13.06.2008

Silence dans les rangs, laissez parler les grands

cgt.jpgJe n'aime pas mélanger les casquettes, mais quand elles se mélangent d'elle même, il faut bien en tenir compte.

Or donc, ce jeudi 12 juin je recevais un des mensuels de mon syndicat préféré, diffusé à 600 000 exemplaires. La BD de Charp en page 10 ne peux pas laisser indifférent : quelle image peuvent avoir du parti les salariés, les syndiqués, quand un des dirigeants nationaux du ps est ainsi écharpé? Car pour le commun des non socialistes, Valls, Filoche, Hollande, Royal, Délanoë et les autres, c'est à mettre dans le même sac.

Et on se retrouve avec un parti complice des patrons,  et je ne peux pas leur en vouloir de penser ainsi.

Restons sur le cas "Valls". Oui, il l'a écrit, Libération du 20 septembre 2007

"Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration."

 "il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre Constitution. Pour garantir l’insertion sociale et économique des immigrés, il est indispensable, d’abord, de donner la priorité à la qualification et à la formation de celles et ceux qui arrivent sur notre sol."

"Seuls une harmonisation des politiques de contrôle et un renforcement des politiques européennes de codéveloppement pourront canaliser, sur la durée, la pression migratoire." Sur ce sujet, je vous invite à cliquer sur le lien "contre la directive de la honte", pour voir ce que ça donne, l'harmonisation européenne!

Sur son blog, pas d'hésitation : " Moi, je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale" (interview au Point, billet du 26 avril 2008).

"Aujourd'hui, on vit plus longtemps, et il est probable que nous allons devoir travailler plus pour vivre mieux" (entretien France Soir, 19 mai 2008)

On pourrait ainsi enfiler les perles à satiété. Mais c'est un goût amer qui nous resterait dans la bouche, alors j'arrête là.

D'autant que mon propos n'est pas tant d'accabler le sus nommé Valls (encore que...), mais de m'étonner que d'un côté, les dirigeants nationaux se commettent dans de telles dérives, s'attirent les réactions des "partenaires historiques de la gauche" (voir dessins de Charp) et dans un même temps, on nous dit, à nous militants de base : silence dans les rangs, de la discipline, camarade, le temps du congrès va venir, là vous aurez la parole.

Et pourquoi la parole, je ne l'aurais pas aujourd'hui, comme les camarades Valls, Royal, Délanoë - un autre néo socialo libéral, celui là- et autres "grandes figures"?

Parce que, pour faire court et ne pas dévoiler le débat passionné, voire passionnel, que nous avons eu en section hier, c'est un peu ce que j'ai entendu. Après une série d'échanges de mails qui allaient crescendo, sans modération, le message des "officiels" du parti a été clair : on ne change pas nos méthodes, on ne se remet pas en question sur notre fonctionnement, pour apaiser le débat et parler enfin politique : un calendrier a été fixé par Solférino, on va la jouer à l'ancienne, abreuver le parti de contributions, laisser mariner ça dans les coulisses de la Rochelle, de Reims, et fiers de nos victoires récentes, (dont Valls lui même dit quelles sont plus dues à un rejet de Sarko qu'à une vraie rénovation de notre projet), vous allez voir ce qu'on va voir !!! Bref, on ne change pas une équipe qui gagne et une méthode qui a fait ses preuves

Or,  il y a un malaise dans la section, et dans la circonscription, mais c'est la faute à...

Moi, la chasse aux sorcières ne m'a jamais intéressé. Ce que je veux savoir, c'est comment on s'en sort, qu'est ce qu'on propose?

Des propositions existent, des camarades en ont fait, j'en ai quelques unes en stock. Pas de recettes miracles, mais qu'au moins on puisse en débattre, proposer ICI ET MAINTENANT un autre fonctionnement sans attendre les révolutions de palais à Solférino ou rue Gloriette.

Remettre la section en ordre de marche, dans le respect de la diversité, dans un nouveau contexte, où la gauche est majoritaire sur le canton, où des camarades ont des fonctions électives, ce qui nous  pose une question qui n'est pas nouvelle : quels rapports entre les militants et les élus, comment jouer notre rôle de force politique sans se laisser manoeuvrer ni plomber leur travail? Cette simple question mérite déjà en soi un débat, physique ou par mail si c'est bien géré. Pour info, la section compte 59 membres, dont 7 non connectés. Nous étions 12 hier... Je vous laisse cogiter ça...

Quant au fait que je mette ça en ligne, donc sur "la place publique" (une petite place, je vous rassure) tapez dans un moteur de recherche: Mélenchon, Valls,Lang, Filoche, ou plein d'autres...Vous trouverez leurs sites ou blogs.

Je fais comme eux, c'est tout.

Pour finir, une petite vidéo pas musicale (j'ai retrouvé Daily motion, désolé...), mais qui fait plaisir, pour celles et ceux qui n'ont pas vu Filoche à Mâcon récemment, 6 minutes de gauche...

  

 

25.05.2008

On vole à vue dans le brouillard

1632154761.jpgCe serait à mourir de rire, mais on verserait dans l'humour macabre.

Résumé de quelques faits :

Alors que la désespérance des français fait croire à la gauche -surtout au ps- qu'elle a remporté une magnifique victoire lors des dernières élections, tous les secteurs n'ont pas eu le même dynamisme.

En 71, on a connu: soit pléthore de candidatures ps,   soit une débandade magistrale (voir billet précédent) qui a fait perdre à la gauche plus de dix points entre les législatives/présidentielles et les municipales/cantonales. Je parle bien sûr de Mâcon. 

Alors maintenant il faut faire les comptes. Les bons comptes faisant les bons ennemis, on a trouvé sur le mâconnais la coupable idéale, la candidate aux législatives, gentiment mais fermement écartée aux cantonales, isolée sur les municipales, donc fautive de ne pas s'être imposée face aux caciques locaux et trans locaux (il y a du bressan dans l'air...).

Hardi petit, c'est reparti comme en 14 (14cent 31, date de la crémation la plus célèbre de France), on chasse la sorcière. Le secrétaire de circonscription himself demande la tête, les pieds et les mains de la susdite candidate. Brûlons la, ce sacrifice expiatoire nous purifiera tous. L'annonce faite (pas à Marie) en section, serait accompagnée d'un courrier à la fédé!

Réalité, hypothèse? Les paroles, en tous cas, sont avérées par plusieurs camarades présents lors d'une réunion de section à Mâcon.

A Cluny, où le candidat divers gauche a gentiment pris la ville, le ps promène sa victoire sur les remparts de Varsovie : le ps a gagné Cluny. On entend tousser les membres non encartés (ou encartés ailleurs) de la liste victorieuse. L'hégémonisme est généralement peu apprécié.

 Et pour arranger tout ça, des camarades se balancent des mails acerbes, ce qui fait partie de la vie démocratique de tout collectif. Bref, l'ambiance est chaude, à défaut d'être chaleureuse.

A Mâcon comme à Cluny (et peut-être ailleurs dans le département), il se passe ce qui n'est pas rare dans un groupe de personnes visant toutes le même objectif, mais préconisant des voies différentes : ça discute, ça s'énerve, le ton monte un peu, un peu plus, on atteint les aigus, on va bientôt passer aux ultra sons (j'ai pas écrit ultra çons...).

Normalement, dans tout collectif qui fonctionne un peu bien,  il y a des "autorités de régulation", fédé départementale, régionale, nationale, etc...

Leur premier boulot n'est pas tant de dire qui a tort ou raison, mais de faire en sorte que l'appareil fonctionne et de mettre de l'eau sur les premières braises, avant que l'incendie ne se propage.

État des lieux :

Première  autorité de régulation à Cluny : le secrétariat de section. Sa titulaire est impliquée dans les critiques portés à l'encontre du parti contre l'hégémonisme dont il fait preuve. Sur les échanges de mails entre camarades, pas une seule réaction pour arrondir les angles.

Deuxième autorité de régulation : le secrétariat de circonscription. Voir plus haut, il joue à l'évêque Cauchon, et instruit le procès en hérésie.

Troisième autorité : le fédé départementale. Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé.  Silence radio, panne de radar, voir l'illustration de ce billet. Le secrétaire fédéral a bien été informé de sdifficultés de la section de Cluny, mais ça doit le dépasser.

Résultat de cette course d'autistes : personne pour proposer au moins une médiation, et personne pour avancer des axes de travail fédérateurs. On part sur un combat de gladiateurs.

On va donc continuer à flinguer tous azimuts, compter les cadavres pour savoir qui sera vainqueur au final. James Bond va faire figure de non-violent au regard de cet OK Corral du sud de la Bourgogne.

Certains bien évidemment me reprocheront ce billet : "tu n'es pas obligé de déballer nos petits problèmes internes, lavons notre linge sale en famille"...

Camarade, traîne un peu sur les marchés, dans les manifs, tu verras alors que cela devient de notoriété publique, que seul le Journal de Saône et Loire ne nous fait pas encore l'honneur de traiter du sujet.

Alors ne soyons pas hypocrites et mettons cartes sur tables, arrêtons les tacles par derrière et les coups en douce, ça sera déjà une rénovation concrète dans nos pratiques...

En attendant, je vais aller desherber un peu, j'aurais l'impression de faire quelque chose d'utile. 

01.04.2008

C'est pas nous qu'on est bon, c'est eux qui sont mauvais, et inversement

2005723832.jpgGaétan Gorce, cité dans un précédent billet, attribue à la faiblesse de la droite la forte poussée de la gauche...On n'est pas bon, ce sont eux qui sont mauvais...

Cela va dans les deux sens. Quand on est mauvais, il est facile à l'adversaire d'être bon.

Pour preuve, lors de la première séance  du Conseil Général de Saône et Loire, sous la nouvelle présidence du nouveau conseiller général, nouveau cumulard, Arnaud Monteboug, Maître Perrault, anonyme conseiller général de Cuisery, notaire de son état, maire Divers droite de la Genette (vous avez là tout son CV...) a connu son heure de gloire.

En témoigne cet extrait d'article dans la Renaissance, notre hebdomadaire très local.

Jean-Pierre Laveder, rédacteur en chef du journal, conclut la séance d'installation par un paragraphe titré :

M. Paul Perrault brocarde le "baron de province" 

  "(.. ) le chef de file des non inscrits, M.Paul Perrault, s'est fait un malin plaisir de rappeler à Arnaud Montebourg quelques une de ses déclarations antérieures qui s'accordent mal avec sa position politique actuelle : " en 2001, à Mâcon, lors de la campagne des municipales, vous déclariez : - je cite : "lorsque je rencontre un cumulard, je me demande qui il méprise le plus, quel électeur il trahit le mieux."

Je vous retourne cette question aujourd'hui. Le chevalier blanc (note de poirier Bouchot : là, il m'a piqué mon texte) qui allait au combat contre tous les cumuls a remisé son panache et cédé aux tentations carriéristes. A moins qu'il ne veuille travailler plus pour gagner plus! Vous venez sans vergogne de tirer profit de l'opportunité qui s'offrait  à vous d'empiler les casquettes. Votre "grandeur d'âme naturelle" et votre "éthique du désintéressement" en ont pris un coup.

Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent, disait Edgar Faure. Je pense que vous avez bien senti le vent, Monsieur le président... vous qui venez de prendre les rênes d'une collectivité que vous décriviez, il n'y a pas si longtemps, comme "une structure devenue archaïque, inutile, coûteuse, souvent anti démocratique". pour vous, les Conseils généraux étaient "des collectivités opaques et incontrôlables".

Vous voilà désormais un "baron de province", un féodal du suffrage universel. Mes félicitations, Monsieur le président."

Il faut reconnaître que c'est bien tourné... Et c'est bien dit aussi, avec cette pointe d'accent bourguignon qui fleure bon son terroir, si cher à notre député aux "souliers crottés"... Vous pouvez le voir et l'entendre sur la vidéo du conseil général, allez directement à la minute 53 (et trente secondes) si vous ne voulez pas vous taper tous les discours...
Gaétan Gorce, Maître Perrault, je sens que je vais ratisser large si un jour je me lance... 

Et puisqu'on est dans la facilité, mais avec un peu de talent quand même ... c'était inévitable :

12.03.2008

De la démocratie bien comprise

905620521.jpgOu comment prendre les militants pour des clowns (mais sans l'art de Picasso...)

Tragédiante, comédiante, rappel des principaux actes de la comédie.

Acte un : lassé de jouer les Don Quichotte du mandat unique, Arnaud Montebourg s'interroge, et interroge sur son site : dois-je solliciter un second mandat: conseiller général? Submergé par l'enthousiasme des réponses, il se laisse convaincre...

Acte deux : concomitamment, il "négocie"  avec l'alors actuel président du Conseil Général de Saône et Loire, bien placé pour devenir député maire de Chalon (mais qui n'a jamais, lui, promu le mandat unique) son accession à la présidence du sus dit Conseil Général.

 Bien sûr, l'acteur est hors pair : ses états d'âme, ses déchirements à renoncer à son combat, sa détresse de voir la fonction sacrée de député traînée dans la boue, il nous les montre, les étale, les distille savamment à longueur de gazettes.

On en pleure dans les chaumières de Bresse et d'ailleurs. 

Je ne vous ferais pas la revue de presse, vous savez aussi bien que moi vous servir d'un moteur de recherche...

Acte trois :  c'est la victoire, LES victoires. Elus tous les deux au premier tour, Sirugue devient député maire de Chalon, Montebourg conseiller général de Montret.

Aleé jacta est, Ecce homo, etc caetera... la messe est dite, diront les mécréants.

Que nenni, il y a des règles, camarade, au parti, on les respecte !!!  

 Pour preuve ce rappel aux statuts, émanant du national :

De : Fédération de Saône et Loire [mailto:fede71@parti-socialiste.fr]

Objet : Désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil Général

Bonjour,

Je vous informe qu’une circulaire nationale vient d’être adressée à la fédération, et a pour objet la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil Général.

Cette circulaire nationale précise qu’un vote simultané dans toutes les sections de 17h à 22h devra être organisé le mardi 18 mars (premier tour), voire le mercredi 19 mars (second tour) dans l’hypothèse où plusieurs candidats se présenteraient aux suffrages des militants. Merci de retenir dès à présent ces dates dans vos agendas.


La fédération réalisera un appel à candidature au lendemain du bureau fédéral et clôturera cette procédure au plus tard le lundi 17 mars à 9h en ayant exigé des candidats de déposer en même temps que leur candidature le texte de profession de foi qu’ils souhaitent adresser à l’ensemble des adhérents. Une mise sous plis de ces professions de foi sera organisée à la fédération le lundi 17 mars à partir de 9h.

 

Je vous passe la rapidité de la procédure : candidatures closes le lundi à 9 heures,  vote le mardi de 17 à 22 heures. Faudra réfléchir vite, camarades.

Mais heureusement, on nous simplifie la tâche : sauf surprise de dernière minute, on aura un seul candidat. Même en Russie, ils n'osent plus faire le coup... On met au moins un candidat fantoche, ou on pourrit la vie des adversaires...

 Alors nous faire le coup de la démocratie, quand un accord - dont on ignore tout - a été passé entre le sortant et l'entrant, qu'ils représentent les deux principaux courants du département (on a bien quelques fabiusiens dans le bassin minier, mais ils préfèrent sagement faire leur boulot et s'occuper de leurs affaires), c'est le bouquet final, le dernier gag de la comédie avant le baisser de rideau.

Donc je n'irais pas à ce simulacre de démocratie, je boycotte. Et j'appelle au boycott de cette élection... (là, je suis sûr de faire un tabac, je me mets touts les abstentionnistes du parti dans mon escarcelle...)

Difficile de finir autrement que par ce classique, revisité par Simsemilla.... 


 
Petite note technique : j'ai retrouvé l'insertion d'images, bravo à l'équipe de Hautetfort avec laquelle j'ai échangé plusieurs mails, ce qui est assez rare dans le monde de l'assistance virtuelle. Il fallait que cela soit dit. Et depuis je navigue sur Mozilla!!!

 

10.03.2008

Une vaguelette

C'est l'analyse de Rue 89. Juste de quoi se mouiller un peu les pieds, quoi! Pas de tsunami ni de grosse déferlante.

Chez nous on est content d'avoir récuperé Chalon sur Saône, Louhans, de voir les maires du Creusot, Montceau, Autun, bien réélus ou en ballotage très favorable. Mais déception à Mâcon : 53 % aux présidentielles et aux législatives (intra muros), le maire UMP repasse au premier tour, le ps n'atteint pas 42 %.... Il y aurait de la perte en ligne?

Côté cantonales, ça va aussi, merci, statistiquement parlant. Montebourg a placé son drapeau à Montret, nouveau Koufra du renouveau socialiste. Maintenant on va voir la vraie gôche au pouvoir.

Justement, la vraie gôche?? J'ose attirer votre attention sur deux communes, des ch'tites  communes certes, mais symboliquement ça va être intéressant.

Charnay les Mâcon, Montchanin, deux maires sortants UMP, dont l'ineffable (mais très effacé) Gérard Voisin, réélu député de Mâcon, justement, récemment.

Le piment de l'histoire, c'est qu'ils sont mis en ballottage face à deux listes de gôche, et à chaque fois, la liste divers gauche (des hérétiques du parti entre autres) est devant la liste officielle au poing et à la rose....

Logiquement, les divers gauches devraient tirer la liste au second tour, en intégrant les socialistes arrivés second... Et tout le parti va pousser derrière....

Le résultat dans les jours à venir, les premiers qui ont des tuyaux peuvent lâcher leurs commentaires...

On se quitte sur une petite thématique rose : Fontenay aux Roses, par l'ami Maxime.

 

09.03.2008

C'est le grand jour

Et oui, nous voilà enfin dimanche, et on saura ce soir si les auspices (pas les hospices) ont bien auguré (avant d'inaugurer...). Jusqu'à quelle hauteur la crête rose va-t-elle monter, quels abysses noirs vont accueillir les félons sarkozystes, et dans quelles profondeurs?

On va me trouver bien lyrique, avec de telles envolées.

C'est juste pour me mettre dans l'ambiance. Attendez de les voir défiler, ce soir, sur les plateaux des JT, "si cela se confirme", ces hommes et femmes de gôche, qui vous expliqueront comment ils ont bien reconstruit le parti et que le résultat est là, évident, à concrétiser certes dimanche prochain, pour certains, mais combien cela valide une stratégie mûrement réfléchie et hautement efficace.

Pour sur, Ségolène et Julien, ouvertement lancés dans la course au premier secrétariat, ne seront pas en reste. Notre challenger local, le tribun Arnaud, plantera ses premières banderilles.

Car s'il n'est pas certain qu'il fasse de Montret, charmant canton bressan, un nouveau Koufra qui libérera la France, il est plus probable qu'il en fera l'escabeau qui libérera les ps des turpitudes royalo-draysiennes...plus tous ceux qui guettent au coin du bois, et ils vont se révéler nombreux en cas de raz de marée! Pensez donc, tout ce que j'ai fait pour le Parti (alors là, la majuscule, c'est plus une majuscule, on frôle l'enluminure).

Pour calmer un peu tout ça, je vous propose la lecture d'un article de Bakchich, le petit  poil à gratter du net : "Dailymotion, arme de destruction hâtive". Il explique trés bien comment, à l'heure de la consommation expresse, le produit politique s'est lui aussi mis à la mode, et qu'on démolit plus qu'on ne bâtit avec des petites briquettes vidéos balancées sur le web.

Vous serez gentils en passant de noter que je n'y contribue pas trop, j'utilise juste Daylimotion pour finaliser en musique, ou par un sketch,  mes briquettes webistiques...

Alors croyez-zy, ce soir c'est LE grand Soir, celui de la reconquête, Jeanne d'Arc, le Cid et Leclerc ressortiront de leurs cendres (surtout Jeanne d'Arc) pour redonner au pays en ruines de nouveaux chefs...

Alors si ce soir vous trainez davant les JT (à éviter à trop fortes doses, c'est nuisible pour la santé mentale) ayez ce zest de distance et ne chantez pas tout de suite l'Internationale, on n'en est pas là pour l'instant (avec un DSK au FMI, en particulier...)

Alors pour vous mettre dans de bonnes conditions, une petite leçon de second, troisième degré  et plus, avec juste ce qu'il faut de cynisme par LE maître du genre :

04.03.2008

Sprint Final?

J - 5, J- 4, J moins de plus en plus.... Dimanche soir, on y verra plus clair sur les municipales et les cantonales. Vaguelette, beau rouleau, mega spot (pour les surfers) ou tsunami? Combien de mairies, de départements basculeront? Combien de capitaines...non, c'est autre chose..quoique...

Alors plus que jamais, le silence disciplinaire, est de rigueur, on en arrive à des règles monastiques... J'ai vu passer un échange de mails ahurrissant : un camarade râlait contre un co voiturage inorganisé, et on a frisé le délit d'attaque contre le parti : le fou suicidaire, c'était lui, pas ceux qui, en charge de l'organisation du parti, n'ont pas fait leur boulot. SI-LEN-CE, on vous dit, pas un orteil qui dépasse.

Nous, on va reconquérir le conseil général, déjà à gauche, ça va être super. Enfin, pour ce qui est de la hausse des prix, des loyers, des licenciements, de la politique internationale, etc... je sais pas trop comment on va faire, mais la Saône et Loire étant un département carrefour, nul doute qu'on trouvera des solutions. Si, on nous le garantit.

Bon, on va faire court, d'autant que soit Hautetfort, soit mon ordi, on a un problème d'insertion d'image, ça me frustre, je vous en avais trouvé une super, du surréaliste Escher, alors pour rester sur l'homonymie (mon facteur me dira si ce n'est pas le bon terme) je vous propose un plaisir perso :

 

 

 

 

22.02.2008

Puisque c'est dans le journal...

48093b244e4264bbda3448f6a9559c13.jpgil serait hypocrite ou malhonnête de ne pas en parler.

A l'occasion d'un petit tour départemental et journalistique, j'ai eu la surprise(?) de constater que dans cinq secteurs au moins de notre cher département, des camarades se retrouvaient sur les listes concurrentes (dont une de droite, naturellement).

Se pose alors la question déontologique inhérente à tout militant bien discipliné : t'en causes-t-y, ou tu fais comme tout le monde (enfin, dans le parti), une savante politique de l'autruche : j'ai rien vu, pas au courant, circulez y'a rien à voir....

Mais "puisque c'est dans le journal", tout un chacun peut se faire sa petite revue de presse, et constater que l'unité, prônée de ci de là, a bien du mal a être respectée entre Revermont et Bourbonnais...

Alors : crise profonde au parti, syndrome local d'une fédération sans direction suffisamment au clair dans ses fonctions de pilotage, gueguerres locales entre egos sur dimensionnés??? Un petit peu de tout ça?

Staline se demandait :." le Vatican, combien de divisions?"

Moins brutalement (parce que quand même, Staline, c'était pas vraiment un mec sympa), je me demande : le ps, combien de divisions???  5 au moins  chez nous. En forçant un peu, on devrait pouvoir aligner une armée napoléonienne propre à reconquérir la Gaule. C'est d'ailleurs LA ligne officielle : c'est foutu au parlement, reconstruisons à partir des territoires, communes et départements....

Notre Arnaud préféré le répète d'ailleurs à satiété, voir un billet sur le libéblog La vie en rose. Moi, je le trouve courageux : partir à la conquête d'un département déjà acquis à la gauche, faut l'oser....

Et on va me dire (on m'a déjà dit) : chut, faut pas en parler, on réglera tout ça après les élections, de la discipline, les mains dans le cambouis, faut aller au taf et assurer la victoire....

De la part des copains qui sont en plein dans la mélasse d'une campagne toujours très prenante, je veux bien l'entendre.

De la part de responsables fédéraux, en charge de l'animation d'un collectif qu'est un parti, ça me gêne plus... Une once de questionnement -même pas d'autocritique-, un froncement de sourcil inquiet sur cet état de fait m'aurait rassuré : oui, on a un problème, on a du louper quelque chose quelque part... Même pas. On va gagner, de toutes façons, alors ces problèmes mineurs, tu parles si on s'en tape... Ne me harcelez pas de mails avec ça!!!

C'est vrai qu'en multipliant nos présences sur des listes concurrentes dans les mêmes villes, on peut se dire que statistiquement on multiplie nos chances...

Il est plus facile de taper sur des électrons supposés libres (mais qui restent dans le cadre du parti quand même, n'en déplaise au dit parti), que de désavouer ces sécessionnistes socialistes.... Surtout qu'on a parfois du poids lourd contre poids lourd (allez, là, je vous donne un indice : allez faire un tour à Montchanin, c'est intéressant..).

Et au dessus de tout ça plane une ambiance de pré congrès, comme seul le ps sait le faire : on va compter ses troupes, aligner ses divisions (cf plus haut), louvoyer pour se mettre dans le vent, nouer des alliances gagnantes à coup sûr (Montebourg / Cambadélis, j'ai hâte de voir ce que ça donnera...).

Allez, on va finir par une gentille chansonnette d'un brave garçon, italo-belge, qui ne pensait sûrement pas que sa chanson illustrerait un jour les mésaventures stratégiques du parti à la rose... (à écouter au premier, troisième ou quinzième degré, selon votre humeur).

09.02.2008

J'ai oublié de vous dire

86e0aa8c96dec3f5d61aea4a3cd8c4ed.jpgOu plutot ça m'est venu lors d'une réunion comme je les aime au sein de ma section préférée,  passionnée, un peu houleuse, ou on pose les choses sur la table, franchement, et ou on peut vider son sac.

Parfois, ça se finit au café du coin, autour d'un demi, parfois ça créé des rancunes tenaces. J'aimais bien avant, quand on allait boire un coup après...

Donc, suite au billet précédent, un élément supplémentaire : comment faire bouger un parti.

On est d'accord, je reste dedans (cf cours précédent) mais surtout, ne pas rêver du grand soir, de mettre Solférino sens dessus dessous, et prendre le parti à la hussarde, tels les Romains enlevant les Sabines (ça, c'est pour faire cultureux, prenez pas peur...).

Non, juste ici et maintenant (marotte socialiste), agir localement pour ... si j'écris penser global, on va me taxer de gauchisant tendance...81abe619c3faf31911ba3a903e6e45fc.gif

Alors le gars sur le dessin de Morris (ça, c'est mon côté bédéphile, pas cultureux...) c'est pas moi.

Pas envie d'être un poor lonesome socialiste, and a long way from home...La rénovation, elle ne va pas partir d'en haut pour s'appliquer en bas, elle doit se construire localement, en fonction des femmes et des hommes qui se rencontrent, et qui bossent (ou veulent bosser) ensemble.

 Comme c'est juste une mise au point, que j'ai un billard à faire, sauf coup de fil intempestif (allusion réservée à quelques initiés), je termine par une spéciale dédicace (la deuxième en deux billets, faut que je me surveille...) à des copains idéalistes que j'aime bien...

10.01.2008

vous avez le droit de résister le 4 février , camarades...

2b19168fd0a0b7edad94684d22ed51a6.jpgSi vous voulez vraiment conjuguer ce verbe au présent, rendez vous (du verbe se rendre, au sens aller à...) à Versailles le 4 février.

Si, si, on peut battre Sarko, l'empêcher de faire passer en douce le traité européen, l'obliger à retourner aux urnes via un référendum.

Si, si, on peut tenir la promesse du congrès (socialiste..) de Nantes et exiger un nouveau référendum.

C'est ce qu'on fait 109 parlementaires sur le site du Comité National pour un Référendum

Normal, on va chercher nos élus locaux : Mathus a signé, Sirugue est absent de la liste (Christophe, un effort, on peut être pour le oui et demander un référendum, c'est pas contradictoire et on l'a promis, au Mans...)

Et Montebourg? Arnaud, arrête de faire une campagne trop intensive sur le canton de Montret ( 9 communes, quand même..) et prends 5 minutes pour signer l'appel.

Et surtout, tous les trois, soyez le 4 février à Versailles. Plusieurs socialistes ont déjà dit qu'ils iraient : Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, Dolez,...Obliger Sarko à repasser par un référendum, c'est pas lui infliger un échec? Alors pourquoi s'en priver ??

L'histoire, paraît-il, ne repasse pas les plats.

Alors un petit rappel historique

 

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