a aucune garantie sur le résultat, mais question esprit d'équipe, respect des différences ( on a interêt) motivation, ambiance, etc... on vit une aventure que je n'espérais plus.

Voir des membres du NPA défendre des communistes, entendre un communiste défendre un pégiste devant une apparatchik socialiste, lire un texte communiste parlant de sortir du nucléaire dans vongt à trente ans, etc... ça ne s'invente pas.

Bien sûr, ça reste chaud parfois, les débats sont alors vifs, pasionnés, mais...politique. Pas d'attaque sur les personnes, pas de sous entendus malsains sur les visées potentielles, les carrières à défendre. on revient à la défense de La Cause...Pas de dogmatisme, mais de l'idéologie clairement revendiquée. La Gauche, quoi!

On est dans un billet d'humeur, de bonne humeur!. Dimanche soir, posible que le résultt ne soit pas à a hauteur, on verra. Une graine est semée, ça coagule bien, on va laisser germer tout ça, ça peut prendre plusieurs années.

Pas grave, on n'est pas pressé, même si le temps est à l'urgence. Après le 14 mars ( ou le 21, au mieux) les luttes continuent.

Forcément, pour conclure :


Quilapayun - El pueblo unido jamas sera vencido
envoyé par jolysable. - Clip, interview et concert.

 

 

29.11.2009

6 mois après

images.jpg

Étonnant, mon dernier billet date du 5 juillet, mais la fréquentation de ce blog est en hausse.

D'août à novembre, visiteurs uniques : 192, 178, 198, 231.

Visites mensuelles : 809, 973, 1374, 1488.

Je  ne cherche pas à comprendre, le web à ses raisons que la raison ignore.

5 mois sans rien écrire ici, parce que je "poste" plus, ( ici pour ceux qui n'ont pas l'adresse), que je facebouque un peu ( j'ai testé : si on y est, c'est bien, si on n'y est pas, pas grave...).

5 mois pour me désintoxiquer du PS 71, et prendre un recul astronomique : je compte en années lumières. Autant dire que je n'ai plus aucun ressentiment à l'égard de ce microcosme égomorphique, juste un regard amusé sur les scories médiatiques nationales, voire locales, des luttes intestines que se livrent les caciques, barons et seconds couteaux du parti social démocrate, pour le seul enjeu qui en vaille la peine à leurs yeux : la lutte des places.

L'avant pré-campagne a compté son lot de morts au combats, d'expulsés manu militari des listes de postulants, de coups tordus et musclés. Car bien sûr j'ai encore quelques antennes à l'intérieur, mais de moins en moins. Tout ce que le PS 71 comptait de rénovateurs, de militants très à gauche, est mis à l'écart, stigmatisé. D'où des fuites, avec éclats, ou sans bruit, mais certaines.

Au final, ne reste que deux clans : un agrégat montebourgien, ou l'obséquiosité le dispute à la vénération du chef. En face, une nébuleuse siruguienne ( tendance DSK), qui attend, les mains croisées sur le ventre, que le fruit pourrisse juste assez pour lui tomber entre les mains ( le fruit, c'est la fédé PS).

Voilà, c'était la rubrique "astronomie" de ce blog.

Côté parti de gauche, ça démarre plutôt fort, presque trop d'ailleurs. plusieurs chantiers à mener de front..

1) Les régionales, avec la volonté de faire l'union PC/NPA/PG/CUAL (CUAL, ou FASE : organisation dont j'ignorais tout il y a peu).

2) La création du comité sur la première circonscription. On est passé sans effort de...3 à 12 adhérents. 400 % d'augmentation ! Au delà de ce constat trop simpliste, on sent bien une grosse attente de nombreux sympathisants de "l'autre gauche" à notre égard. Sympa, la pression des copains, mais on n'est pas des surhommes ou des surfemmes. On fera ce qu'on pourra.

3) Enfin, la construction d'un programme dont les grandes lignes sont tracées, mais qu'il faut détailler, thème par thème.

Celà étant, ça fait plaisir de retrouver des collectifs où on peut parler politique sans arrière pensée, être en désaccord sans être en guerre, voire même ne pas avoir de réponse immédiate à une question donnée.

Ca fait plaisir d'avoir des rencontres avec d'autres partis, où on met d'emblée sur la table ce qui pose problème, où on trouve une solution honnête et franche.

Bon, aujourd'hui, c'est un peu compliqué avec un PC bourguignon dont le vote n'est pas clair, et qui ne sait pas encore si il va ou pas avec le PS au premier tour.

Alors tout n'est pas idéal dans la gauche anticapitaliste, et écologiste ( là, il me faudra des formations...) mais bon sang, quelle sérénité, quel plaisir à retrouver les fondamentaux. Tout est à faire, tout est à inventer, pour adapter à la société actuelle la seule philosophie qui s'oppose à la loi du plus fort, autre nom du capitalisme. Cette philosophie, c'est celle de la solidarité, de l'humanisme, qui dans l'histoire de la civilisation, constitue une avancée par rapport à l'individualisme forcené.

Là, c'était la rubrique " zénitude dans l'action".

Pour finir, un classique qui colle bien à mon humeur.

05.07.2009

Le PS, la rénovation et internet

1201628773_f.jpg Une des raisons qui ont précipité mon départ du Ps est la conception différente que nous avions de l'utilisation d'internet.

Si on refait mon historique au sein de la section de Cluny, c'est déjà la raison qui m'a fait postuler au secrétariat de section. La secrétaire d'alors (on était en 2007) filtrait tous les mails à la section.Rien ne passait sur la toile sans son aval.

Alors lorsque j'ai voulu transférer une information relative à une entrave au mariage d'un couple mixte (française/étranger sans papier) peu flatteur pour le maire PS de Dijon, et relayé par les Amoureux au Ban Public, je n'ai pas eu l'imprimatur. "C'est pas radio corbeau, ici", et mon mail n'a pas été transmis à mes petits camarades. Autant dire que j'étais un peu furax (c'est signé...).

Mais il faut croire que j'avais attrapé un virus malsain, type RESF, et j'ai continué, par différents moyens, d'alimenter la toile. Ce blog, d'ailleurs, est un des avatars de cette grogne.

Et j'ai vite entendu l'argument massue : internet n'est pas la démocratie. on ne débat pas par mail, on ne décide rien sur la toile.

Un peu diplomate (ça m'arrive) j'ai concédé que la section était le lieu de décision. C'est vrai qu'on se retrouve à...au moins 7 ou 8, quand on touche 50 personnes par mail. Mais admettons, il faut savoir arrondir les angles parfois (là, soit on me le reproche, soit on me dit que j'en suis incapable...c'est pas les mêmes qui disent ça. Pour la Nomenklatura, je suis trop anguleux...).

2007, donc, début de ce blog. Il avait eu un petit frère avant, mais trop de boulot, trop destroy aussi, et trop reservé aux initiés. Je le garde quand même dans mes archives, pour le plaisir.

Je vous passe 2008, 2009, mon regard navré sur le site désespérement inerte de la fédé du PS 71, son absence totale de mise à jour. A tel point que, gag suprême, le lien vers le site de Montebourg envoie, encore à cette heure (dimanche 5 juillet 2009, 18h56) vers un lien mort...

On a là un crime de lèse Nono premier, dirait une mienne connaissance.... Le site s'est un peu ravigoré, c'est un hymne au sus nommé Montebourg, qui se met à rivaliser avec Sarkozy, mais comme ce site est le seul média à sa disposition, on est tranquille.

J'en viens au dernier avatar interneto-socialiste, qui traduit à lui seul ce que fut l'ambiance de 3 mois de campagne pour le congrès, de 6 mois au bureau fédéral.

Or donc, un beau soir, il y a une quinzaine à peine, mon conseiller général préféré, celui là-même qui est maire de mon village, m'appelle pour me dire, en gros :

"ON m'a fait un copié collé de ce que dit Flo de chambé sur sa page Facebook, c'est pas tolérable, de dire des choses pareilles, la citation est passé par le premier fédéral, qui me l'a transmise. Tu te rends compte, si on dit tout ça sur internet, c'est n'importe quoi, tout le monde peut lire..."

J'avais quitté le parti, autant dire que le problème m'affectait peu.

Ce genre de discours, si je ne l'ai pas eu dix fois, je ne l'ai jamais eu. Le premier féd est un expert en la matière.

" On m'a transmis un de tes mails," " tu aurais écrit que..."" tu dis n'importe quoi dans ce mail..." chaque fois que je lui demandais de me transférer, en l'anonymant si il voulait, le mail ou la citation avancée, silence radio. Car bien sûr, tout cela se faisait au téléphone (comme mon conseiller général l'a fait).

J'ai l'impression d'avoir affaire à des hémyplegiques de la communication, des gens qui ont des oreilles, mais pas d'yeux pour lire, pas de doigts pour utiliser un clavier.

Car enfin, on n'est pas trop bête, on sait bien quand on écrit un mail, un billet, qu'il risque de circuler, d'être lu par tout le monde et n'importe qui. C'est même un peu fait pour.

Alors ces allures de conspirateur pour dire "on a intercepté une de tes communications mail", ça laisse pantois. Pour "eux", Internet reste un outil diabolique, dont on mesure mal les effets. Ils en ont la même approche que la presse papier : c'est écrit, les gens vont y croire, forcement.

Oh, camarade, c'est pas de l'encre, c'est des pixels. Les internautes, même de base comme moi, savent bien que tout comme la parole, Internet n'est pas d'or, qu'il faut vérifier et croiser les sources, que ce qui est mis en ligne, c'est bien souvent d'abord une opinion, un regard personnel sur le monde, pas une vérité vraie.

Alors eux, ils lâchent de la prose d'énarque, de l'info dûment validée par le parti. Les francs-tireurs qui créent des listes, des blogs, s'aventurent sur Facebook pour d'autres raisons que d'avoir un max d'amis, sont trés trés mal vus (et c'est un doux euphémisme).

La rénovation ne passe pas que par Internet, mais ce qui est sûr, c'est que sur cet axe, le PS, et le PS 71 en particulier, est à mille lieues des collectifs citoyens, voire même de quelques syndicats qui ont franchis le cap et lâchent la bride à leurs militants.

Cet outil reste étranger à leur culture, qui est faite surtout de prise de pouvoir, de blocage de la parole, sur un fonctionnement vertical : du haut vers le bas.

Internet, c'est du fonctionnement horizontal, de l'échange et de l'info, brute ou déformée, à vérifier, à confronter, bref, de l'outil à faire réfléchir le militant de base. Et au PS comme à l'armée, réfléchir, c'est commencer de désobéir.

Donc aujourd'hui que je suis porté déserteur (on ne m'aurait pas encore classé parmi les traîtres), je me fais plaisir en sortant quelques secrets de familles, quelques élèments d'ambiance. Et qu'on ne m'accuse pas de cracher dans la soupe : j'y ai pas goûté, à cette soupe, à laquelle vous tenez tant.

Et je conclus avec un artiste que je rate le moins possible, tout en restant bien pour une fois, dans le ton du billet ci dessus.

Post scriptum : j'ai tout lieu de croire (espérer?) que quelques membres de la majorité fédérale suivent ce qui s'écrit sur ce blog depuis quelques temps. N'ayez pas zonte, camarades, laissez un message...