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15.01.2008
Il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…
"Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va."
Cette phrase de Emmanuelli, dans le Libé du 15/01/08, méritait d'être reprise. Merci à la webtrice qui me l'a signalée.
Ça résume assez bien l'ambiance au parti : on ne sait plus trop où aller, mais de toutes façons, pas trop vite...
Je vois trois groupes : ceux qui veulent se bagarrer, les Emmanuelli, Melenchon, Dolez, Hamon, Lienemann et les autres, je vais en oublier...
Ceux qui disent : "tout est perdu fors l'honneur" sauf que l'honneur on va se le perdre bien comme il faut, si ce n'est déjà fait : les Ayrault, Hollande et compagnie qui proposent d'aller à la pêche le 4 février.
Enfin les ventre mous, les "faut voir", chacun fait comme il veut, dont Montebourg est les premier porte parole.
Si si, Montebourg ventre mou, c'est bien ce que vous avez lu et que j'ai écrit. C'est fini, le héraut des tribunes, le héros des tribunaux, le Zorro de la 6ème République. Aujourd'hui, il dit : "que chacun fasse selon sa conscience", il ménage la chèvre et le chou, il ne se mouille pas. Lui il va aller voter contre, c'est bien, mais n'a pas signé l'appel des parlementaires à l'heure où j'écris, et ne va pas se fâcher avec ses petits camarades qui seront ailleurs.
"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace..." Non, n'est pas Danton qui veut...
L'heure est à la retraite (de Russie). Si on veut pantoufler plus tard, il faut bien faire quelques concessions, s'adapter, enfin bref, rentrer dans le moule.
Alors pour la boussole, il ne faut plus compter sur lui. Parce que cette boussole, il faudra savoir la lire et tenir le cap...Aujourd'hui le ps navigue sans azimut, azimuté, complètement à l'ouest... C'est la panique chez les géographes...
Je me répète, mais bloquer Sarkozy à Versailles, c'est lui infliger d'abord une défaite politique. Si après on veut se bagarrer pour ou contre le traité de Lisbonne, rien de tel qu'un petit référendum, comme on l'avait promis...
Bon, puisqu'on est dans le maritime, deux monstres sacrés du bretonnisme militant, autour d'un classique du genre (et moi, ça me rappelle mes vacances de Noël, que du plaisir...)
19:10 Publié dans construire, résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, deboussolé, emmanuelli, montebourg, versailles, traité de lisbonne, congres



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