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13.11.2007
Le citoyen est un homme qui ne laisse pas à d'autres le soin de décider de son sort et du sort commun.
Lors d'un surf matinal sur le web, je suis tombé sur cette image (cliquer dessus pour retrouver la page originale). J'étais passé auparavant par Agoravox d'où j'ai extrait le passage ci dessous :
"Pour terminer sur cette petite liste bien incomplète qui me demandera une mise à jour, je tiens à la terminer avec un éléphanteau : M. Arnaud Montebourg. Ce dernier avait soutenu la fédéraliste européenne Mme Royal lors de la dernière présidentielle, mais avait été partisan du "non" à la Constitution européenne de 2005. Quelle est sa position sur le nouveau traité européen qui n’est qu’une copie de la Constitution de 2005 ((re)voir la note : "VGE : c’est la reprise de la Constitution européenne à 90%") ? M. Montebourg n’ira "pas au Congrès à titre personnel. Politiquement, c’est une manière de laisser passer ce traité", mais aussi "de ne pas se substituer aux Français". En rajoutant que si un référendum était organisé, il voterait "oui" (6). Le refrain qui lui sied le mieux est celui de la chanson L’opportunistede Jacques Dutronc."
Pour faire plaisir à mon webtorat plus jeune (j'en connais au moins deux qui me reprochent de trop écouter Radio Nostalgie, c'est même pas vrai!!!), la chanson de Dutronc en duo avec le chanteur d'indochine.
De site en site, je suis tombé sur ce vieux bonhomme, qu'on ne cite guère plus, même au PS :
Je n'ai pas lu toute son oeuvre, ni sa bio, alors il m'est sympathique, mais je ne vais pas vous dire que c'est mon maître à penser. j'ai juste retenu une citation de lui, qui me paraît plus que jamais d'actualité :
" Le citoyen est un homme qui ne laisse pas à d'autres le soin de décider de son sort et du sort commun." (Pour une République Moderne, 1962...)
Le Canard Républicain (voir lien plus haut) cite un autre passagede Mendès :
" J'ai surtout déçu ceux qui pensent à peu près ceci : " L'homme au pouvoir abuse de la situation et des moyens que la Constitution lui donne pour réaliser les fins de la droite. Nous voulons maintenant un homme de la gauche pour employer les mêmes procédés au profit de la gauche. Ce serait impardonnable, si le pouvoir nous était donné un jour, de ne pas en profiter pleinement nous aussi. A chacun son tour ! " J'ai entendu de tels propos souvent, et pas chez les premiers venus. Après un autoritarisme de droite, ils veulent un autoritarisme de gauche.
Ces propos datent de 1974, 1981 et la suite lui ont donné raison, et à quelques exceptions prés que je ne développerais pas ici (on n'est pas là pour passer de la pommade), il faut reconnaître que les exécutifs locaux gérés par la gauche fonctionnent souvent sur des mécanismes proches de ceux de la droite, même si, effectivement, la politique menée est différente.
Comment ramener le citoyen à la politique si il pense que tout est joué d'avance, si effectivement tout se joue dans les couloirs, entre initiés, qui se comprennent?
L'exemple du PS en ce moment, sur le nouveau projet de traité européen est édifiant : le peuple à voté, mais mal, alors on laisse Sarkozy faire adopter le traité par le parlement, on cautionne doucement sa politique, en espèrant que ça ne se verra pas trop.
Pour en revenir à notre cavalier blanc, le sus nommé Montebourg, après avoir été le symbole de la rénovation en politique, il se glisse doucement dans les habits du monsieur qui va vous arranger ça en douceur, le médiateur de la gauche qui va huiler l'appareil (voir note précédente).
Du changement de costume au retournement de veste, il n'y a qu'une subtilité vestimentaire, ce qui se voit de plus en plus.
Alors quid du changement des pratiques au sein de la gauche, si ce n'est une "reprise en main" de nos propres affaires par nous mêmes....
J'espère y contribuer un peu par ce blog (et d'autres outils).
Des initiatives existent, des nouvelles méthodes sont mises en oeuvre par des citoyens, réunis ou non en association ou autres appellations, au delà des débats idéologiques -que le PS n'a plus guère- osons d'abord nous approprier leurs méthodes de débat et sortons du culte de la synthèse. Une unité de façade qui contribue à vider la carcasse...
Et quand même, parce que la nostalgie ne veut pas dire l'apathie, un petit Quilapyun de derrière les fagots pour se regonfler le moral....
09:40 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, mendes france, citoyen, pouvoir, gauche, pratiques politiques, quilapayun


Commentaires
J'ai piqué (je sais pas si j'ai le droit) ça sur le blog de Sébastien Fontenelle, avec qui je ne suis pas toujours d'accord, mais qui me fait bien marrer (ce qui l'emporte sur le reste, en ces temps déprimants), c'est pas en rapport direct avec ton billet, mais il y a là un doublé, tu vas comprendre en lisant :
"François Fillon, qui trimballe depuis (fort) longtemps le projet d'en finir avec les feignasses de la fonction publique, vient (encore) de le répéter: il est "partisan d'"une harmonisation des régimes spéciaux"", parce que bon, les "positions corporatives", ça va un moment, hein, mais au bout d'un certain nombre d'années d'archaïsme crypto-marxiste, ça devient très chiant.
Brice Hortefeux, de son côté, n'en démord pas: sur "des sujets comme la sécurité ou l'immigration", il faut maintenant sortir "d'un discours militant et compassionnel qui relève de l'irresponsabilité".
Je lis tout ça (dans "Libé", ce matin), je me dis, y a quand même quelque chose qu'on peut pas lui enlever, à la droite au pouvoir, c'est qu'elle n'hésite jamais à cent fois sur le métier remettre ses discours hideux.
Mais.
Attendez.
Non, tiens.
Je me suis encore trompé.
La première déclaration n'est pas de François Fillon, mais de l'excellent Arnaud Montebourg!
Et la seconde n'est pas (du tout) de Brice Hortefeux, mais du si divertissant Manuel Valls!
Décidément, à chaque fois que j'entends les "jeunes lions", ârk, ârk, du Parti "socialiste", je me dis, ayé, la "gauche" est sauvée.
Ayé, la "gauche" est enfin moderne.
Et je rugis de plaisir.
(Pas vous?)" (09/07)
Ecrit par : facteur complexe | 13.11.2007
cher facteur complexe (et non cheval)
sur le fait d'avoir le droit ou pas, je ne sais pas, mais pour assurer, je mets en lien avec les sites quand je pique un extrait (pour le tien : http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/09/index.html aller tout en bas de la page)
Un site que je découvre et qui me plait bien aussi, même si il est un peu bavard (mais ne le sommes nous pas tous...???)
Sur le texte lui même : j'en ris encore... je me suis fait avoir moi aussi, et pourtant, Valls, je l'avais déjà alllumé ailleurs...
Celà nous montre l'état de combativité et la capacité de resistance (un mot que j'aime de plus en plus) de notre gauche bien campée sur sa posture..., on ne sait plus laquelle en fait.
Enfin, ceux qui restent sont fiers de ne pas avoir succombé au charme de l'hyper président... ça fait un peu court comme programme, et pour combien de temps???
merci pour ton commentaire, et pour l'info sur ce site que je me mets dans un coin
Ecrit par : le poirier bouchot | 13.11.2007
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