05.07.2009
Le PS, la rénovation et internet
Une des raisons qui ont précipité mon départ du Ps est la conception différente que nous avions de l'utilisation d'internet.
Si on refait mon historique au sein de la section de Cluny, c'est déjà la raison qui m'a fait postuler au secrétariat de section. La secrétaire d'alors (on était en 2007) filtrait tous les mails à la section.Rien ne passait sur la toile sans son aval.
Alors lorsque j'ai voulu transférer une information relative à une entrave au mariage d'un couple mixte (française/étranger sans papier) peu flatteur pour le maire PS de Dijon, et relayé par les Amoureux au Ban Public, je n'ai pas eu l'imprimatur. "C'est pas radio corbeau, ici", et mon mail n'a pas été transmis à mes petits camarades. Autant dire que j'étais un peu furax (c'est signé...).
Mais il faut croire que j'avais attrapé un virus malsain, type RESF, et j'ai continué, par différents moyens, d'alimenter la toile. Ce blog, d'ailleurs, est un des avatars de cette grogne.
Et j'ai vite entendu l'argument massue : internet n'est pas la démocratie. on ne débat pas par mail, on ne décide rien sur la toile.
Un peu diplomate (ça m'arrive) j'ai concédé que la section était le lieu de décision. C'est vrai qu'on se retrouve à...au moins 7 ou 8, quand on touche 50 personnes par mail. Mais admettons, il faut savoir arrondir les angles parfois (là, soit on me le reproche, soit on me dit que j'en suis incapable...c'est pas les mêmes qui disent ça. Pour la Nomenklatura, je suis trop anguleux...).
2007, donc, début de ce blog. Il avait eu un petit frère avant, mais trop de boulot, trop destroy aussi, et trop reservé aux initiés. Je le garde quand même dans mes archives, pour le plaisir.
Je vous passe 2008, 2009, mon regard navré sur le site désespérement inerte de la fédé du PS 71, son absence totale de mise à jour. A tel point que, gag suprême, le lien vers le site de Montebourg envoie, encore à cette heure (dimanche 5 juillet 2009, 18h56) vers un lien mort...
On a là un crime de lèse Nono premier, dirait une mienne connaissance.... Le site s'est un peu ravigoré, c'est un hymne au sus nommé Montebourg, qui se met à rivaliser avec Sarkozy, mais comme ce site est le seul média à sa disposition, on est tranquille.
J'en viens au dernier avatar interneto-socialiste, qui traduit à lui seul ce que fut l'ambiance de 3 mois de campagne pour le congrès, de 6 mois au bureau fédéral.
Or donc, un beau soir, il y a une quinzaine à peine, mon conseiller général préféré, celui là-même qui est maire de mon village, m'appelle pour me dire, en gros :
"ON m'a fait un copié collé de ce que dit Flo de chambé sur sa page Facebook, c'est pas tolérable, de dire des choses pareilles, la citation est passé par le premier fédéral, qui me l'a transmise. Tu te rends compte, si on dit tout ça sur internet, c'est n'importe quoi, tout le monde peut lire..."
J'avais quitté le parti, autant dire que le problème m'affectait peu.
Ce genre de discours, si je ne l'ai pas eu dix fois, je ne l'ai jamais eu. Le premier féd est un expert en la matière.
" On m'a transmis un de tes mails," " tu aurais écrit que..."" tu dis n'importe quoi dans ce mail..." chaque fois que je lui demandais de me transférer, en l'anonymant si il voulait, le mail ou la citation avancée, silence radio. Car bien sûr, tout cela se faisait au téléphone (comme mon conseiller général l'a fait).
J'ai l'impression d'avoir affaire à des hémyplegiques de la communication, des gens qui ont des oreilles, mais pas d'yeux pour lire, pas de doigts pour utiliser un clavier.
Car enfin, on n'est pas trop bête, on sait bien quand on écrit un mail, un billet, qu'il risque de circuler, d'être lu par tout le monde et n'importe qui. C'est même un peu fait pour.
Alors ces allures de conspirateur pour dire "on a intercepté une de tes communications mail", ça laisse pantois. Pour "eux", Internet reste un outil diabolique, dont on mesure mal les effets. Ils en ont la même approche que la presse papier : c'est écrit, les gens vont y croire, forcement.
Oh, camarade, c'est pas de l'encre, c'est des pixels. Les internautes, même de base comme moi, savent bien que tout comme la parole, Internet n'est pas d'or, qu'il faut vérifier et croiser les sources, que ce qui est mis en ligne, c'est bien souvent d'abord une opinion, un regard personnel sur le monde, pas une vérité vraie.
Alors eux, ils lâchent de la prose d'énarque, de l'info dûment validée par le parti. Les francs-tireurs qui créent des listes, des blogs, s'aventurent sur Facebook pour d'autres raisons que d'avoir un max d'amis, sont trés trés mal vus (et c'est un doux euphémisme).
La rénovation ne passe pas que par Internet, mais ce qui est sûr, c'est que sur cet axe, le PS, et le PS 71 en particulier, est à mille lieues des collectifs citoyens, voire même de quelques syndicats qui ont franchis le cap et lâchent la bride à leurs militants.
Cet outil reste étranger à leur culture, qui est faite surtout de prise de pouvoir, de blocage de la parole, sur un fonctionnement vertical : du haut vers le bas.
Internet, c'est du fonctionnement horizontal, de l'échange et de l'info, brute ou déformée, à vérifier, à confronter, bref, de l'outil à faire réfléchir le militant de base. Et au PS comme à l'armée, réfléchir, c'est commencer de désobéir.
Donc aujourd'hui que je suis porté déserteur (on ne m'aurait pas encore classé parmi les traîtres), je me fais plaisir en sortant quelques secrets de familles, quelques élèments d'ambiance. Et qu'on ne m'accuse pas de cracher dans la soupe : j'y ai pas goûté, à cette soupe, à laquelle vous tenez tant.
Et je conclus avec un artiste que je rate le moins possible, tout en restant bien pour une fois, dans le ton du billet ci dessus.
L'enterrement du Parti Socialiste
envoyé par franceinter. -
Post scriptum : j'ai tout lieu de croire (espérer?) que quelques membres de la majorité fédérale suivent ce qui s'écrit sur ce blog depuis quelques temps. N'ayez pas zonte, camarades, laissez un message...
19:48 Publié dans analyses perso, construire, liberté | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, ps, ps71, cluny, renovation
25.01.2009
enfin, le parti ouvre un oeil !
Oui, il semble que ça bouge un peu. On a commencé par voir Hamon aux manifs (la Poste, par exemple) et les députés ont fait une grosse colère à l'assemblée. Se masser au pied du perchoir, chanter la Marseillaise, c'est pas totalement révolutionnaire, mais ça fait faire un peu d'exercice.
Là où ils ont commis un crime de lèse télévision, c'est en boycottant les questions d'actualité, rite médiatique et soporifique du mercredi où il est bon de se montrer.
Du jamais vu de mémoire de journaliste télévisuel. Quel scandale, un peu plus on les traitait d'ultra gauchistes et on les mettait en garde à vue pour 96 heures. Mais comme ils n'avaient pas de fer à béton dans les poches, ils s'en sont bien tirés.
Martine nous a sorti son plan de relance, pas forcément le top, mais difficile de dire qu'on ne propose rien. Tout au plus que ce n'est pas suffisant.
Alors qu'on raillait la cacophonie dans les rangs du parti, on raille maintenant l'excès de d'autoritarisme supposé de la caporale en chef de Solférino. Vas comprendre ce que veulent les journalistes !
Mais pas d'illusion, il y a encore du chemin à faire pour reconquérir la confiance du populo. Le 29 janvier, tous dans la rue, les socialos aussi, et visibles, s'il vous plait. Premier test en live, on verra bien.
Sans oublier les barons et marquis qui sévissent encore un peu partout sur le territoire, plus préoccuppés de conserver leurs places que de révolutionner les pratiques politiques. Non, je ne parlerais pas du mandat unique !
Allez, préparez vos polaires, vos mitaines et vos bonnets, on se retrouve le 29 et on en recause plus tard.
Bonne manif !
Petit rappel de ce que peut être une Marseillaise subversive, Gainsbar à Strasbourg :
Pour le plaisir, le clip :
08:38 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, hamon, un monde d'avance, assemblée nationale
29.11.2008
Quelques nouvelles
Un mois après le dernier billet, il est peut-être bon de vous donner quelques nouvelles.
Déjà sur la santé de ce blog : malgré l'absence de nouveauté, les visites se maintiennent. Étonnant, non?
Ensuite sur l'aventure folle que nous avons vécue.
Nous, c'est la bande d'illuminé(e)s citée précedemment, qui, partie de rien, est arrivée à faire voter un quart des militants PS du département pour Benoît Hamon. C'est pas rien, et on n'est pas peu fier, peuchère.
Maintenant cette bande, on va l'organiser un peu, la "structurer", mais juste assez pour ne pas se fondre dans le moule mortifère (notez que j'ai un peu de vocabulaire) du parti historique.
On a fait bouger les lignes, pas question de revenir sur les anciens schémas qui ont fait leur preuve en terme d'incapacité à se rapprocher du "vrai monde".
Et on en a découvert, des choses, on en a surpris, des fonctionnements archaïques, trans démocratiques (ça, c'est un néologisme, ça veut dire : qui passe au travers de la démocratie, comme si elle n'existait pas...), des manoeuvres d'appareils qui n'ont rien de culinaires, sauf pour faire sa petite cuisine entre initiés.
Et au final, on y est rentré, dans cet appareil. Je préviens tout de suite mes copains de l'alter gauche (faut plus dire ultra gauche, c'est terroriste...) qu'on ne va pas tout révolutionner tout de suite. On est encore tout neuf, tout frais, comme nous l'a renvoyé un membre éminent du parti en 71. On va juste distiller d'abord un peu de cette fraîcheur au sein de cette vieille maison jauressienne (et pas jurassienne, ni jurassique) qui sent un peu le renfermé.
Tant qu'on gagne, on joue. Et on a beaucoup gagné, on a de la réserve et quelques coups d'avance (pour Un Monde d'Avance, c'est bien le moins..).
Et pour finir, carnet de voyage. Si vous passez par Reims, visite obligatoire de la cathédrale. Pour un amateur de roman primitif, ça paraît un peu moderne, mais un regard sur l'Ange au Sourire, sur le coté gauche de la façade quand on est face à la cathédrale, et une avancée tout au fond de l'édifice pour admirer les vitraux de Chagall (en illustration de ce billet), ça vous requinque de toutes les mésaventures socialo-socialistes ou autres.
Et pour rester dans la faîcheur, quelques embruns marins, issus de mon panthéon personnel.
JEAN MICHEL CARADEC SUR UN CLIP DU SAINSOIS
09:33 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, hamon, saone et loire
01.10.2008
Sarko, Bush, Wall Street, tous de gauche !
Incroyable, depuis quelques jours, tout le monde est d'accord pour dire que seule la puissance publique et financière des états peut sauver le monde. J'entends à longueur de journée les chroniqueurs financiers parler de nationalisation, de prise de pouvoir indispensable, de sauvetage par les états, l'Europe, de nos pauvres banquiers en déroute.
On va même, c'est pas sûr mais on y pense, utiliser l'argent des ces salauds de pauvres (petits épargnants) qui planquent leur fric sur les livrets A. On ne rigole pas avec ces choses là, c'est sérieux, il pourrait même y avoir des PDG ruinés. Mais Super Etat est là, avec ses petits bras costauds, qui va vous régler tout ça.
Notre Super Duponzy national nous a refait le siège de Toulon, mais ne s'est pas endormi sur un tambour après la bataille. Comme l'autre historique, quelques minutes de sommeil suffisent au grand stratège, réveil au clairon le lendemain à 5 heures, tout le monde de la finance au garde à vous, et que je vais vous rassurer les marchés, et que je vais sauver les entreprises.... J'ai 2 ou 3 milliards qui sommeillent, servez vous....
La veille, c'était le marasme, la dette publique , l'obligation de se serrer la ceinture pour les français, les suppressions d'emplois de fonctionnaires, la privatisation de la Poste, etc.... Aujourd'hui, c'est Miterrand au pouvoir, on rachète des boites (qui coulent...), l'intervention de l'état bénie par les ultra libéraux.
Certains, si ils étaient malins, ou bien de gauche, y verraient la preuve que le marché ne se civilise pas, ne se raisonne pas, qu'il n'a d'autre objectif que lui même, et que cette crise est bien la preuve qu'il faut sauver les services publics, contrôler les marchés financiers, interdire certaines pratiques douteuses, faire la chasse aux paradis fiscaux, au secret bancaire, nationaliser pour de bon une ou deux banques incontournables.
Mais non. J'ai entendu le sieur Hollande expliquer comment, en baissant certaines charges sociales, en facilitant le crédit aux entreprises, etc... ça pourrait aller mieux, mon brave monsieur. Mais augmenter les salaires, on dirait qu'il n'y pensait pas.
Ah si, il a suggéré de "relancer les négociations salariales". Monsieur le gentil patron, allez discuter salaires avec les syndicats (là où il y en a), et revenez nous voir... On se donne six mois, un an?
Et bien sûr tous les experts de tous bords (enfin, ils sont tous du même bord) de se lancer dans de savantes explications. Mais il y une chose où TOUS les français sont experts, c'est le caddie de la ménagère, le pouvoir d'achat. L'état est le premier employeur, qu'il montre l'exemple et augmente les salaires des fonctionnaires, surtout les basses catégories. Il a un autre levier, le SMIC. Au lieu de baisser les charges, augmentons le.
"Il n'a jamais été aussi facile d'être de gauche, vu la crise actuelle" a dit Hamon (cf le Temps, par exemple). Mais la gauche qui desespèrement essaye de se construite une bonne image social-démocrate : "le marché, je le respecte, faut être de son temps..." est paumée. Comment, le marché n'est pas parfait, c'est une impasse, on utilise l'argent des contribuables pour... la liste est longue...???Diantre, serait-ce possible?
Alors oui, Sarko, Bush et les autres utilisent les moyens censés être de gauche, parce que c'est la seule solution. Ca devrait donner à réflechir, non?
En attendant, je crois que je vais retirer mes petites économies de mon livret A, pas envie de les donner aux patrons...
La virgule finale s'impose naturellement, mais je ne connaissais pas le clip.... Je vous laisse interpréter les images.
23:06 Publié dans construire, humeur, résister, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, sarkosy, bush
24.09.2008
La main invisible du marché
dans la poche du contribuable. C'est ce que tout le monde constate : banques en faillite, ou presque, mille milliards de dollars versés par les contribuables américains, plusieurs milliards par les contribuables européens. Ca doit être ça, civiliser le marché!.
Pendant ce temps là, on commence à y voir plus clair au sein du parti : on est passé de 21 contributions à 6 motions.
Je ne vais pas déflorer le sujet, l'encre n'est pas sèche, et il faut en garder pour les discussion en section.
Simplement, clin d'oeil à un webteur qui se reconnaitra, une DES motions qui ne présente pas de presidentiable, la motion C...
22:58 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congrès, motions, hamon, crise financiere
16.09.2008
Super, on a le droit de parler
Il est venu, le joyeux temps des contributions. On se fait plaisir à aller défendre la sienne devant les camarades, on retrouve l'envie de débattre, de confronter les idées, bref, de parler politique.
Mais au fond, pour quoi faire? Toutes ces contributions, et y compris celle que je défends, vont être passées à la moulinette de la commission de synthèse, un machin réservé aux milieux autorisés, où les militants de base ne sont pas invités. Il va en ressortir une, deux, cinq motions? Et là on va nous demander de voter, gentiment, sur les accords entre chef de...de quoi, de courant, de file, de bande, je ne sais plus.
Dernier avatar de ce roman feuilleton, je reçois une fois de plus une lettre estampillée Assemblée Nationale, quel honneur, signée Arnaud Montebourg, où j'apprends que Rénover Maintenant - auquel je n'appartiens pas- et Socialisme et Démocratie -les strauss-kahniens-, ont fusionné. La glace et le feu se mélangent, ça sent l'évaporation.
Mais sur le terrain, les militants en ont marre de la guerre des chefs, c'est quand même ce qui ressort le plus nettement. Hier à Montceau, avant à Chalon, à Mâcon, mis à part ceux qui attendent le leader providentiel, celui qui sauvera le parti de l'enfer de l'opposition, ils veulent un projet, solide, qui tienne la route, un secrétaire national capable de mettre tout le monde au boulot, boulot pas mal dégrossi déjà si on considère que tout le monde est "quasi" d'accord sur le fond. Les stratèges de terrasses, les amoureux de petites phrases, les tricoteurs de textes alambiqués, ils n'en peuvent plus.
Ils se sentent dépossédés de leur parti, ils n'atttendent qu'une chose, qu'on leur redonne la main, qu'ils soient entendus, reconnus, pas seulement utilisés lors des "temps forts", les élections qui ritualisent la vie du parti. Et toutes tendances, ou non tendances, confondues.
Pendant ce temps là, on se pipolise toujours un peu plus, tendance TF1. on lance des formules. la dernière dont j'ignore l'origine est pitoyable. Il s'agirait de construire un "socialisme durable"... et recyclable aussi, pendant qu'on y est?
Pendant que les syndicats s'essaient à de nouvelles formes de mobilisations, avec plus ou moins de bonheur, mais enfin, ils essaient, le parti reste ostensiblement ancré dans son fonctionnement, ses vieilles habitudes, sur l'air de : on va tout changer, mais pas trop vite. Votez pour moi, mon courant (enfin, ce qui en reste), ma motion -le temps venu- et vous allez voir ce que vous allez voir.... Quant aux "nouvelles militances", c'est bien gentil, mais pas transposable à la politique. Ben oui, tant qu'on a pas essayé, on peut pas savoir.
Pour finir, merci à vous zautres, qui passez me voir de temps en temps. On a franchi le cap des 5000 visites fin aout. Je n'avais pasd'autre objectif que de continuer ce blog dans la mesure où il était un peu fréquenté. Il l'est, ni trop ni trop peu, alors on va continuer à faire un bout de chemin ensemble.
Pour le plaisir...
Jean-Patrick Capdevielle - Quand t'es dans le désert
envoyé par siciline
19:35 Publié dans construire, humeur, liberté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congres reims, contributions, montebourg, renover maintenant, socialisme et démocratie, filoche
17.07.2008
Contorsions et grands écarts
Voilà quelle sera la position idéale du militant lambda pour le congrès de Reims. Je vais essayer de vous résumer, mais ça devient compliqué, il faut s'accrocher.
On part avec 21 contributions, je ne les rappelle pas toutes : les présidentiables qui jurent que c'est même pas vrai : Delanoë, Royal, les opposants classique aile très gauche , Melenchon, Emmanuelli, Filoche, un homme au coin du bois qui a l'habitude de humer le vent : Fabius. J'en passe quelques uns pour arriver au duo des reconstructeurs : Moscovici - Montebourg.
Là, on est sur le grand écart : l'aile "droite" du parti (ils n'aiment pas qu'on leur dise ça) et une ex aile gauche, recentrée pour reconstruire. Aucune prétention présidentielle. Pour Montebourg, je veux bien le croire, il est ambitieux mais réaliste. pour Moscovici himself...certes, mais si on considère qu'il roule pour Straus-Kahn, en exil (?) à la direction du FMI, tenu de se taire de par le règlement du dit FMI... on joue au billard à deux bandes.
Mais admettons. Quelques échos de camarades restés fidèles au conseiller général de Montret, nonobstant l'abandon du principe du non cumul, trouvent que l'alliance avec Mosco, ça commence à faire beaucoup. C'est là , camarades, qu'il faut vous entraîner à aller plus loin dans la gymnastique.
Selon Libé-Lyon Moscovici a fait les yeux doux à Gérard Collomb, maire de Lyon, porteur aussi d'une contribution.
Selon l'auteur du billet, la motion "la ligne claire" de Collomb : Élaborée notamment avec Jean-Noël Guérini, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la Ligne claire est parfois présentée comme la contribution des barons non parisiens du PS" A ne pas confondre avec les barons parisiens, s'il vous plaît !
"Avec l'arrivée de Moscovici dans la galaxie de la Ligne claire se profile un possible rapprochement avec les troupes de François Hollande. Cela permettrait à l'initiative des barons de peser cette fois clairement dans l'avenir de leur parti. Et d'esquisser un possible rassemblement au centre-gauche du parti, cassant l'initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti".
Bon, il va falloir faire un choix : si les amis de Montebourg restent fidèles à leur engagement contributaire, il se retrouvent avec...les barons de province et peut-être même Hollande (au dessus de baron, c'est quoi, prince?), et ça casse les reconstructeurs.. Ce n'est plus de la gymnastique, mais de la contorsion.
J'imagine quelques tempêtes dans les cranes. Reconstruire le parti avec Collomb, Guérini, Hollande... Si cette pilule passe, chapeau bas, le coup est grandiose! Il faut l'oser.
Ah, j'oubliais un morceau de choix : Collomb emmène Manuels Valls dans ses bagages, vous savez, celui qui est contre "le compassionisme", pour une politique des quotas en matière d'immigration. Bon appétit, camarades!
Bizarre comme l'ambiance cynique et dandy de Dutronc m'inspire en ce moment pour les illustrations musicales...
Jacques Dutronc et Jacques Lanzmann
l'hotesse de l'air
22:46 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : collomb, moscovici, congres, reims, montebourg, contribution, valls
05.07.2008
baiser hégémonique
Bon d'accord, le titre de ce billet mériterait d'être dans l'album hebdomadaire de la comtesse, mais je n'ai pas pu résister...un coucou au canard en passant.
Au départ, mon propos était plutôt de rebondir sur une déclaration de Besancenot reprise sur le nouvel obs permanent
"Le seul moyen de redonner confiance à des milliers de gens, c'est de faire comprendre qu'il y a une nouvelle force politique qui compte peser et contester l'hégémonie du PS sur le restant de la gauche".
Hégémonie, quel gros mot, quelle insulte s'offusqueront les barons....
Ben camarade, faut regarder de plus prés...
Hégémonie, déjà, ça veut dire quoi?
Sur Wikipédia, on nous dit : "Dans le langage courant, l'hégémonie est une domination sans partage "
Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le parti se laisse peu infiltrer par les pratiques et les idées de gauche nouvelles.
21:56 Publié dans construire, du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.06.2008
Silence dans les rangs, laissez parler les grands
Je n'aime pas mélanger les casquettes, mais quand elles se mélangent d'elle même, il faut bien en tenir compte.
Or donc, ce jeudi 12 juin je recevais un des mensuels de mon syndicat préféré, diffusé à 600 000 exemplaires. La BD de Charp en page 10 ne peux pas laisser indifférent : quelle image peuvent avoir du parti les salariés, les syndiqués, quand un des dirigeants nationaux du ps est ainsi écharpé? Car pour le commun des non socialistes, Valls, Filoche, Hollande, Royal, Délanoë et les autres, c'est à mettre dans le même sac.
Et on se retrouve avec un parti complice des patrons, et je ne peux pas leur en vouloir de penser ainsi.
Restons sur le cas "Valls". Oui, il l'a écrit, Libération du 20 septembre 2007 :
"il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre Constitution. Pour garantir l’insertion sociale et économique des immigrés, il est indispensable, d’abord, de donner la priorité à la qualification et à la formation de celles et ceux qui arrivent sur notre sol."
"Seuls une harmonisation des politiques de contrôle et un renforcement des politiques européennes de codéveloppement pourront canaliser, sur la durée, la pression migratoire." Sur ce sujet, je vous invite à cliquer sur le lien "contre la directive de la honte", pour voir ce que ça donne, l'harmonisation européenne!
Sur son blog, pas d'hésitation : " Moi, je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale" (interview au Point, billet du 26 avril 2008).
"Aujourd'hui, on vit plus longtemps, et il est probable que nous allons devoir travailler plus pour vivre mieux" (entretien France Soir, 19 mai 2008)
On pourrait ainsi enfiler les perles à satiété. Mais c'est un goût amer qui nous resterait dans la bouche, alors j'arrête là.
D'autant que mon propos n'est pas tant d'accabler le sus nommé Valls (encore que...), mais de m'étonner que d'un côté, les dirigeants nationaux se commettent dans de telles dérives, s'attirent les réactions des "partenaires historiques de la gauche" (voir dessins de Charp) et dans un même temps, on nous dit, à nous militants de base : silence dans les rangs, de la discipline, camarade, le temps du congrès va venir, là vous aurez la parole.
Et pourquoi la parole, je ne l'aurais pas aujourd'hui, comme les camarades Valls, Royal, Délanoë - un autre néo socialo libéral, celui là- et autres "grandes figures"?
Parce que, pour faire court et ne pas dévoiler le débat passionné, voire passionnel, que nous avons eu en section hier, c'est un peu ce que j'ai entendu. Après une série d'échanges de mails qui allaient crescendo, sans modération, le message des "officiels" du parti a été clair : on ne change pas nos méthodes, on ne se remet pas en question sur notre fonctionnement, pour apaiser le débat et parler enfin politique : un calendrier a été fixé par Solférino, on va la jouer à l'ancienne, abreuver le parti de contributions, laisser mariner ça dans les coulisses de la Rochelle, de Reims, et fiers de nos victoires récentes, (dont Valls lui même dit quelles sont plus dues à un rejet de Sarko qu'à une vraie rénovation de notre projet), vous allez voir ce qu'on va voir !!! Bref, on ne change pas une équipe qui gagne et une méthode qui a fait ses preuves
Or, il y a un malaise dans la section, et dans la circonscription, mais c'est la faute à...
Moi, la chasse aux sorcières ne m'a jamais intéressé. Ce que je veux savoir, c'est comment on s'en sort, qu'est ce qu'on propose?
Des propositions existent, des camarades en ont fait, j'en ai quelques unes en stock. Pas de recettes miracles, mais qu'au moins on puisse en débattre, proposer ICI ET MAINTENANT un autre fonctionnement sans attendre les révolutions de palais à Solférino ou rue Gloriette.
Remettre la section en ordre de marche, dans le respect de la diversité, dans un nouveau contexte, où la gauche est majoritaire sur le canton, où des camarades ont des fonctions électives, ce qui nous pose une question qui n'est pas nouvelle : quels rapports entre les militants et les élus, comment jouer notre rôle de force politique sans se laisser manoeuvrer ni plomber leur travail? Cette simple question mérite déjà en soi un débat, physique ou par mail si c'est bien géré. Pour info, la section compte 59 membres, dont 7 non connectés. Nous étions 12 hier... Je vous laisse cogiter ça...
Quant au fait que je mette ça en ligne, donc sur "la place publique" (une petite place, je vous rassure) tapez dans un moteur de recherche: Mélenchon, Valls,Lang, Filoche, ou plein d'autres...Vous trouverez leurs sites ou blogs.
Je fais comme eux, c'est tout.
Pour finir, une petite vidéo pas musicale (j'ai retrouvé Daily motion, désolé...), mais qui fait plaisir, pour celles et ceux qui n'ont pas vu Filoche à Mâcon récemment, 6 minutes de gauche...
11:08 Publié dans construire, du revermont au bourbonnais, humeur, liberté, résister, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : valls, militant, dirigeants ps, reconstruire, image de ps
10.06.2008
Oui, il y a une gauche au ps
C'est un peu comme sur l'image que je pensais être: un animal bizarre au milieu de gens "bien comme il faut", qui disent bonjour à la dame et merci au banquier.Enfin une contribution de gauche dans le Parti socialiste
Elle parle de social, de salaires, des 35 h, du code du travail, de la sécu, de la retraite à 60 ans, de l’impôt républicain, inouï, non ?
Devinette : la presse braquera t’elle ses projecteurs dessus ?
Nous sommes socialistes ET socialistes
Entre ceux qui me disent : pourquoi tu reste avec eux, et les autres : pourquoi tu reste chez nous, j'ai trouvé ma réponse : parce qu'il y a encore un peu de lumière au fond du couloir, et que j'ai bien envie de visiter cette pièce là.
Accessoirement, il était invité à Mâcon par le collectif "Riposte", composé d'associations, du PC, d'Attac, du PS (un peu de bout des lèvres pour ce dernier....).
Riposte, résistance, on reste dans le même vocabulaire!!
Crédit photo : Anouchka L.
08:50 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : filoche, democratie et socialisme

