05.07.2009
Le PS, la rénovation et internet
Une des raisons qui ont précipité mon départ du Ps est la conception différente que nous avions de l'utilisation d'internet.
Si on refait mon historique au sein de la section de Cluny, c'est déjà la raison qui m'a fait postuler au secrétariat de section. La secrétaire d'alors (on était en 2007) filtrait tous les mails à la section.Rien ne passait sur la toile sans son aval.
Alors lorsque j'ai voulu transférer une information relative à une entrave au mariage d'un couple mixte (française/étranger sans papier) peu flatteur pour le maire PS de Dijon, et relayé par les Amoureux au Ban Public, je n'ai pas eu l'imprimatur. "C'est pas radio corbeau, ici", et mon mail n'a pas été transmis à mes petits camarades. Autant dire que j'étais un peu furax (c'est signé...).
Mais il faut croire que j'avais attrapé un virus malsain, type RESF, et j'ai continué, par différents moyens, d'alimenter la toile. Ce blog, d'ailleurs, est un des avatars de cette grogne.
Et j'ai vite entendu l'argument massue : internet n'est pas la démocratie. on ne débat pas par mail, on ne décide rien sur la toile.
Un peu diplomate (ça m'arrive) j'ai concédé que la section était le lieu de décision. C'est vrai qu'on se retrouve à...au moins 7 ou 8, quand on touche 50 personnes par mail. Mais admettons, il faut savoir arrondir les angles parfois (là, soit on me le reproche, soit on me dit que j'en suis incapable...c'est pas les mêmes qui disent ça. Pour la Nomenklatura, je suis trop anguleux...).
2007, donc, début de ce blog. Il avait eu un petit frère avant, mais trop de boulot, trop destroy aussi, et trop reservé aux initiés. Je le garde quand même dans mes archives, pour le plaisir.
Je vous passe 2008, 2009, mon regard navré sur le site désespérement inerte de la fédé du PS 71, son absence totale de mise à jour. A tel point que, gag suprême, le lien vers le site de Montebourg envoie, encore à cette heure (dimanche 5 juillet 2009, 18h56) vers un lien mort...
On a là un crime de lèse Nono premier, dirait une mienne connaissance.... Le site s'est un peu ravigoré, c'est un hymne au sus nommé Montebourg, qui se met à rivaliser avec Sarkozy, mais comme ce site est le seul média à sa disposition, on est tranquille.
J'en viens au dernier avatar interneto-socialiste, qui traduit à lui seul ce que fut l'ambiance de 3 mois de campagne pour le congrès, de 6 mois au bureau fédéral.
Or donc, un beau soir, il y a une quinzaine à peine, mon conseiller général préféré, celui là-même qui est maire de mon village, m'appelle pour me dire, en gros :
"ON m'a fait un copié collé de ce que dit Flo de chambé sur sa page Facebook, c'est pas tolérable, de dire des choses pareilles, la citation est passé par le premier fédéral, qui me l'a transmise. Tu te rends compte, si on dit tout ça sur internet, c'est n'importe quoi, tout le monde peut lire..."
J'avais quitté le parti, autant dire que le problème m'affectait peu.
Ce genre de discours, si je ne l'ai pas eu dix fois, je ne l'ai jamais eu. Le premier féd est un expert en la matière.
" On m'a transmis un de tes mails," " tu aurais écrit que..."" tu dis n'importe quoi dans ce mail..." chaque fois que je lui demandais de me transférer, en l'anonymant si il voulait, le mail ou la citation avancée, silence radio. Car bien sûr, tout cela se faisait au téléphone (comme mon conseiller général l'a fait).
J'ai l'impression d'avoir affaire à des hémyplegiques de la communication, des gens qui ont des oreilles, mais pas d'yeux pour lire, pas de doigts pour utiliser un clavier.
Car enfin, on n'est pas trop bête, on sait bien quand on écrit un mail, un billet, qu'il risque de circuler, d'être lu par tout le monde et n'importe qui. C'est même un peu fait pour.
Alors ces allures de conspirateur pour dire "on a intercepté une de tes communications mail", ça laisse pantois. Pour "eux", Internet reste un outil diabolique, dont on mesure mal les effets. Ils en ont la même approche que la presse papier : c'est écrit, les gens vont y croire, forcement.
Oh, camarade, c'est pas de l'encre, c'est des pixels. Les internautes, même de base comme moi, savent bien que tout comme la parole, Internet n'est pas d'or, qu'il faut vérifier et croiser les sources, que ce qui est mis en ligne, c'est bien souvent d'abord une opinion, un regard personnel sur le monde, pas une vérité vraie.
Alors eux, ils lâchent de la prose d'énarque, de l'info dûment validée par le parti. Les francs-tireurs qui créent des listes, des blogs, s'aventurent sur Facebook pour d'autres raisons que d'avoir un max d'amis, sont trés trés mal vus (et c'est un doux euphémisme).
La rénovation ne passe pas que par Internet, mais ce qui est sûr, c'est que sur cet axe, le PS, et le PS 71 en particulier, est à mille lieues des collectifs citoyens, voire même de quelques syndicats qui ont franchis le cap et lâchent la bride à leurs militants.
Cet outil reste étranger à leur culture, qui est faite surtout de prise de pouvoir, de blocage de la parole, sur un fonctionnement vertical : du haut vers le bas.
Internet, c'est du fonctionnement horizontal, de l'échange et de l'info, brute ou déformée, à vérifier, à confronter, bref, de l'outil à faire réfléchir le militant de base. Et au PS comme à l'armée, réfléchir, c'est commencer de désobéir.
Donc aujourd'hui que je suis porté déserteur (on ne m'aurait pas encore classé parmi les traîtres), je me fais plaisir en sortant quelques secrets de familles, quelques élèments d'ambiance. Et qu'on ne m'accuse pas de cracher dans la soupe : j'y ai pas goûté, à cette soupe, à laquelle vous tenez tant.
Et je conclus avec un artiste que je rate le moins possible, tout en restant bien pour une fois, dans le ton du billet ci dessus.
L'enterrement du Parti Socialiste
envoyé par franceinter. -
Post scriptum : j'ai tout lieu de croire (espérer?) que quelques membres de la majorité fédérale suivent ce qui s'écrit sur ce blog depuis quelques temps. N'ayez pas zonte, camarades, laissez un message...
19:48 Publié dans analyses perso, construire, liberté | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, ps, ps71, cluny, renovation
06.06.2009
De la communication interne, externe, ou pas...
La dernière fois, je vous ai parlé de la sociologie du parti. On va aborder un peu le thème de la communication interne, et de ses conséquences diverses.
Comme dans toutes structures, il y a un temps plus ou moins long entre le départ d'un membre et le moment où il ne reçoit plus d'infos de l'organisation. Je reçois donc encore les revues et les mails du département, du national, de la section.
Enfin, quand je dis : je reçois, avouons que les mails du parti et de la fédération n'encombrent pas mon disque dur. En pleine campagne électorale, alors qu'il y a quand même un peu le feu au lac... les mails aux secrétaires de sections se comptent sur les doigts de la main droite.
Entre le 22 mai et le 3 juin, pas un seul mail du PS 71. Rien le 23, rien le 24...ça reprend le 3 juin, soit onze jours de silence radio sur la toile. Et le 3 juin, message politique fort : on cherche des assesseurs pour les bureaux de vote. 2 mails sur ce sujet.
Depuis (nous sommes le 6) pas d'autre message. Trop d'info tue l'info, l'info au PS n'est donc pas morte.
J'avais par ailleurs informé de ma démission du parti par un mail le 29 avril, à 21h38 (oui, je conserve quelques mails...). Je remercie au passage les amis qui m'ont demandé pourquoi, au moins ça prouve qu'il s'intéressent un peu à moi (et plus de 50 mails en retour, ça flatte mon égo).
Il fallait donc que la fédération organise une élection pour pallier à cette défection. C'est là aussi classique dans toute structure fédérée.
Rien ne se passait, il semblait que cela inquiétait quelques militants. Perso, ce n'était plus mon problème, mais je comptais ironiquement les jours qui passaient, avec une section sans secrétaire, en pleine campagne, avec des tracts à distribuer, des invitations probables à des réunions, etc... Enfin bref, le B. A. BA des campagnes.
Il a fallu un article de presse (à la demande du journal : La Renaissance) évoquant ma démission, avec interview de votre serviteur, pour que ça bouge un peu dans le Landernau.
Alors là, panique à bord. Le conseiller général de la section, qui se targue de "ne pas se mêler de ce qui se passe à la fédé", se scandalise de cet article, la veille d'une élection, et lance aussitôt une procédure d'élections, sous couvert du premier fédéral.
Premier fédéral qui m'avait :
1) laissé un message sur mon portable le 30 avril pour savoir de quoi est-ce qui se passe?
2) interpellé au Creusot le 9 mai (j'y étais pour RESF 71) pour savoir si j'étais vraiment en colère contre lui (je ne vous résume pas notre conversation).
9 mai, 6 juin, il n'avait pas bougé. On se demande bien à quoi servent les secrétaires de section.
Mais un article dans un hebdomadaire local, plutôt bien lu par chez nous, et vlan, on déclenche les grandes manoeuvres. Sûr que si le PS fait un mauvais résultat, ça va être de ma faute. C'est trop d'honneur.
Quelques commentaires un peu perfides, maintenant, je peux y aller, la discipline ne joue plus.
Sur le premier fédéral : son seul souci est son image. Au Creusot, j'ai bien compris qu'il voulait savoir quelles vacheries je pouvais balancer sur lui. Je n'en ai pas vraiment, il est trop inconsistant pour qu'on s'y arrête vraiment. Si il n'est pas cité dans l'article de presse, ce n'est pas une fleur que je lui fait, mais les hommes de paille n'ont pas de nom, juste un chapeau de la même matière, qu'ils doivent manger de temps en temps.
Et sur notre brave conseiller général, qui est certes un bosseur, ce qui l'empêche d'ailleurs de déléguer, et dont le caractère carré, utile dans son travail sur les dossiers, l'incite trop souvent à accepter les arguments d'autorité (et surtout, on ne critique pas l'Autorité), on peut s'étonner qu'il n'ait pas pris plus tôt l'initiative de lancer la procédure de vote.
Une section, c'est bien utile pour les cantonales, les régionales, les municipales. C'est vrai que pour les européennes... il n'est pas candidat, alors.
Mais là, dans Le Journal...c'est l'image de la section de Cluny, donc la sienne, qui va en prendre un coup. Vite, agissons.
Bon, j'arrête là, certains vont me croire aigri, d'autres vont l'affirmer. Non, c'est sans rancoeur, ni amertume, ces petits évènements me confortent dans le choix que j'ai fait de quitter ce parti archaïque, où les coups de couteau dans le dos valent arguments. Quand on n'utilise pas les termes d'hystérique, arriviste, aggessif (ve), etc... pour décrire les petits camarades. Saine ambiance, je vous dit.
Pour parfumer un peu, et aérer la pièce, et parce que je veux ME faire plaisir, une ch'tite chanson nostalgique de mon top 50 perso.
22:44 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps71, elections, communication, cluny, internet, mails, presse
05.05.2009
Avant que je n'oublie.
Pendant que c'est encore frais dans mon esprit, je me propose de vous décomposer un peu le fonctionnement d'un parti. Je vais prendre mon vécu, donc on s'appuiera sur le Parti Socialiste. Considérons que tous les partis fonctionnent peu ou prou sur le même mode.
On mélangera la sociologie de base, en s'appuyant sur une petite typologie, succédané de la socio classique, et l'éthologie, l'homme étant un animal social, ça me parait pertinent.
Notez déjà que je conserve de mon immersion dans le milieu le vocabulaire propre à ce milieu, c'est un moyen de reconnaissance : il ne faut pas parler trop simplement, on s'exclut du groupe.
Or donc, on partira d'une typologie simple qui se décompose (comme le parti) en quatre grandes composantes à l'échelle d'un territoire départemental.
- les adhérents
- les groupies
- les apparatchiks
- la noblesse du terroir.
On laissera de côté la noblesse de cour, qui sévit à Solférino (dans l'exemple étudié), et dont les moeurs sont régulièrement étudiées dans vos journaux préférés.
Les adhérents.
C'est la grande masse du parti, celle qui fait nombre, et pas l'ombre, les petites mains qui collent les enveloppes, distribuent les tracts, font les tournées des boîtes à lettres, votent régulièrement lors des consultations internes. Notons au passage que les partis politiques affichent entre 150 et 250 mille adhérents individuels, et se proclament ainsi représentatifs. Plus représentatifs que la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, 300 mille familles, plus que les syndicats, dont les deux premiers -CGT et CFDT- oscillent entre 700 et 900 mille salariés syndiqués chacun.
Si on rapporte ça aux prospects potentiels : tous les français majeurs pour les partis, seulement les familles ayant des enfants scolarisés pour la FCPE, les salariés pour les syndicats, on peut estimer que ce critère de représentativité est erroné.
La différence se fait bien sur par : les financements des différentes campagnes électorales, les couvertures médiatiques (vous vous souvenez de celle des prud'hommales ?) les enjeux en terme de pouvoir.
Attention à ce mot, c'est un concept clé de la sémantique non verbale et du positionnement individuel dans la schématique sociale des groupes politiques. Si là, j'ai pas jargonné comme il faut...
Dans la vie du groupe, l'adhérent paye sa cotisation, appartient à une section, dont la taille définira le rang du secrétaire de section dans l'appareil (voir plus loin), vote pour un clan de temps en temps (tous les trois ans environ au PS) et donne ainsi aussi du poids à son clan.
Voilà résumé le fonctionnement du groupe social, qu'on appelle "démocratie interne".
L'adhérent ne s'individualise pas. Dès lors qu'il le fait, il passe dans une des catégories suivantes, que nous allons décrire selon la hierarchie du groupe.
Les groupies
C'est un adhérent idôlatre, le premier stade de la conscience politique pour certains, le dernier pour d'autres. Dans le domaine du Show bizz, ça donne ça :
La (le) groupie a choisi son mâle (sa femelle) alpha. Tout ce qui qui émane de lui est vérité révélée, saintes écritures auxquelles nul ne peut s'attaquer.
La phase "groupie" est soit le premier stade d'une évolution dans l'appareil, soit le stade final. Un groupe de groupies est toujours utile dans un meeting, une campagne interne, ou pour booster une section un peu atone.
La groupie offrira son corps, drapeau au vent, poitrine ouverte comme chez Delacroix, pour protéger son hérault adoré contre les perfidies de l'ennemi intérieur. Car l'ennemi est toujours " de l'interieur".
Second concept à intégrer : l'ennemi. A la différence de l'adversaire, auquel on s'oppose dans le respect des usages et des règles démocratiques en vigueur dans notre pays de droit, et qui est d'un autre parti, l'ennemi est du même parti. Dès lors tous les coups sont permis pour l'anéantir et le "tuer politiquement".
Les apparatchiks
Tout d'abord, otons aux communistes le monopole de ce mot : ils les ont juste rendu un peu plus visibles.
Cette catégorie est mal aisée à décrire, tant elle est protéiforme, ses individus ont des origines diverses, leurs profils sont aléatoires, ils sont surtout réunis par la place centrale qu'ils occupent dans l'appareil. Ils sont sur les premiers échelons du pouvoir. Quelques grands types.
- La groupie qui a réussi. Elle est devenue secrétaire, de section, fédérale, élue sur une liste quelconque. Son adoration s'est teintée de réalisme (quelques couleuvres à avaler), elle a diversifié ses techniques. La Marianne de Delacroix a appris quelques astuces chez Lucrèce Borgia et connait quelques potions et filtres plus discrets pour protéger son hérault et démolir l'ennemi.
- Le men in black est le plus facile a repérer. Il travaille pour le maire d'une grande ville, pour le président d'un conseil général, pour un député. Avec son costume gris foncé ou gris clair, son attaché case, son téléphone portable, trois pas en arrière du chef de clan, il règle sa vie quotidienne, filtre les appels, octroie quelques passe droits (je lui en parlerai...). Elevé au grain dans une grande école (pas d'élevage en batterie comme chez les militants) il porte son bac plus beaucoup avec discrétion au service du grand homme.
A noter que tous les men in black ne sont pas encartés, du moins officiellement, ce qui complique encore notre typologie.
- La groupie men in black est une groupie embauchée par le chef. Variante de la groupie qui a réussi, elle a professionalisé son ascension, ce qui fait qu'elle peut être aussi groupie qui a réussi, en dehors de ses heures de travail.
- L'élu est l'élu de base. Il est dans la meute, simple conseiller municipal, adjoint, conseiller général, mais ne dirige pas la meute. Le chef conscent à écouter parfois son avis (pas le suivre, l'écouter). Selon qu'il est élu dans une majorité ou une minorité (municipale, par exemple) son poids sera différend.
Notons que certains élus, encartés, restent à l'écart de l'appareil. Encartés, ils ne prenent pas de fonction dans le parti, se contentent de faire ce pour quoi ils sont élus. On les regarde souvent avec un peu de condescendance, eu égard au peu d'avenir potentiel qu'ils ont au sein de l'appareil.
- Le responsable politique va du secrétaire de section option groupie (ils ne le sont pas tous) au secrétaire fédéral (une tripotée : éducation, environnement, trésorerie, adhésion, vie militante, relation avec les syndicats, parce que tu es mon copain, etc..)
- L'homme de paille enfin se rencontre à tous les niveaux. Quand un chef de meute (ou un mâle béta) ne peut assumer toutes ses prérogatives, il installe un(e) groupie à sa place. L'efficacité s'en ressent: son rôle n'est pas de faire mieux fonctionner l'appareil mais de garder la place au chaud pour le mâle dominant.
Ces grands types se mélangent à souhait, il existe bien sûr d'autres variantes, mais ce groupe mériterait une étude plus approfondie. Ce qui ne serait pas sans risque eu égard au climat particulier qui règne au sein de cette population : issus de milieu très différents, aux aspirations très complexes, assis sur des sièges éjectables, avec des pouvoirs limités et très contrôlés par les mâles alphas des différentes meutes, ses composantes sont très anxiogènes.
C'est dans cette population qu'on trouve le plus haut niveau de violence directe. Les coups de dents et de griffe, au delà de leur aspect purement défensifs ou aggressifs, sont autant de preuve de la loyauté envers le dominant, et la promesse d'une meilleure place auprès de lui. Le taux de mortalité dans cette catégorie est surement le plus élevé de tous.
- la noblesse de terroir domine tous ces groupes. Composée d'un nombre trés restreint d'individus, ces mâles (femelles) alpha ont dompté leur aggressivité naturelle en la transférant aux apparatchiks, auxquels ils laissent le soin d'exécuter les besognes les plus fastidieuses. Eux se réservent les combats contre l'adversaire (voir plus haut), déclarent ne pas avoir d'ennemis dans le parti (seuls les apparatchiks ont des ennemis), et combinent le raffinement des joutes oratoires, dans lesquelles ils brillent bien souvent, et la gestion des grandes affaires locales, voire nationales quand ils sont admis à la cour parisienne du Parti (pour mémoire : Solférino dans notre étude).
A la fois clés de voutes et moteurs du système, ils perpétuent un mode de reproduction sociale, dont Bourdieu se serait délecté, en affichant généralement une volonté farouche de tout rénover.
Cette population est difficile à observer, car outre sa rareté, ses moeurs sont souterraines, de cabinets feutrés en couloirs discrets, sans oublier les coups de fil " à qui tu sais"... et laisse peu de trace de son activité réelle. Elle produit des monceaux de déclarations, propositions de loi, de projets locaux, départementaux, régionaux, etc..., souvent prédigérés par les men in black ( et toujours finalisés par eux), mais ce n'est là que la partie diurne de leur activité.
Pour reprendre la théorie freudienne, l'instinct de mort étant prévalant, ils consacrent un maximum d'énergie à rester en vie, et donc à entretenir l'appareil ci dessus décrit en état de fonctionnement.
Cette esquisse n'a d'autre but que d'éclairer le béotien sur le monde malconnu de nos amis les politiques.
Il faut savoir les aimer, les traiter avec respect, comprendre leur différence, et ne pas les abandonner au bord des routes lors des départs en vacances.
Et la virgule musicale qui s'impose :
Brassens Mourir pour des idées
envoyé par glst81
00:14 Publié dans analyses perso, humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps 71, fonctionnement, appareil
05.04.2009
Le PS est-il un parti de lutte ?
La question en elle même est incongrue. Parti Socialiste, lutte ? On n'a pas l'habitude d'associer ces termes.
Il est vrai que le parti a abandonné la notion de lutte des classes depuis quelques temps déjà, et que l'Internationale ne résonne plus lors de ses congrès. Le parti est un parti "RESPONSABLE", de gouvernement, de réforme, de changement, de rénovation, on peut en rajouter des kilomètres, mais pas un parti de "lutte".
Sur ce terrain, on a (avait?) Lutte Ouvrière, avec la chère Arlette. Alors bien sûr, pas question de fricoter avec ce concept, gauchiste irresponsable, et d'utiliser le même vocabulaire.
La CGT, en Saône et Loire, tenait récemment son congrès. Extraits du canard local :
"Pour conclure ce congrès, Jean-Pierre Gabriel a appelé les 180 délégués présents, de la CGT et des autres syndicats, « à mettre en œuvre une véritable lutte des classes du XXIe siècle, pour affronter la perversité du système capitaliste »."
Bon, eux ils chantent encore l'Internationale, alors on peut pas comparer. Eux, ils sont dans les usines, les ateliers, les bureaux, les manifs et les défilés, peut-être qu'on n'a pas le même point de vue, le nez sur le bitume, que du haut des chaires électives. Eux, ils proclament la lutte permanente, forcément, si on suivait, on aurait du mal.
Mais attention, le PS voit bien qu'il se passe des choses dans le pays, que les gens ne sont pas trop contents. Il y en a même qui s'énervent. Alors on agit.
On visite quelques usines en grève, on va dans quelques manifs, quand la mayonnaise est déjà bien montée, on interpelle gravement à l'Assemblée, dans les conseils généraux, régionaux, etc...
On ose même affirmer, dans l'Hebdo de mars 2009, numéro spécial, " Les Socialistes à l'écoute de la colère sociale".
Difficile de ne pas la voir, cette colère, et elle est facilement illustrée dans l'Hebdo. Difficile de ne pas la comprendre, l'analyser, la montrer.
Plus difficile apparemment de la partager, de s'y associer. On est à "l'écoute", pas avec, pas dedans. L'écoute, en travail social au moins, est une technique de base : en écoute, on reformule, mais on reste bien en distance du malaise des personnes, on ne rentre pas dans "leurs problématiques", pour jargonner un peu.
Le PS est donc bien à l'écoute, pas avec, pas dedans, à l'extérieur. La colère, il ne la partage pas, la craint même un peu : des débordements sont si vite arrivés. Et surtout, que faire?
Ah si, on a trouvé.
" L'Europe : la première réponse des socialistes." Je ne rigole pas, c'est texto le sommaire du numéro spécial. Les prochaines échéances sont justement les élections européennes, n'y voyez là qu'une coïncidence.
Et je reviens à mes luttes.
Non, le parti n'est pas dans les luttes, les combats quotidiens de toutes les catégories de salariés (y compris les chômeurs) pour améliorer ou seulement préserver les conditions de vie, de travail, de santé, etc... le parti est dans les campagnes électorales, internes, nationales, locales, européennes, etc.
Il est dans le jeu des chaises musicales, "je te pique ta place, mais tu en auras une autre la prochaine fois, promis juré".
Alors plus que la lutte des classes, c'est la lutte même que le Parti a abandonné. Il a remplacé ce mot par stratégie, ce qui n'est quand même pas la même chose. C'est la lutte des places (désolé, j'ai pas pu m'empêcher).
Et quand des millions de français bouillent de colère, le Parti leur répond " je vous ai compris". Pas bête, les français, ils ont un peu de mémoire et se souviennent de De Gaulle, on leur refera pas deux fois.
Allez, pour se la remettre en tête :
21:06 Publié dans analyses perso, résister, société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, lutte, rénovation, cgt, elections, europe
07.12.2008
Arnopilami
On le disait décrédibilisé, écarté, isolé, au départ d'une jolie travérsée du désert....et boum, le revoilà en première ligne, dans "la jeune garde rapprochée" de Martine. Lui qu'on avait croisé au congrès de Reims solitaire, quasi muet, traînant un spleen rimbaldien, il nous revient aux avant-postes, chargé de la rénovation. Et là, ça laisse vraiment songeur.
Certes il a fondé "les rénovateurs", en bidouillant une nouvelle alliance entre son courant "Rénover Maintenant" et le courant de Strauss-Kahn, "Socialisme et Démocratie". Mais les mauvaises langues disent que la consultation de sa base a été des plus sommaires. Les mêmes mauvaises langues disent aussi que ce genre d'alliance, qui ne sert au fond qu'à prendre le pouvoir du parti, n'est pas si nouvelle, on a déjà vu pire en matière de mélange de la glace et du feu.
Certes, il a porté une ligne "plus à gauche" : 6ème République, dénonciation des paradis fiscaux, mandat unique... La 6ème République est rentrée dans le crédo du Parti depuis quelques temps déjà, quant au mandat unique, c'est lui, l'Arnaud, qui est rentré dans le rang en cumulant joyeusement députation et présidence du Conseil Général. Si on ajoute à ça son tout nouveau secrétariat national, il n'aura pas trop de 36 heures par jour pour tout faire.
Alors quand on l'accuse de retourner sa veste, il ne se démonte pas trop, encaisse le coup, et répond que ce qui compte, c'est de faire avancer le parti. Les mêmes mauvaises langues vont encore dire qu'il s'occupe surtout de faire avancer sa carrière. Les gens sont méchants.
Bon, pour la Rénovation, on va attendre ses propositions. Sur le terrain, on est assez curieux, vu que sa lors de sa dernière intervention, en interne, à la fédération du 71, il a conforté un fonctionnement artistique et flou, à la marge des statuts, et n'a pas lancé de propositions concrètes sur de nouveaux fonctionnements, de nouvelles militances, de nouvelles approches des grands sujets.
Au final, chapeau l'artiste, un beau retournement de situation, inattendu, mais qui augure mal d'une détermination à toute épreuve. Si il a bien intégré les finesses des jeux d'appareil, il traîne encore son spleen, pas vraiment langoureux, quant à l'état de santé du parti, sa capacité à répondre aux enjeux actuels, sa capacité à retrouver son électorat "naturel" : le salariat, le peuple...
Alors certains s'arrangent...et d'autres restent persuadés qu'il n'y a pas d'arrangements possibles, ou au moins crédibles...
07:29 Publié dans analyses perso, du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, ps, aubry
07.10.2008
Reims : des trajectoires alambiquées
Pas facile de s'y retrouver dans notre grand'messe trisannuelle, si on s'en tient à quelques trajectoires personnelles.
Commençons par notre voisin nivernais, Gaëtan Gorce qui a commis une courte mais convaincante contribution "aux militants". Le message me semblait clair : il faut redonner la parole aux militants, leur donner plus d'importance dans les orientations du parti. L'ex porteur de la motion militante de Dolez (2003) que je suis ne pouvait être que séduit. Le contact avec ses porte-paroles locaux m'avait bien plû aussi. Mais depuis la fusion des contributions en motions, je me demandais : quid de notre nivernais? Sans trop chercher, je l'ai retrouvé sur la motion....COLLOMB/ROYAL. Oui celle des barons et grands ordonnateurs de l'appareil, ceux qui disent : nous, "les grands élus", laissez nous faire, on va vous régler tout ça... Double salto arrière vrillé, c'est une jolie figure acrobatique qu'il nous a fait, le camarade.
Autre trajectoire compliquée, le sieur Moscovici, premier strauss-kahnien avéré, co-signataire avec Arnaud Montebourg d'une contribution qui a fait du bruit (on en reparle plus bas). Après avoir fait le tour des terrasses de la Rochelle, traînant un spleen langoureux de l'amoureux trahit, il rejoint Délanoë, qui s'affirme futur premier secrétaire, futur présidentiable. Moscovici, la retraite en pleine campagne, le demi tour au frein à main, sans crissement de pneus, mais on devine les grincements de dents.
Enfin il faut le saluer, le député de la Bresse, le pourfendeur de la cinquième république, donne vraiment l'impression de naviguer à vue dans le brouillard.
Après avoir fait un scoop, en s'alliant avec le sus nommé Moscovici, attirant les caméras et les micros sur sa contribution, après avoir fondu discrètement son courant "Rénover Maintenant" avec celui de DSK (Socialisme et Démocratie), après donc avoir brillé des milles feux médiatiques qui vous consacrent un homme politique plein d'avenir, ne voilà-t-il pas qu'il va se fondre dans la mer des Sargasses de la contribution Aubry, aux côtés de Fabius, Mauroy, Cambadélis, etc...
De l'ombre à la lumière, d'un positionnement clairement affiché à la gauche du parti (souvenez vous : la lutte contre les paradis fiscaux, le non cumul, la 6ème république, etc... c'est lui) on le retrouve dans le marais...Mais ça ne fait pas marrer tous les camarades qui le suivaient...
Alors les camarades qui vont voter "à la tête du client" et pas sur le contenu des projets -si, ça existe- vont avoir du mal : qui est avec qui, et lui, il est où déjà ?? Je suggère au parti de publier rapidement un trombinoscope pour les aider....
Je vous mets des extraits de la virgule musicale, parce que le texte n'est pas hyper connu :
...
Petit train
Où t'en vas-tu?
Train de la mort
Mais que fais-tu?
Le referas-tu encore?
Personne ne sait ce qui s'y fait
Personne ne croit
Il faut qu'il voie
Mais moi je suis quand même là
....
Les Rita mitsuko
Le petit train
07:23 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
Le mandat unique a son nouveau héraut
La politique, comme la nature, a horreur du vide. C'est peut-être leur seul lien commun.
Le mandat unique a perdu son chevalier, celui qui boutait les cumulards hors de la bien-pensance de gauche, très vite un autre fougueux aventurier est sorti du rang pour le remplacer.
Enfin, fougueux, aventurier, disons plutôt un vieux cheval de retour qui sait voir les trous dans la défense adverse, comme au foot ces fameux voleurs de ballons, qui ne font rien pendant une demi-heure et surgissent soudain de nulle part pour marquer un but...(26 rdb me donnera bien quelques noms).
Fin du suspense, je vous donne son nom : Jack Lang !! Si, si... Je l'ai entrevu dimanche, sur une chaîne cryptée, défendant ce principe, s'étonnant que le bureau national du parti ne l'ait pas proposé dans le cadre de la commission de réforme constitutionnelle qu'il vice-préside avec Balladur (on sent d'emblée que ça va être musclé, comme réforme).
Info reprise par le Nouvel Obs en ligne :
"On a le sentiment que le Parti socialiste enfin, ses dirigeants plutôt, pas ses militants renonce" sur la question du non cumul des mandats, a déclaré Jack Lang sur Canal+, interrogé sur la réforme des institutions."
"C'est parce que je suis pleinement socialiste que je demande que parmi les propositions qui figureront dans les demandes socialistes (sur la réforme des institutions) il y ait la demande du non cumul des mandats et des fonctions", a-t-il ajouté.
"La France est le seul pays démocratique au monde où on accepte qu'un parlementaire soit autre chose que parlementaire, et qu'un ministre puisse aller passer trois jours par semaine dans sa commune ou sa région"
Lui, il n'est que député de Sangatte, enfin de cette région, et il n'est plus maire de Blois (il s'est fait sortir), il peut donc prendre cette posture avantageuse, bomber le torse et défendre une position qu'il a plus subie que choisie. Vous êtes priés de bien vouloir défendre l'idée sans croire le bonhomme...
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21.03.2008
Bascule à gauche, regardons de plus près !

A Chalon sur Saône, on n'a pas la rue de Solférino, on a la rue Gloriette. C'est là que se font les analyses, se préparent les stratégies gagnantes, s'exprime la voix départementale du parti.
Alors forcément, dans la vaguelette récente (je maintiens l'appellation, à ma connaissance les chambres sont toujours à droite, au fond du couloir..) cocorico le ps, je m'en vais t'expliquer comment est-ce que pourquoi on a gagné.
Extraits commentés du Journal de Saône et Loire du 20 mars dernier.
"Un mélange de vraie satisfaction et de conscience de l'obligation de résultats ». Jérôme Durain, Premier secrétaire fédéral, analyse en ces termes la victoire socialiste aux élections municipales et cantonales en Saône-et-Loire.
Pour le mélange, on va être servi, suivez moi dans ce petit tour départemental..
La Gauche a gagné six villes de plus de 3 500 habitants, et six cantons. Pour le Parti Socialiste, le gain est même de huit cantons, si l'on considère que Bourbon-Lancy, tenu par un élu MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) passe au PS avec la victoire de Jean-Paul Drapier, et que Gueugnon glisse du Divers Gauche Alain Bailly vers le socialiste Dominique Lotte.
Faut savoir, on compte les gains du ps ou de la gauche?
Parce qu'à Cluny, la tête de liste, donc le futur maire, est divers gauche, pas encarté... Doit-il analyser ce qui s'est passé à Gueugnon et se méfier pour l'avenir?
Un peu plus loin, Montchanin, la mairie a été gagnée par les dissidents du ps... On les compte quand même ps ? Ben oui, parce qu'ils ont gagné...
Dans la même logique que pour les cantonales, il faudrait dire : la gauche a gagné 6 villes, de plus de 3 500 habitants, le ps 4 seulement. Mais on est d'accord, c'est bien quand même...
Le bon bilan n'occulte cependant pas quelques déceptions, résultant de problèmes locaux. « Nous constatons des zones blanches dans la 1re circonscription, où il nous faut reconstruire l'unité des socialistes.
Sur cette circonscription (le maconnais/clunisois) ce n'est pas une zone blanche, c'est un trou noir. là où aux présidentielles et législatives, une vraie dynamique avait été lancée.
Un canton pouvait être prenable (Mâcon nord) l'hégémonisme socialiste a renvoyé chacun chez soi. Résultat : 8 candidats, un siège qui s'est joué à peu de voix au second tour, et perdu faute d'une dynamique soudée autour d'un candidat vraiment rassembleur...
Quant aux municipales à Mâcon... Election au premier tour du maire sortant UMP, avec plus de 55 % des voix, là ou Ségolène et la candidate au législative avaient fait 53 %. Zone blanche, nous dit le premier fédéral, il est bien pudique...Déculottée et fesses rouges, oui, sévère branlée... mais on ne parle pas comme ça à un vice président du conseil général...
Dans le même secteur, le canton de Tramayes a révélé sa vraie nature : une zone de bagarres souterraines, enfn mises à jour, où la gauche va peut-être pouvoir reconstruire, si on n'oblige pas les bonnes volontés à se tatouer la rose sur le poing...
Enfin, cerise sur le gâteau, Charnay les Mâcon, ville du député UMP, qui n'est pas repassé au premier tour, n'a pas atteint 50 % au second tour, mais est réélu quand même, grâce à une savante stratégie du parti : la liste ps officielle et la liste ps dissidente se sont maintenues toutes les deux. Sur le papier, elles faisaient, réunies, plus de 50 %... Sans commentaire.
Ce qu'on constate, c'est que ce n'est pas que l'unité des socialistes, mais l'unités DES gauches qu'il faut reconstruire...Certain(e)s y arrive, d'autres (prenez le aussi au féminin), ne savent même pas que ça existe...
Cette remarque s'applique aussi à Digoin et à Chagny ». On peut le dire... Dissidences, luttes internes, rivalités de personnes, bref tout l'éventail de ce que la politique offre de pire, on a eu un bel échantillonnage.
Le journaliste parle aussi des divisions à droite, qui nous ont permis de prendre Chalon (mais c'était joué depuis quelques temps) et Louhans, où le retrait inopiné d'un candidat potentiellement "dangereux" (il à contraint le grand Arnaud à un second tour, très serré, aux législatives) à fait basculer la ville. Ces deux exemples illustrent la dynamique nationale : une dégringolade auto-gérée par la droite, sur la base d'un programme de gauche qui n'a pas changé depuis les présidentielles (on retrouve les grands blancs évoqués par notre premier fédéral), bref, ils ont perdus plus qu'on n'a gagné...
Allez savoir pourquoi, j'avais la chanson suivante en tête en écrivant ce billet. un message inconscient, sûrement...
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