12.10.2008
Une crise, au secours, il faut reporter le congrès
Au début, j'ai cru à une blague. Puis, quand j'ai su que c'était sérieux, je me suis franchement marré. Au prétexte de la crise financière certains socialistes proposent de reporter le congrès de Reims. Le premier a en avoir parlé est Julien Dray, il dit que les motions ont été écrites avant la crise, alors forcément, ça change tout.
Malek Boutih s'aligne sur Dray en disant : "On assiste au scénario catastrophe et nous, on resterait dans notre bocal à se demander qui en serait le chef ?".
Eh, camarades, le scénario catastrophe, on n'avait pas prévu la date, mais on l'avait déjà imaginé. Il y a même certaine(s) motion(s) qui en font leur thème central, avant même la crise. Mais forcément, si on veut adapter le libéralisme à la mode socialiste, et qu'on va piocher dans les idées de Bayrou pour faire un programme, on est mal...
Franchement, ça sent la panique, même si Ségo (que Dray et Boutih soutiennent) se démarque de cette demande. Elle à du voir l'incongruité de la demande, et son côté irréaliste. A quelques semaines de l'évènement, les salles sont réservées (et ça ne doit pas être la salle des fêtes du village) les hôtels ont reçu les premières réservations (délégation nationale, représentants des motion, des fédérations, etc...) en clair, l'annulation coûterait cher financièrement.
Politiquement, se serait sûrement plus cher encore. Un parti de gauche qui se débine devant une crise financière, qui n'a rien à en dire, qui n'en fait pas son thême principal, c'est le montée de l'échafaud. Mais ça doit être le cas pour certains puisque cette crise leur trouble les neurones.
Se dépècher d'en rire avant que d'avoir à en pleurer (le jeu pour retrouver l'auteur de citations marche toujours...). Certains parlent de politique de l'autruche, mais cette charmante bête, je ne la vois pas la tête dans le sable, mais l'air ahuri et un rien paumé, comme sur la photo. Je pense aussi à une poule qui trouve un couteau, pour rester dans les volatiles...
On n'a jamais eu autant besoin de gauche, et depuis longtemps on n'avait pas eu de preuve aussi claire que le capitalisme ne tiendrait pas en l'état. Sauf avec l'aide de l'Etat.
Et on sait déjà ki ki va payer... Les sous de l'Etat, c'est les notres, quel que soit l'Etat, ou la fédération d'états (l'Europe par exemple).
Les riches ont toujours besoin des pauvres pour rester riches.
Allez, pour leur remonter le moral, un petit chant révolutionnaire guilleret, comme seuls les italiens savent les faire, par Tryo et Zebda
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Commentaires
J'adore ce chant (j'aime beaucoup la version de Thomas Fersen tout aussi guillerette en tout cas beaucoup plus que la version de celui qu'on enterre, déterre, enterre, déterre, etc.) on la chante à tue tête avec les enfants dans la voiture en allant chez la Nounou italienne.
Ecrit par : Manu | 13.10.2008
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