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22.02.2008

Puisque c'est dans le journal...

48093b244e4264bbda3448f6a9559c13.jpgil serait hypocrite ou malhonnête de ne pas en parler.

A l'occasion d'un petit tour départemental et journalistique, j'ai eu la surprise(?) de constater que dans cinq secteurs au moins de notre cher département, des camarades se retrouvaient sur les listes concurrentes (dont une de droite, naturellement).

Se pose alors la question déontologique inhérente à tout militant bien discipliné : t'en causes-t-y, ou tu fais comme tout le monde (enfin, dans le parti), une savante politique de l'autruche : j'ai rien vu, pas au courant, circulez y'a rien à voir....

Mais "puisque c'est dans le journal", tout un chacun peut se faire sa petite revue de presse, et constater que l'unité, prônée de ci de là, a bien du mal a être respectée entre Revermont et Bourbonnais...

Alors : crise profonde au parti, syndrome local d'une fédération sans direction suffisamment au clair dans ses fonctions de pilotage, gueguerres locales entre egos sur dimensionnés??? Un petit peu de tout ça?

Staline se demandait :." le Vatican, combien de divisions?"

Moins brutalement (parce que quand même, Staline, c'était pas vraiment un mec sympa), je me demande : le ps, combien de divisions???  5 au moins  chez nous. En forçant un peu, on devrait pouvoir aligner une armée napoléonienne propre à reconquérir la Gaule. C'est d'ailleurs LA ligne officielle : c'est foutu au parlement, reconstruisons à partir des territoires, communes et départements....

Notre Arnaud préféré le répète d'ailleurs à satiété, voir un billet sur le libéblog La vie en rose. Moi, je le trouve courageux : partir à la conquête d'un département déjà acquis à la gauche, faut l'oser....

Et on va me dire (on m'a déjà dit) : chut, faut pas en parler, on réglera tout ça après les élections, de la discipline, les mains dans le cambouis, faut aller au taf et assurer la victoire....

De la part des copains qui sont en plein dans la mélasse d'une campagne toujours très prenante, je veux bien l'entendre.

De la part de responsables fédéraux, en charge de l'animation d'un collectif qu'est un parti, ça me gêne plus... Une once de questionnement -même pas d'autocritique-, un froncement de sourcil inquiet sur cet état de fait m'aurait rassuré : oui, on a un problème, on a du louper quelque chose quelque part... Même pas. On va gagner, de toutes façons, alors ces problèmes mineurs, tu parles si on s'en tape... Ne me harcelez pas de mails avec ça!!!

C'est vrai qu'en multipliant nos présences sur des listes concurrentes dans les mêmes villes, on peut se dire que statistiquement on multiplie nos chances...

Il est plus facile de taper sur des électrons supposés libres (mais qui restent dans le cadre du parti quand même, n'en déplaise au dit parti), que de désavouer ces sécessionnistes socialistes.... Surtout qu'on a parfois du poids lourd contre poids lourd (allez, là, je vous donne un indice : allez faire un tour à Montchanin, c'est intéressant..).

Et au dessus de tout ça plane une ambiance de pré congrès, comme seul le ps sait le faire : on va compter ses troupes, aligner ses divisions (cf plus haut), louvoyer pour se mettre dans le vent, nouer des alliances gagnantes à coup sûr (Montebourg / Cambadélis, j'ai hâte de voir ce que ça donnera...).

Allez, on va finir par une gentille chansonnette d'un brave garçon, italo-belge, qui ne pensait sûrement pas que sa chanson illustrerait un jour les mésaventures stratégiques du parti à la rose... (à écouter au premier, troisième ou quinzième degré, selon votre humeur).

16.02.2008

De la perte des valeurs...

477c6332f9ae8d12cce516e96c139214.jpgCe tableau de Dali est l'image qui m'est venue à l'esprit quand j'ai parcouru les prises de positions sur la proposition de Sarkozy de "confier la mémoire d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2".

D'un coté, un réaction sans appel de Simone Veil qui juge l'idée insoutenable (voir notamment l'article de Rue 89).

Extrait de ses propos cités dans l'Express.fr :

"A la seconde, mon sang s’est glacé". (...)

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."

Alors que de nombreuses associations, dont L'Union des Etudiants Juifs de France, la Licra, le MRAP, etc, et tout le milieu éducatif dénonce cette initiative malsaine (le mot est faible) et que certains socialiste font corps avec ces réactions, je suis resté SUR LE CUL en apprenant que François Hollande  et Malek Boutih, secrétaire national aux questions de société, approuvent la position de Sarko (un lien presse parmi d'autres : le Parisien du 15 février).

Bien sûr l'UMP fait bloc derrière son chef, mais l'autorité morale de Simone Weil sur ce sujet balaie d'une pichenette cette position.

Ce qui m'inquiète le plus - hélas toujours sans surprise-, c'est la cacophonie du ps sur ce sujet, son incapacité à se positionner sur des grands principes, et à cet égard ce sujet est révélateur.

La Shoah, dont il faut certes respecter le drame et ne pas l'oublier, c'est l'extermination des juifs, hommes, femmes et enfants.

Mais cette extermination a eu d'autres victimes : les tsiganes et autres rRoms, les homosexuels, les opposants politiques, etc...

Pourquoi ne pas en parler?

Au delà du débat pédagogique - qui devrait se clore sur la réaction sans appel de Simone Veil - c'est une certaine conception de l'égalité devant la souffrance qui est mise en cause.

l'Egalité, ça figure bien dans une certaine devise, non?.

L'Egalité devant l'horreur, il semble que le ps ne soit pas au clair sur ce sujet...

Alors que certains nous disent : on est en campagne, silence dans les rangs (je sais, je me répète, mais ça me soulage...) nos grosses têtes tiennent des propos...inqualifiables.

Au delà de la colère, je me sens gagné par la honte... Dur à reconnaître, mais si je suis honnête avec moi-même (avec avec mes webteurs/trices), c'est bien le sentiment qui est le plus fort aujourd'hui sur ce sujet.

Et si on revient sur le terrain politique (mes états d'âme ne vont pas intéresser tout le monde), cela veut dire que certains socialistes auraient pu proposer la même chose...

Et certains utopiste au sein du parti qui réclament un vrai projet...

Pour la conclusion musicale, vous n'y échapperez pas, un classique de Jean Ferrat qui resitue bien le problème...

 

09.02.2008

J'ai oublié de vous dire

86e0aa8c96dec3f5d61aea4a3cd8c4ed.jpgOu plutot ça m'est venu lors d'une réunion comme je les aime au sein de ma section préférée,  passionnée, un peu houleuse, ou on pose les choses sur la table, franchement, et ou on peut vider son sac.

Parfois, ça se finit au café du coin, autour d'un demi, parfois ça créé des rancunes tenaces. J'aimais bien avant, quand on allait boire un coup après...

Donc, suite au billet précédent, un élément supplémentaire : comment faire bouger un parti.

On est d'accord, je reste dedans (cf cours précédent) mais surtout, ne pas rêver du grand soir, de mettre Solférino sens dessus dessous, et prendre le parti à la hussarde, tels les Romains enlevant les Sabines (ça, c'est pour faire cultureux, prenez pas peur...).

Non, juste ici et maintenant (marotte socialiste), agir localement pour ... si j'écris penser global, on va me taxer de gauchisant tendance...81abe619c3faf31911ba3a903e6e45fc.gif

Alors le gars sur le dessin de Morris (ça, c'est mon côté bédéphile, pas cultureux...) c'est pas moi.

Pas envie d'être un poor lonesome socialiste, and a long way from home...La rénovation, elle ne va pas partir d'en haut pour s'appliquer en bas, elle doit se construire localement, en fonction des femmes et des hommes qui se rencontrent, et qui bossent (ou veulent bosser) ensemble.

 Comme c'est juste une mise au point, que j'ai un billard à faire, sauf coup de fil intempestif (allusion réservée à quelques initiés), je termine par une spéciale dédicace (la deuxième en deux billets, faut que je me surveille...) à des copains idéalistes que j'aime bien...

04.02.2008

Kess tu t'embetes

66eb44b5e5a64e5b394b85fa0f17ab92.jpgà rester dans ce parti (et je vous passe les qualificatifs qui suivent)? Ou alors : si tu n'es pas content, pourquoi tu ne le quittes pas?

La première question, beaucoup de mes amis, communistes, alter, et autres me l'ont posée. Embarrassante, je l'avoue. Ce billet va me permettre de mettre mes idées au clair, disons le tout net.

Quant à l'autre, la réponse est simple : tant que je gène, ça prouve que ça sert à quelque chose, alors je reste. La où j'mets d'la gène j'ai du plaisir...

Revenons à la vraie question : pourquoi ne pas aller ailleurs, voire nulle part, être un total électron libre, indépendant et autonome?

Cette seconde hypothèse est totalement exclue : seul, autonome, indépendant, après 15 ans de militantisme associatif, dans un mouvement national (la première fédération de parents d'élèves, que je ne citerais pas pour respecter ses statuts...), je sais que c'est l'impasse, qu'on ne construit qu'à plusieurs, qu'on ne fait bouger les lignes, même petitement, qu'avec un collectif et au sein d'un collectif.

Rejoindre "plus à gauche", peut-être trop vieux, ou plus sûrement certain de ne pas partager non plus toutes les positions, voire les fonctionnements.

Alors je reste, mais pour verser dans le côté positif de cette attitude, je reste parce que je ne m'y sens pas seul : ce que j'écris, d'autres, avec le même badge rose, le partagent (j'ai les noms, mais je vais pas balancer...).

Je reste, parce que, historiquement, le socialisme représente quelque chose : Jaurès, Blum, Mendès-France, ça reste des valeurs sures. Attention, je ne suis toutefois pas un exégète de ces bonshommes, ne me demandez pas une citation dans le texte...

Je reste, parce qu'on ne fait pas bouger une structure de l'extérieur, même si on m'a souvent dit le contraire (de l'intérieur, tu arriveras à rien...). Si, au moins à faire contre chant, voire contre champ. Si les gens comme moi s'en vont tous, il ne restera que les Strauss-Kahn et autre Jack Lang...plus les petits nouveaux qui montent ou voudraient bien. Et si on veut construire quelque chose avec toutes les forces de gauche, il faut bien des gens dans le ps pour faire le lien.

Je reste, parce que de rester à résister, le saut est facile, et que la résistance commence d'abord à l'intérieur de ce Titanic en dérive.

Aujourd'hui, j'ai la chance de ne pas être sur une liste pour les municipales, et le regret de ne soutenir personne pour les cantonales (biz à Nicole...), alors la discipline du parti, que je respecte quand je m'engage, je m'en sent plutôt libéré. Et de toutes façons, ça n'aurait peut-être pas changé mon attitude.

Alors bien sûr, dans mes billets, je tape plus sur le parti que sur Sarko. Explication : les blogs et sites contre Naboléon ne manquent pas, je me vois mal rajouter ma voix fluette, d'autant que certains sont très bons, politiquement et technologiquement.

Je tape plus sur le parti, car comme le forgeron fabrique un outil en tapant fort, je veux que le premier outil de l'opposition au retour d'une politique pétainiste soit le ps, et il faut lui mettre des coups de pieds dans le derrière pour qu'il ouvre un sourcil.

Je tape surtout sur le parti, car si cet outil s'écroule (et c'est bien parti...) ou se dégénère ( on a des symptômes de nécroses inquiétants), le vide qu'il laissera n'est pas prés de se combler.

Quant à l'argument ; tu donnes des armes à nos adversaires... ils n'en ont pas besoin, les pitreries de nos dirigeants nationaux leur suffisent, et Sarkoléon s'est arrangé pour se flinguer tout seul, selon les sondages.

Donc, avec toute l'amitié qui s'est forgée au travers de luttes communes, je dit à mes copains alter, communistes, anar ou trost (si c'est possible!!!) : je reste, on va voir si on peut arriver à faire bouger ce dinosaure (je ne dit pas mammouth, il y a plein d'instits et de profs que ça énerverait...). Il faut qu'on y arrive.

Et à mes copains socialistes, ON reste, on va bien voir mais ils vont être obligés de nous entendre quand on va se mettre  vraiment à donner de la voix (et quand ils auront besoins de nos voix, bientôt...).

Faisons la part du chanteur - remarquable dénicheur de bonnes chansons- et du people jet set -lamentable sarokosysé- pour déguster ce petit intermède final (oxymore ou pas?).

Et spécial dédicace à Manu : on les aura...
 

 

01.02.2008

c'est à la violence de la réaction...

483d2bd5e2c12ee7ab9667d1a27eb8bb.jpgqu'on mesure la justesse de l'attaque.

La sortie de Melanchon sur le rapport ATTALI a provoqué l'ire de l'intelligentissime Orsenna, écrivain membre de la susdite commission. Il propose tout bonnement de le traiter par la psychiatrie.

Ouf, un mec de gauche qui secoue la droite, on ne croyait plus que ça existait. Vous pouvez en savoir plus sur Rue 89 , et entendre notamment la déclaration de Mélanchon. Ça change des discours pantouflards du sénateur ou du député socialiste moyen...

Oui, je dit bien la droite, car il parait qu'Orsenna a été "classé" à gauche, peut-être à une époque où c'était de bon ton. La politique de cour l'a touché de sa grâce, lui aussi, et au moins , aujourd'hui on sait où il est.

eb70dcd68dc628128509083410438b86.jpgMais lui, Orsenna, avec "son passé" et sa bonne tête d'intellectuel de gauche, il se croit peut-être encore, comme son copain Attali, l'homme de la force tranquille, il se croit donc peut-être encore de gauche.

Peut-être être même qu'il croit que Sarko est de gauche...Quels rêveurs, ces écrivains!

Quant à proposer de traiter les différents politiques par des soins psychiatriques, c'est une méthode éprouvée qui a fait les grandes heures de la démocratie soviétique. Au fond, oui, il est doit être d'une certaine gauche, celle de Staline et autres démocrates de ce genre.

Mais je n'ai pas de crainte pour Mélench', le parti va venir le soutenir. J'entends déjà Hollande et ses copains venir à son secours... Non, ils ne bougent pas? Trop occupés à préparer le Congrès de Versailles alors.

Bon, le prochain billet, je vous le fait sur quelqu'un d'autre, parce qu'on va finir par croire qu'il n'y a que lui qui bouge à gauche. En cherchant, je vais bien en trouver un autre. Mais ça risque de me prendre un peu de temps.

Pas de rapport, mais pour rester dans la psychiatrie et la bonne humeur, un zest de folie par Bobby Lapointe, filmé par Averty (les experts apprécieront).

Un "oldies but goldies"

 

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