13.06.2008

Silence dans les rangs, laissez parler les grands

cgt.jpgJe n'aime pas mélanger les casquettes, mais quand elles se mélangent d'elle même, il faut bien en tenir compte.

Or donc, ce jeudi 12 juin je recevais un des mensuels de mon syndicat préféré, diffusé à 600 000 exemplaires. La BD de Charp en page 10 ne peux pas laisser indifférent : quelle image peuvent avoir du parti les salariés, les syndiqués, quand un des dirigeants nationaux du ps est ainsi écharpé? Car pour le commun des non socialistes, Valls, Filoche, Hollande, Royal, Délanoë et les autres, c'est à mettre dans le même sac.

Et on se retrouve avec un parti complice des patrons,  et je ne peux pas leur en vouloir de penser ainsi.

Restons sur le cas "Valls". Oui, il l'a écrit, Libération du 20 septembre 2007

"Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration."

 "il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre Constitution. Pour garantir l’insertion sociale et économique des immigrés, il est indispensable, d’abord, de donner la priorité à la qualification et à la formation de celles et ceux qui arrivent sur notre sol."

"Seuls une harmonisation des politiques de contrôle et un renforcement des politiques européennes de codéveloppement pourront canaliser, sur la durée, la pression migratoire." Sur ce sujet, je vous invite à cliquer sur le lien "contre la directive de la honte", pour voir ce que ça donne, l'harmonisation européenne!

Sur son blog, pas d'hésitation : " Moi, je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale" (interview au Point, billet du 26 avril 2008).

"Aujourd'hui, on vit plus longtemps, et il est probable que nous allons devoir travailler plus pour vivre mieux" (entretien France Soir, 19 mai 2008)

On pourrait ainsi enfiler les perles à satiété. Mais c'est un goût amer qui nous resterait dans la bouche, alors j'arrête là.

D'autant que mon propos n'est pas tant d'accabler le sus nommé Valls (encore que...), mais de m'étonner que d'un côté, les dirigeants nationaux se commettent dans de telles dérives, s'attirent les réactions des "partenaires historiques de la gauche" (voir dessins de Charp) et dans un même temps, on nous dit, à nous militants de base : silence dans les rangs, de la discipline, camarade, le temps du congrès va venir, là vous aurez la parole.

Et pourquoi la parole, je ne l'aurais pas aujourd'hui, comme les camarades Valls, Royal, Délanoë - un autre néo socialo libéral, celui là- et autres "grandes figures"?

Parce que, pour faire court et ne pas dévoiler le débat passionné, voire passionnel, que nous avons eu en section hier, c'est un peu ce que j'ai entendu. Après une série d'échanges de mails qui allaient crescendo, sans modération, le message des "officiels" du parti a été clair : on ne change pas nos méthodes, on ne se remet pas en question sur notre fonctionnement, pour apaiser le débat et parler enfin politique : un calendrier a été fixé par Solférino, on va la jouer à l'ancienne, abreuver le parti de contributions, laisser mariner ça dans les coulisses de la Rochelle, de Reims, et fiers de nos victoires récentes, (dont Valls lui même dit quelles sont plus dues à un rejet de Sarko qu'à une vraie rénovation de notre projet), vous allez voir ce qu'on va voir !!! Bref, on ne change pas une équipe qui gagne et une méthode qui a fait ses preuves

Or,  il y a un malaise dans la section, et dans la circonscription, mais c'est la faute à...

Moi, la chasse aux sorcières ne m'a jamais intéressé. Ce que je veux savoir, c'est comment on s'en sort, qu'est ce qu'on propose?

Des propositions existent, des camarades en ont fait, j'en ai quelques unes en stock. Pas de recettes miracles, mais qu'au moins on puisse en débattre, proposer ICI ET MAINTENANT un autre fonctionnement sans attendre les révolutions de palais à Solférino ou rue Gloriette.

Remettre la section en ordre de marche, dans le respect de la diversité, dans un nouveau contexte, où la gauche est majoritaire sur le canton, où des camarades ont des fonctions électives, ce qui nous  pose une question qui n'est pas nouvelle : quels rapports entre les militants et les élus, comment jouer notre rôle de force politique sans se laisser manoeuvrer ni plomber leur travail? Cette simple question mérite déjà en soi un débat, physique ou par mail si c'est bien géré. Pour info, la section compte 59 membres, dont 7 non connectés. Nous étions 12 hier... Je vous laisse cogiter ça...

Quant au fait que je mette ça en ligne, donc sur "la place publique" (une petite place, je vous rassure) tapez dans un moteur de recherche: Mélenchon, Valls,Lang, Filoche, ou plein d'autres...Vous trouverez leurs sites ou blogs.

Je fais comme eux, c'est tout.

Pour finir, une petite vidéo pas musicale (j'ai retrouvé Daily motion, désolé...), mais qui fait plaisir, pour celles et ceux qui n'ont pas vu Filoche à Mâcon récemment, 6 minutes de gauche...

  

 

10.06.2008

Oui, il y a une gauche au ps

WantedPoster.jpgC'est un peu comme sur l'image que je pensais être: un animal bizarre au milieu de gens "bien comme il faut", qui disent bonjour à la dame et  merci au banquier.
Et voila-t-y pas que je découvre, en chair et en os, un socialiste qui nous dit, tranquillement, que NON, la France n'est pas pauvre, que le problème des retraites n'est pas si compliqué que ça à gérer, c'est juste une question de choix politique : ou on prend l'argent aux riches pour le donner aux pauvres, ou c'est le contraire, que la valeur travail n'existe pas, mais que la valeur de MON travail, ça, c'est une réalité.
Je découvre un membre du conseil national du ps, s'il vous plait, qui nous dit : "je recevais dans mon bureau d'inspecteur du travail, il y a quinze jour...". C'est qu'en plus, il fait pas politique à plein temps, le bonhomme, c'est pas son vrai métier, et les salariés, il en rencontre des vrais (si, ça existe, il nous a dit que 93% de la population active aujourd'hui est salariée...)
Allez, vous l'avez reconnu, c'est un certain Gérard Filoche, peut-être que lui aussi il est classé "abnormal behaviour" par les sociaux libéraux qui se lancent dans l'investiture secrétariale préparatoire au prochain congrès.
Mais je ne peux pas tout bien expliquer comme lui, il faut lire le projet de contribution de Démocratie & Socialisme (et pas le contraire : socialisme et démocratie, c'est Stauss Kahn).
Sur le site, la présentation du texte est simple, directe :

Enfin une contribution de gauche dans le Parti socialiste

Elle parle de social, de salaires, des 35 h, du code du travail, de la sécu, de la retraite à 60 ans, de l’impôt républicain, inouï, non ?

Devinette : la presse braquera t’elle ses projecteurs dessus ?

Nous sommes socialistes ET socialistes

 Entre ceux qui me disent : pourquoi tu reste avec eux, et les autres : pourquoi tu reste chez nous, j'ai trouvé ma réponse : parce qu'il y a encore un peu de lumière au fond du couloir, et que j'ai bien envie de visiter cette pièce là.

 Accessoirement, il était invité à Mâcon par le collectif "Riposte", composé d'associations, du PC, d'Attac, du PS (un peu de bout des lèvres pour ce dernier....).

Riposte, résistance, on reste dans le même vocabulaire!!

Crédit photo : Anouchka L.

25.05.2008

On vole à vue dans le brouillard

1632154761.jpgCe serait à mourir de rire, mais on verserait dans l'humour macabre.

Résumé de quelques faits :

Alors que la désespérance des français fait croire à la gauche -surtout au ps- qu'elle a remporté une magnifique victoire lors des dernières élections, tous les secteurs n'ont pas eu le même dynamisme.

En 71, on a connu: soit pléthore de candidatures ps,   soit une débandade magistrale (voir billet précédent) qui a fait perdre à la gauche plus de dix points entre les législatives/présidentielles et les municipales/cantonales. Je parle bien sûr de Mâcon. 

Alors maintenant il faut faire les comptes. Les bons comptes faisant les bons ennemis, on a trouvé sur le mâconnais la coupable idéale, la candidate aux législatives, gentiment mais fermement écartée aux cantonales, isolée sur les municipales, donc fautive de ne pas s'être imposée face aux caciques locaux et trans locaux (il y a du bressan dans l'air...).

Hardi petit, c'est reparti comme en 14 (14cent 31, date de la crémation la plus célèbre de France), on chasse la sorcière. Le secrétaire de circonscription himself demande la tête, les pieds et les mains de la susdite candidate. Brûlons la, ce sacrifice expiatoire nous purifiera tous. L'annonce faite (pas à Marie) en section, serait accompagnée d'un courrier à la fédé!

Réalité, hypothèse? Les paroles, en tous cas, sont avérées par plusieurs camarades présents lors d'une réunion de section à Mâcon.

A Cluny, où le candidat divers gauche a gentiment pris la ville, le ps promène sa victoire sur les remparts de Varsovie : le ps a gagné Cluny. On entend tousser les membres non encartés (ou encartés ailleurs) de la liste victorieuse. L'hégémonisme est généralement peu apprécié.

 Et pour arranger tout ça, des camarades se balancent des mails acerbes, ce qui fait partie de la vie démocratique de tout collectif. Bref, l'ambiance est chaude, à défaut d'être chaleureuse.

A Mâcon comme à Cluny (et peut-être ailleurs dans le département), il se passe ce qui n'est pas rare dans un groupe de personnes visant toutes le même objectif, mais préconisant des voies différentes : ça discute, ça s'énerve, le ton monte un peu, un peu plus, on atteint les aigus, on va bientôt passer aux ultra sons (j'ai pas écrit ultra çons...).

Normalement, dans tout collectif qui fonctionne un peu bien,  il y a des "autorités de régulation", fédé départementale, régionale, nationale, etc...

Leur premier boulot n'est pas tant de dire qui a tort ou raison, mais de faire en sorte que l'appareil fonctionne et de mettre de l'eau sur les premières braises, avant que l'incendie ne se propage.

État des lieux :

Première  autorité de régulation à Cluny : le secrétariat de section. Sa titulaire est impliquée dans les critiques portés à l'encontre du parti contre l'hégémonisme dont il fait preuve. Sur les échanges de mails entre camarades, pas une seule réaction pour arrondir les angles.

Deuxième autorité de régulation : le secrétariat de circonscription. Voir plus haut, il joue à l'évêque Cauchon, et instruit le procès en hérésie.

Troisième autorité : le fédé départementale. Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé.  Silence radio, panne de radar, voir l'illustration de ce billet. Le secrétaire fédéral a bien été informé de sdifficultés de la section de Cluny, mais ça doit le dépasser.

Résultat de cette course d'autistes : personne pour proposer au moins une médiation, et personne pour avancer des axes de travail fédérateurs. On part sur un combat de gladiateurs.

On va donc continuer à flinguer tous azimuts, compter les cadavres pour savoir qui sera vainqueur au final. James Bond va faire figure de non-violent au regard de cet OK Corral du sud de la Bourgogne.

Certains bien évidemment me reprocheront ce billet : "tu n'es pas obligé de déballer nos petits problèmes internes, lavons notre linge sale en famille"...

Camarade, traîne un peu sur les marchés, dans les manifs, tu verras alors que cela devient de notoriété publique, que seul le Journal de Saône et Loire ne nous fait pas encore l'honneur de traiter du sujet.

Alors ne soyons pas hypocrites et mettons cartes sur tables, arrêtons les tacles par derrière et les coups en douce, ça sera déjà une rénovation concrète dans nos pratiques...

En attendant, je vais aller desherber un peu, j'aurais l'impression de faire quelque chose d'utile. 

17.05.2008

Et hop, c'est parti

43288680.gifL'encre du précédent billet est à peine sèche (ou les pixels à peine refroidis) que, hop, le Nostradamus du Poirier Bouchot se frotte les mains : une première candidature est lancée, la course à l'échalote peut démarrer.

Ségolène se lance. Bien sûr, elle a UN PROJET. Difficile d'ailleurs de se présenter au poste de premier fédéral sans faire trois quatre pages de propositions, c'est la moindre des choses. De là à dire que c'est LE projet du parti... Ou alors il y a quelque chose dans la démocratie interne qui m'a échappé.

C'est que notre hase doit se dépêcher, d'autres lièvres sont sur les rangs, Delanoë par exemple, mais on doit s'attendre à ce que quelques tortues sortent du bois au dernier moment.

Les proches de DSK parlent de parti qui tourne à la"pétaudière", Jack Lang déplore la bataille des égos (venant de lui, c'est assez savoureux), bref, ils ont le sentiment de s'être fait griller... Ce qui ne fait guère avancer le schimilimilimiblick!

On est dans les jeux tactiques: je me prépare qui pour le congrès, qui pour 2012, voire les deux, mais pas d'ambitions personnelle : JE est l'intérêt commun (non, j'a pas fait de fôte de franssais, ça se dit chez les psy.) PROMIS JURE, on vous dit!!!!!

Alors oui, je crois qu'il va falloir être fin tacticien pour faire bouger dans les têtes, faire avancer UN projet, des idées nouvelles et des fonctionnement nouveaux.

Alors qui parmi les lièvres ou les tortues ? Fontaine, boiront ils de ton eau ? Dans la série : chronique d'une catastrophe annoncée, les élément se mettent gentiment en place. Tout le monde le sait, qu'on va dans le mur, et tout le monde se dépêche de courir plus vite. Résultat, le mur, on va se le prendre encore plus fort, à une allure TGV. Mais je ne crois pas qu'on réussisse à casser des briques de cette manière.

Rendez vous aux prochaines déclarations de candidature. Je ne vais pas faire un billet à chaque fois, je vais attendre et faire un lot !

 Dans un autre domaine, je note avec plaisir que, dans les propositions  de rénovation, on se baserait sur les votes lors des différents scrutins internes pour évaluer la représentativité des sections et des fédés. Je ne pense pas que ça fasse remonter le taux de participation, mais ça va brasser sévère dans le "poids" affichés par certains (et même en 71...)  - et merci de remarquer en passant que je fais pas qu'à critiquer comme un vulgaire gauchiste de base :).

04.03.2008

Sprint Final?

J - 5, J- 4, J moins de plus en plus.... Dimanche soir, on y verra plus clair sur les municipales et les cantonales. Vaguelette, beau rouleau, mega spot (pour les surfers) ou tsunami? Combien de mairies, de départements basculeront? Combien de capitaines...non, c'est autre chose..quoique...

Alors plus que jamais, le silence disciplinaire, est de rigueur, on en arrive à des règles monastiques... J'ai vu passer un échange de mails ahurrissant : un camarade râlait contre un co voiturage inorganisé, et on a frisé le délit d'attaque contre le parti : le fou suicidaire, c'était lui, pas ceux qui, en charge de l'organisation du parti, n'ont pas fait leur boulot. SI-LEN-CE, on vous dit, pas un orteil qui dépasse.

Nous, on va reconquérir le conseil général, déjà à gauche, ça va être super. Enfin, pour ce qui est de la hausse des prix, des loyers, des licenciements, de la politique internationale, etc... je sais pas trop comment on va faire, mais la Saône et Loire étant un département carrefour, nul doute qu'on trouvera des solutions. Si, on nous le garantit.

Bon, on va faire court, d'autant que soit Hautetfort, soit mon ordi, on a un problème d'insertion d'image, ça me frustre, je vous en avais trouvé une super, du surréaliste Escher, alors pour rester sur l'homonymie (mon facteur me dira si ce n'est pas le bon terme) je vous propose un plaisir perso :

 

 

 

 

16.02.2008

De la perte des valeurs...

477c6332f9ae8d12cce516e96c139214.jpgCe tableau de Dali est l'image qui m'est venue à l'esprit quand j'ai parcouru les prises de positions sur la proposition de Sarkozy de "confier la mémoire d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2".

D'un coté, un réaction sans appel de Simone Veil qui juge l'idée insoutenable (voir notamment l'article de Rue 89).

Extrait de ses propos cités dans l'Express.fr :

"A la seconde, mon sang s’est glacé". (...)

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."

Alors que de nombreuses associations, dont L'Union des Etudiants Juifs de France, la Licra, le MRAP, etc, et tout le milieu éducatif dénonce cette initiative malsaine (le mot est faible) et que certains socialiste font corps avec ces réactions, je suis resté SUR LE CUL en apprenant que François Hollande  et Malek Boutih, secrétaire national aux questions de société, approuvent la position de Sarko (un lien presse parmi d'autres : le Parisien du 15 février).

Bien sûr l'UMP fait bloc derrière son chef, mais l'autorité morale de Simone Weil sur ce sujet balaie d'une pichenette cette position.

Ce qui m'inquiète le plus - hélas toujours sans surprise-, c'est la cacophonie du ps sur ce sujet, son incapacité à se positionner sur des grands principes, et à cet égard ce sujet est révélateur.

La Shoah, dont il faut certes respecter le drame et ne pas l'oublier, c'est l'extermination des juifs, hommes, femmes et enfants.

Mais cette extermination a eu d'autres victimes : les tsiganes et autres rRoms, les homosexuels, les opposants politiques, etc...

Pourquoi ne pas en parler?

Au delà du débat pédagogique - qui devrait se clore sur la réaction sans appel de Simone Veil - c'est une certaine conception de l'égalité devant la souffrance qui est mise en cause.

l'Egalité, ça figure bien dans une certaine devise, non?.

L'Egalité devant l'horreur, il semble que le ps ne soit pas au clair sur ce sujet...

Alors que certains nous disent : on est en campagne, silence dans les rangs (je sais, je me répète, mais ça me soulage...) nos grosses têtes tiennent des propos...inqualifiables.

Au delà de la colère, je me sens gagné par la honte... Dur à reconnaître, mais si je suis honnête avec moi-même (avec avec mes webteurs/trices), c'est bien le sentiment qui est le plus fort aujourd'hui sur ce sujet.

Et si on revient sur le terrain politique (mes états d'âme ne vont pas intéresser tout le monde), cela veut dire que certains socialistes auraient pu proposer la même chose...

Et certains utopiste au sein du parti qui réclament un vrai projet...

Pour la conclusion musicale, vous n'y échapperez pas, un classique de Jean Ferrat qui resitue bien le problème...

 

09.02.2008

J'ai oublié de vous dire

86e0aa8c96dec3f5d61aea4a3cd8c4ed.jpgOu plutot ça m'est venu lors d'une réunion comme je les aime au sein de ma section préférée,  passionnée, un peu houleuse, ou on pose les choses sur la table, franchement, et ou on peut vider son sac.

Parfois, ça se finit au café du coin, autour d'un demi, parfois ça créé des rancunes tenaces. J'aimais bien avant, quand on allait boire un coup après...

Donc, suite au billet précédent, un élément supplémentaire : comment faire bouger un parti.

On est d'accord, je reste dedans (cf cours précédent) mais surtout, ne pas rêver du grand soir, de mettre Solférino sens dessus dessous, et prendre le parti à la hussarde, tels les Romains enlevant les Sabines (ça, c'est pour faire cultureux, prenez pas peur...).

Non, juste ici et maintenant (marotte socialiste), agir localement pour ... si j'écris penser global, on va me taxer de gauchisant tendance...81abe619c3faf31911ba3a903e6e45fc.gif

Alors le gars sur le dessin de Morris (ça, c'est mon côté bédéphile, pas cultureux...) c'est pas moi.

Pas envie d'être un poor lonesome socialiste, and a long way from home...La rénovation, elle ne va pas partir d'en haut pour s'appliquer en bas, elle doit se construire localement, en fonction des femmes et des hommes qui se rencontrent, et qui bossent (ou veulent bosser) ensemble.

 Comme c'est juste une mise au point, que j'ai un billard à faire, sauf coup de fil intempestif (allusion réservée à quelques initiés), je termine par une spéciale dédicace (la deuxième en deux billets, faut que je me surveille...) à des copains idéalistes que j'aime bien...

04.02.2008

Kess tu t'embetes

66eb44b5e5a64e5b394b85fa0f17ab92.jpgà rester dans ce parti (et je vous passe les qualificatifs qui suivent)? Ou alors : si tu n'es pas content, pourquoi tu ne le quittes pas?

La première question, beaucoup de mes amis, communistes, alter, et autres me l'ont posée. Embarrassante, je l'avoue. Ce billet va me permettre de mettre mes idées au clair, disons le tout net.

Quant à l'autre, la réponse est simple : tant que je gène, ça prouve que ça sert à quelque chose, alors je reste. La où j'mets d'la gène j'ai du plaisir...

Revenons à la vraie question : pourquoi ne pas aller ailleurs, voire nulle part, être un total électron libre, indépendant et autonome?

Cette seconde hypothèse est totalement exclue : seul, autonome, indépendant, après 15 ans de militantisme associatif, dans un mouvement national (la première fédération de parents d'élèves, que je ne citerais pas pour respecter ses statuts...), je sais que c'est l'impasse, qu'on ne construit qu'à plusieurs, qu'on ne fait bouger les lignes, même petitement, qu'avec un collectif et au sein d'un collectif.

Rejoindre "plus à gauche", peut-être trop vieux, ou plus sûrement certain de ne pas partager non plus toutes les positions, voire les fonctionnements.

Alors je reste, mais pour verser dans le côté positif de cette attitude, je reste parce que je ne m'y sens pas seul : ce que j'écris, d'autres, avec le même badge rose, le partagent (j'ai les noms, mais je vais pas balancer...).

Je reste, parce que, historiquement, le socialisme représente quelque chose : Jaurès, Blum, Mendès-France, ça reste des valeurs sures. Attention, je ne suis toutefois pas un exégète de ces bonshommes, ne me demandez pas une citation dans le texte...

Je reste, parce qu'on ne fait pas bouger une structure de l'extérieur, même si on m'a souvent dit le contraire (de l'intérieur, tu arriveras à rien...). Si, au moins à faire contre chant, voire contre champ. Si les gens comme moi s'en vont tous, il ne restera que les Strauss-Kahn et autre Jack Lang...plus les petits nouveaux qui montent ou voudraient bien. Et si on veut construire quelque chose avec toutes les forces de gauche, il faut bien des gens dans le ps pour faire le lien.

Je reste, parce que de rester à résister, le saut est facile, et que la résistance commence d'abord à l'intérieur de ce Titanic en dérive.

Aujourd'hui, j'ai la chance de ne pas être sur une liste pour les municipales, et le regret de ne soutenir personne pour les cantonales (biz à Nicole...), alors la discipline du parti, que je respecte quand je m'engage, je m'en sent plutôt libéré. Et de toutes façons, ça n'aurait peut-être pas changé mon attitude.

Alors bien sûr, dans mes billets, je tape plus sur le parti que sur Sarko. Explication : les blogs et sites contre Naboléon ne manquent pas, je me vois mal rajouter ma voix fluette, d'autant que certains sont très bons, politiquement et technologiquement.

Je tape plus sur le parti, car comme le forgeron fabrique un outil en tapant fort, je veux que le premier outil de l'opposition au retour d'une politique pétainiste soit le ps, et il faut lui mettre des coups de pieds dans le derrière pour qu'il ouvre un sourcil.

Je tape surtout sur le parti, car si cet outil s'écroule (et c'est bien parti...) ou se dégénère ( on a des symptômes de nécroses inquiétants), le vide qu'il laissera n'est pas prés de se combler.

Quant à l'argument ; tu donnes des armes à nos adversaires... ils n'en ont pas besoin, les pitreries de nos dirigeants nationaux leur suffisent, et Sarkoléon s'est arrangé pour se flinguer tout seul, selon les sondages.

Donc, avec toute l'amitié qui s'est forgée au travers de luttes communes, je dit à mes copains alter, communistes, anar ou trost (si c'est possible!!!) : je reste, on va voir si on peut arriver à faire bouger ce dinosaure (je ne dit pas mammouth, il y a plein d'instits et de profs que ça énerverait...). Il faut qu'on y arrive.

Et à mes copains socialistes, ON reste, on va bien voir mais ils vont être obligés de nous entendre quand on va se mettre  vraiment à donner de la voix (et quand ils auront besoins de nos voix, bientôt...).

Faisons la part du chanteur - remarquable dénicheur de bonnes chansons- et du people jet set -lamentable sarokosysé- pour déguster ce petit intermède final (oxymore ou pas?).

Et spécial dédicace à Manu : on les aura...
 

 

26.01.2008

Vive les mariés!!

7bea74faf8fcfb32256e3ec2d14e0706.jpgC'est fait. Aujourd'hui même, Monsieur Rebsamen en personne a marié Mohammed et Laétitia (voir billet précédent). Il a assuré par ailleurs être désormais plus vigilant sur ces dossiers, et prendre la responsabilité de transmettre ou non au procureur les futurs dossiers de ce type.

Quand on dénonce, il faut aussi savoir annoncer, et en l'espèce, se féliciter de cette prise de position du numéro 2 ou 2 bis du ps. L'avenir nous dira ce qu'il en est, mais l'expérience montre que la mobilisation peut payer.

Elle a été forte sur la toile, nul doute que Monsieur Rebsamen n'en ait eu écho (et on s'est arrangé pour que...).

Tirons le fil jusqu'au bout : d'une situation embrouillée, avec une mobilisation ad hoc, on peut faire bouger les positions de certains dirigeants socialistes. Cela ne peut qu'encourager les bloggeurs et autres listeurs a persévérer. Enfin, moi c'est comme ça que je le vois, autant vous dire que je n'ai pas fini de massacrer mon clavier.

Autre fil : la situation était bien sûr plus compliquée que je ne l'annonçais. Aurais-je dramatisé, aurais-je désinformé?

Que nenni, et n'attendez pas un méa culpa, vous allez être déçus. Mettre des bémols, des conditionnels, attendre et vérifier... même les journalistes ne le font plus, alors un simple citoyen lambda... Mais un coup de colère, une mobilisation spontanée, des élans du coeur... on a encore le droit, non, ou bien on vit dans un monde chloroformé et aseptisé par la bien pensance de la"juste mesure"???

Les réactions des internautes nettes, incisives, ont (permis, forcés, contraints...choisissez la nuance) une clarification du Maire de Dijon. Il s'en sort avec les honneurs, on ne peut que l'en féliciter.

On peut surtout s'en féliciter pour Mohammed et Laetitia. Meilleurs voeux en provenance du Poirier Bouchot, et merci, ce n'est pas tous les jours qu'on peut écrire sur un évènement aussi heureux.

Je me permets de leur offrir ce que je considère comme LA marche nuptiale par excellence, écrite par un vieil ours mal gratté...respect, s'il vous plait.

Carrément deux versions, vous choisirez, c'est moi qui régale (et ce n'est pas le texte le plus connu du moustachu à la pipe).

20.01.2008

Que choisir?

e7273f1ee1b09003d5c106f737ef50b4.jpgOn continue dans les parallèles historiques.

 Selon Wikipédia :

"Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le 20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume, à Versailles, par les 577 députés du tiers état aux états généraux de 1789. Face aux pressions du roi de France Louis XVI, ils firent serment de ne pas se séparer jusqu’à l’écriture d’une Constitution. Si ce serment n’a pas de portée juridique, son impact symbolique est très fort."

J'insiste un peu sur la fin de l'extrait. Le serment du Jeu de paume n'avait pas de portée juridique. Diantre, et cela a fait autant de bruit???

Alors passons du 20 juin 1789 au 4 février 2008. La donne a un peu changé. Les socialistes se lancent courageusement dans la bataille : ils iront à Versailles, ils siégeront. Et moi qui voulait les faire bosser  sur l'immigration...ça sera pour plus tard.

Après, chacun se dem... Enfin la majorité officielle est pour  une abstention forte et affirmée. Mais chacun fait ce qu'il veut, on aura du oui, du non, de l'abstention, on sent bien, là, une unité et une résolution inébranlable du parti.

Et si le 20/06/1789, l'union fut forte pour l'écriture d'une constitution, le 4/05/2008, la débandade sera générale pour le détricotage de la souveraineté du peuple et du pouvoir des députés.

Un certain Jaurès a déclaré : «La République c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté.»
On est bien parti...

Et l'abstention sera, de facto, une acte de collaboration à ce détricotage. J'ai dit collaboration? comme c'est bizarre...

"L'humour noir étant la politesse du désespoir" (Achille Chavée), pas de musique pour finir, un grincement de dent permanent par un maître du genre!


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