14.04.2008
Le mandat unique a son nouveau héraut
La politique, comme la nature, a horreur du vide. C'est peut-être leur seul lien commun.
Le mandat unique a perdu son chevalier, celui qui boutait les cumulards hors de la bien-pensance de gauche, très vite un autre fougueux aventurier est sorti du rang pour le remplacer.
Enfin, fougueux, aventurier, disons plutôt un vieux cheval de retour qui sait voir les trous dans la défense adverse, comme au foot ces fameux voleurs de ballons, qui ne font rien pendant une demi-heure et surgissent soudain de nulle part pour marquer un but...(26 rdb me donnera bien quelques noms).
Fin du suspense, je vous donne son nom : Jack Lang !! Si, si... Je l'ai entrevu dimanche, sur une chaîne cryptée, défendant ce principe, s'étonnant que le bureau national du parti ne l'ait pas proposé dans le cadre de la commission de réforme constitutionnelle qu'il vice-préside avec Balladur (on sent d'emblée que ça va être musclé, comme réforme).
Info reprise par le Nouvel Obs en ligne :
"On a le sentiment que le Parti socialiste enfin, ses dirigeants plutôt, pas ses militants renonce" sur la question du non cumul des mandats, a déclaré Jack Lang sur Canal+, interrogé sur la réforme des institutions."
"C'est parce que je suis pleinement socialiste que je demande que parmi les propositions qui figureront dans les demandes socialistes (sur la réforme des institutions) il y ait la demande du non cumul des mandats et des fonctions", a-t-il ajouté.
"La France est le seul pays démocratique au monde où on accepte qu'un parlementaire soit autre chose que parlementaire, et qu'un ministre puisse aller passer trois jours par semaine dans sa commune ou sa région"
Lui, il n'est que député de Sangatte, enfin de cette région, et il n'est plus maire de Blois (il s'est fait sortir), il peut donc prendre cette posture avantageuse, bomber le torse et défendre une position qu'il a plus subie que choisie. Vous êtes priés de bien vouloir défendre l'idée sans croire le bonhomme...
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21.03.2008
Bascule à gauche, regardons de plus près !

A Chalon sur Saône, on n'a pas la rue de Solférino, on a la rue Gloriette. C'est là que se font les analyses, se préparent les stratégies gagnantes, s'exprime la voix départementale du parti.
Alors forcément, dans la vaguelette récente (je maintiens l'appellation, à ma connaissance les chambres sont toujours à droite, au fond du couloir..) cocorico le ps, je m'en vais t'expliquer comment est-ce que pourquoi on a gagné.
Extraits commentés du Journal de Saône et Loire du 20 mars dernier.
"Un mélange de vraie satisfaction et de conscience de l'obligation de résultats ». Jérôme Durain, Premier secrétaire fédéral, analyse en ces termes la victoire socialiste aux élections municipales et cantonales en Saône-et-Loire.
Pour le mélange, on va être servi, suivez moi dans ce petit tour départemental..
La Gauche a gagné six villes de plus de 3 500 habitants, et six cantons. Pour le Parti Socialiste, le gain est même de huit cantons, si l'on considère que Bourbon-Lancy, tenu par un élu MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) passe au PS avec la victoire de Jean-Paul Drapier, et que Gueugnon glisse du Divers Gauche Alain Bailly vers le socialiste Dominique Lotte.
Faut savoir, on compte les gains du ps ou de la gauche?
Parce qu'à Cluny, la tête de liste, donc le futur maire, est divers gauche, pas encarté... Doit-il analyser ce qui s'est passé à Gueugnon et se méfier pour l'avenir?
Un peu plus loin, Montchanin, la mairie a été gagnée par les dissidents du ps... On les compte quand même ps ? Ben oui, parce qu'ils ont gagné...
Dans la même logique que pour les cantonales, il faudrait dire : la gauche a gagné 6 villes, de plus de 3 500 habitants, le ps 4 seulement. Mais on est d'accord, c'est bien quand même...
Le bon bilan n'occulte cependant pas quelques déceptions, résultant de problèmes locaux. « Nous constatons des zones blanches dans la 1re circonscription, où il nous faut reconstruire l'unité des socialistes.
Sur cette circonscription (le maconnais/clunisois) ce n'est pas une zone blanche, c'est un trou noir. là où aux présidentielles et législatives, une vraie dynamique avait été lancée.
Un canton pouvait être prenable (Mâcon nord) l'hégémonisme socialiste a renvoyé chacun chez soi. Résultat : 8 candidats, un siège qui s'est joué à peu de voix au second tour, et perdu faute d'une dynamique soudée autour d'un candidat vraiment rassembleur...
Quant aux municipales à Mâcon... Election au premier tour du maire sortant UMP, avec plus de 55 % des voix, là ou Ségolène et la candidate au législative avaient fait 53 %. Zone blanche, nous dit le premier fédéral, il est bien pudique...Déculottée et fesses rouges, oui, sévère branlée... mais on ne parle pas comme ça à un vice président du conseil général...
Dans le même secteur, le canton de Tramayes a révélé sa vraie nature : une zone de bagarres souterraines, enfn mises à jour, où la gauche va peut-être pouvoir reconstruire, si on n'oblige pas les bonnes volontés à se tatouer la rose sur le poing...
Enfin, cerise sur le gâteau, Charnay les Mâcon, ville du député UMP, qui n'est pas repassé au premier tour, n'a pas atteint 50 % au second tour, mais est réélu quand même, grâce à une savante stratégie du parti : la liste ps officielle et la liste ps dissidente se sont maintenues toutes les deux. Sur le papier, elles faisaient, réunies, plus de 50 %... Sans commentaire.
Ce qu'on constate, c'est que ce n'est pas que l'unité des socialistes, mais l'unités DES gauches qu'il faut reconstruire...Certain(e)s y arrive, d'autres (prenez le aussi au féminin), ne savent même pas que ça existe...
Cette remarque s'applique aussi à Digoin et à Chagny ». On peut le dire... Dissidences, luttes internes, rivalités de personnes, bref tout l'éventail de ce que la politique offre de pire, on a eu un bel échantillonnage.
Le journaliste parle aussi des divisions à droite, qui nous ont permis de prendre Chalon (mais c'était joué depuis quelques temps) et Louhans, où le retrait inopiné d'un candidat potentiellement "dangereux" (il à contraint le grand Arnaud à un second tour, très serré, aux législatives) à fait basculer la ville. Ces deux exemples illustrent la dynamique nationale : une dégringolade auto-gérée par la droite, sur la base d'un programme de gauche qui n'a pas changé depuis les présidentielles (on retrouve les grands blancs évoqués par notre premier fédéral), bref, ils ont perdus plus qu'on n'a gagné...
Allez savoir pourquoi, j'avais la chanson suivante en tête en écrivant ce billet. un message inconscient, sûrement...
21:17 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps71, victoire


