29.11.2009

6 mois après

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Étonnant, mon dernier billet date du 5 juillet, mais la fréquentation de ce blog est en hausse.

D'août à novembre, visiteurs uniques : 192, 178, 198, 231.

Visites mensuelles : 809, 973, 1374, 1488.

Je  ne cherche pas à comprendre, le web à ses raisons que la raison ignore.

5 mois sans rien écrire ici, parce que je "poste" plus, ( ici pour ceux qui n'ont pas l'adresse), que je facebouque un peu ( j'ai testé : si on y est, c'est bien, si on n'y est pas, pas grave...).

5 mois pour me désintoxiquer du PS 71, et prendre un recul astronomique : je compte en années lumières. Autant dire que je n'ai plus aucun ressentiment à l'égard de ce microcosme égomorphique, juste un regard amusé sur les scories médiatiques nationales, voire locales, des luttes intestines que se livrent les caciques, barons et seconds couteaux du parti social démocrate, pour le seul enjeu qui en vaille la peine à leurs yeux : la lutte des places.

L'avant pré-campagne a compté son lot de morts au combats, d'expulsés manu militari des listes de postulants, de coups tordus et musclés. Car bien sûr j'ai encore quelques antennes à l'intérieur, mais de moins en moins. Tout ce que le PS 71 comptait de rénovateurs, de militants très à gauche, est mis à l'écart, stigmatisé. D'où des fuites, avec éclats, ou sans bruit, mais certaines.

Au final, ne reste que deux clans : un agrégat montebourgien, ou l'obséquiosité le dispute à la vénération du chef. En face, une nébuleuse siruguienne ( tendance DSK), qui attend, les mains croisées sur le ventre, que le fruit pourrisse juste assez pour lui tomber entre les mains ( le fruit, c'est la fédé PS).

Voilà, c'était la rubrique "astronomie" de ce blog.

Côté parti de gauche, ça démarre plutôt fort, presque trop d'ailleurs. plusieurs chantiers à mener de front..

1) Les régionales, avec la volonté de faire l'union PC/NPA/PG/CUAL (CUAL, ou FASE : organisation dont j'ignorais tout il y a peu).

2) La création du comité sur la première circonscription. On est passé sans effort de...3 à 12 adhérents. 400 % d'augmentation ! Au delà de ce constat trop simpliste, on sent bien une grosse attente de nombreux sympathisants de "l'autre gauche" à notre égard. Sympa, la pression des copains, mais on n'est pas des surhommes ou des surfemmes. On fera ce qu'on pourra.

3) Enfin, la construction d'un programme dont les grandes lignes sont tracées, mais qu'il faut détailler, thème par thème.

Celà étant, ça fait plaisir de retrouver des collectifs où on peut parler politique sans arrière pensée, être en désaccord sans être en guerre, voire même ne pas avoir de réponse immédiate à une question donnée.

Ca fait plaisir d'avoir des rencontres avec d'autres partis, où on met d'emblée sur la table ce qui pose problème, où on trouve une solution honnête et franche.

Bon, aujourd'hui, c'est un peu compliqué avec un PC bourguignon dont le vote n'est pas clair, et qui ne sait pas encore si il va ou pas avec le PS au premier tour.

Alors tout n'est pas idéal dans la gauche anticapitaliste, et écologiste ( là, il me faudra des formations...) mais bon sang, quelle sérénité, quel plaisir à retrouver les fondamentaux. Tout est à faire, tout est à inventer, pour adapter à la société actuelle la seule philosophie qui s'oppose à la loi du plus fort, autre nom du capitalisme. Cette philosophie, c'est celle de la solidarité, de l'humanisme, qui dans l'histoire de la civilisation, constitue une avancée par rapport à l'individualisme forcené.

Là, c'était la rubrique " zénitude dans l'action".

Pour finir, un classique qui colle bien à mon humeur.

24.06.2009

Depuis que j'ai quitté le marigot, j'en perçois chaque jour mieux la turpitude.

croco.jpgC'est par cette phrase que je commence un commentaire sur le post de ma copine Flo de Chambé.

La pauvre postule au secrétariat de section de Cluny, ce à quoi je l'ai encouragée, je l'avoue. Elle a les compétences, le dynamisme, la connaissance du parti, une vraie envie de changer les choses. Bon, elle est royaliste, mais ça, on lui pardonne. Je suis de loin ses mésaventures, on a beau avoir quitté un port, on ne l'oublie pas du jour au lendemain. Mais je ne regrette pas d'avoir largué les amarres. Elle est en train de vivre ce que j'ai vécu : des coups bas, des attaques sur sa personnalité, ses petits défauts, on la soupçonne d'être mal dans sa peau, un peu dérangée, les méthodes habituelles, quoi. Et comme "ils" n'ont personne à mettre en face, un groupuscule suspend le processus électoral et met la section sous tutelle.

Au demeurant, hormis l'amitié que je porte à Flo et à quelques camarades de la section (ça diminue vite en nombre), je m'en moque un peu. C'est leur problème, si ils ne respectent pas leurs propres statuts ( ça, c'est 6 mois de bagarre au niveau fédéral) et si la chasse à la place est renforcée par les édiles locaux : conseiller général, adjoint à la comm de Cluny en premier. Il est urgent de préserver les pouvoirs en place. On m'avait toléré (avouons que j'ai quelques heures de vol à mon actif et une petite notoriété locale), elle on va l'achever.

Et ceux là même qui ont souffert du système s'y plient, sans le remettre en cause, sans vouloir le réformer, même un tantinet. C'est que, quand on tient un poste, faut plus le lâcher.

Ce qui me dérange vraiment, c'est le peu de cas que fait la fédération du PS 71 de la plus élémentaire humanité. Entendez par là qu'on est prêt à piétiner, massacrer, lapider, déchiqueter -moralement, sans doute - tout opposant n'ayant pas un baron dans sa manche. Une certaine conception du socialisme que je n'ose pas qualifier plus, mais dont on devine les dérives possibles, il suffit de rajouter un préfixe nominal (ça existe, facteur?) et on passe dans l'horreur.

Vraiment, allez lire la prose de Flo, ça vous donnera une juste idée de la vie au sein du PS 71.

Pendant ce temps là, au plan national, le PS respire : ouf, pas de transfuge dans le nouveau gouvernement Sarko. C'est un progrès.

En interne, le " président de conseil général/député/secrétaire nationale du parti à la rénovation/chef de fait du PS 71" (excusez le non-cumul) nous pond un superbe rapport sur la rénovation qui fait tousser au sein même de son parti. Je m'y attarde un peu, parce que depuis que je ne suis plus au PS, j'ai l'impression de faire plus -et mieux- de politique, et de gauche. Et comme ce rapport concerne toute la gauche, voyons ce qu'il propose.

Selon le Nouvel Obs :

"faire émerger un candidat légitime,

des primaires seraient "ouvertes" à l'ensemble des partis de gauche,

une campagne qui doit être "longue et compétitive" afin de faire émerger "le meilleur",

permettre "la réunification de tous les partis et militants" derrière le gagnant

signer une déclaration de principes, se dire sympathisants de gauche et s'engager à voter pour le vainqueur des primaires."

Bon, j'aurais bien quelques critiques moi aussi (notamment sur le dernier point), mais admettons.

Alors comme je ne veux pas être que le mauvais coucheur empêcheur de penser en rond, j'apporte mon soutien à mon ex-camarade Arnaud : ne te laisse pas impressionner par ces médisants, et pour leur prouver que c'est possible, organise toi-même ces primaires lors des prochaine cantonales en Saône et Loire.

Dans ce département semi rural, pas besoin de s'inquiéter des infiltrations du Modem : on les connait tous les 4...

Quant aux sympathisants de gauche, dans nos cantons, on les connaît aussi, on a fait assez de campagnes (électorales) ensemble : municipales, cantonales, etc...Pas besoin non plus de louer des chapiteaux, comme j'ai lu quelque part. On trouvera bien des mairies sympathisantes pour prêter des salles.

Inutile d'attendre les présidentielles, les primaires ouvertes à gauche, c'est demain, aux cantonales, en 71. Il paraît qu'on a de la marge en nombre d'élus, et part deux grandes villes (Mâcon et Chalon) acquises à Rénover Maintenant, tout le département, et donc la fédé en premier, te suivra comme un seul homme.

Et pour finir, on va me demander : maintenant que tu es parti, pourquoi tu critiques encore le PS? C'est exact et judicieux. Mais comme je le dis plus haut, on ne rompt pas du jour au lendemain, et politiquement, ce parti reste incontournable dans la structuration des gauches françaises. Si on ne lui dit pas ce qu'on lui reproche, de l'intérieur comme de l'extérieur, si on n'essaie pas de faire passer quelques messages pour qu'il joue vraiment un rôle fédérateur, sans hégémonie, on ne travaille pas à l'union de ces gauches.

Mais je peux me tromper...

Et on continue dans mon panthéon musical, la vidéo n'est pas top, allez vite acheter l'original, ou faites vous le prêter (et à mort hadopi...)

Dick Annegarn, Bruxelles

05.05.2009

Avant que je n'oublie.

solferino3.jpg Pendant que c'est encore frais dans mon esprit, je me propose de vous décomposer un peu le fonctionnement d'un parti. Je vais prendre mon vécu, donc on s'appuiera sur le Parti Socialiste. Considérons que tous les partis fonctionnent peu ou prou sur le même mode.

On mélangera la sociologie de base, en s'appuyant sur une petite typologie, succédané de la socio classique, et l'éthologie, l'homme étant un animal social, ça me parait pertinent.

Notez déjà que je conserve de mon immersion dans le milieu le vocabulaire propre à ce milieu, c'est un moyen de reconnaissance : il ne faut pas parler trop simplement, on s'exclut du groupe.

Or donc, on partira d'une typologie simple qui se décompose (comme le parti) en quatre grandes composantes à l'échelle d'un territoire départemental.

- les adhérents

- les groupies

- les apparatchiks

- la noblesse du terroir.

On laissera de côté la noblesse de cour, qui sévit à Solférino (dans l'exemple étudié), et dont les moeurs sont régulièrement étudiées dans vos journaux préférés.

Les adhérents.

C'est la grande masse du parti, celle qui fait nombre, et pas l'ombre, les petites mains qui collent les enveloppes, distribuent les tracts, font les tournées des boîtes à lettres, votent régulièrement lors des consultations internes. Notons au passage que les partis politiques affichent entre 150 et 250 mille adhérents individuels, et se proclament ainsi représentatifs. Plus représentatifs que la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, 300 mille familles, plus que les syndicats, dont les deux premiers -CGT et CFDT- oscillent entre 700 et 900 mille salariés syndiqués chacun.

Si on rapporte ça aux prospects potentiels : tous les français majeurs pour les partis, seulement les familles ayant des enfants scolarisés pour la FCPE, les salariés pour les syndicats, on peut estimer que ce critère de représentativité est erroné.

La différence se fait bien sur par : les financements des différentes campagnes électorales, les couvertures médiatiques (vous vous souvenez de celle des prud'hommales ?) les enjeux en terme de pouvoir.

Attention à ce mot, c'est un concept clé de la sémantique non verbale et du positionnement individuel dans la schématique sociale des groupes politiques. Si là, j'ai pas jargonné comme il faut...

Dans la vie du groupe, l'adhérent paye sa cotisation, appartient à une section, dont la taille définira le rang du secrétaire de section dans l'appareil (voir plus loin),  vote pour un clan de temps en temps (tous les trois ans environ au PS) et donne ainsi aussi du poids à son clan.

Voilà résumé le fonctionnement du groupe social, qu'on appelle "démocratie interne".

L'adhérent ne s'individualise pas. Dès lors qu'il le fait, il passe dans une des catégories suivantes, que nous allons décrire selon la hierarchie du groupe.

Les groupies

C'est un adhérent idôlatre, le premier stade de la conscience politique pour certains, le dernier pour d'autres. Dans le domaine du Show bizz, ça donne ça :

La (le) groupie a choisi son mâle (sa femelle) alpha. Tout ce qui qui émane de lui est vérité révélée, saintes écritures auxquelles nul ne peut s'attaquer.

La phase "groupie" est soit le premier stade d'une évolution dans l'appareil, soit le stade final. Un groupe de groupies est toujours utile dans un meeting, une campagne interne, ou pour booster une section un peu atone.

La groupie offrira son corps, drapeau au vent, poitrine ouverte comme chez Delacroix, pour protéger son hérault adoré contre les perfidies de l'ennemi intérieur. Car l'ennemi est toujours " de l'interieur".

Second  concept à intégrer : l'ennemi. A la différence de l'adversaire, auquel on s'oppose dans le respect des usages et des règles démocratiques en vigueur dans notre pays de droit, et qui est d'un autre parti, l'ennemi est du même parti. Dès lors tous les coups sont permis pour l'anéantir et le "tuer politiquement".

Les apparatchiks

Tout d'abord, otons aux communistes le monopole de ce mot : ils les ont juste rendu un peu plus visibles.

Cette catégorie est mal aisée à décrire, tant elle est protéiforme, ses individus ont des origines diverses, leurs profils sont aléatoires, ils sont surtout réunis par la place centrale qu'ils occupent dans l'appareil. Ils sont sur les premiers échelons du pouvoir. Quelques grands types.

- La groupie qui a réussi. Elle est devenue secrétaire, de section, fédérale, élue sur une liste quelconque. Son adoration s'est teintée de réalisme (quelques couleuvres à avaler), elle a diversifié ses techniques. La Marianne de Delacroix a appris quelques astuces chez Lucrèce Borgia et connait quelques potions et filtres plus discrets pour protéger son hérault et démolir l'ennemi.

- Le men in black est le plus facile a repérer. Il travaille pour le maire d'une grande ville, pour le président d'un conseil général, pour  un député. Avec son costume gris foncé ou gris clair, son attaché case, son téléphone portable, trois pas en arrière du chef de clan, il règle sa vie quotidienne, filtre les appels, octroie quelques passe droits (je lui en parlerai...). Elevé au grain dans une grande école (pas d'élevage en batterie comme chez les militants) il porte son bac plus beaucoup avec discrétion au  service du grand homme.

A noter que tous les men in black ne sont pas encartés, du moins officiellement, ce qui complique encore notre typologie.

- La groupie men in black est une groupie embauchée par le chef. Variante de la groupie qui a réussi, elle a professionalisé son ascension, ce qui fait qu'elle peut être aussi groupie qui a réussi, en dehors de ses heures de travail.

- L'élu est l'élu de base. Il est dans la meute, simple conseiller municipal, adjoint, conseiller général, mais ne dirige pas la meute. Le chef conscent à écouter parfois son avis (pas le suivre, l'écouter). Selon qu'il est élu dans une majorité ou une minorité (municipale, par exemple) son poids sera différend.

Notons que certains élus, encartés, restent à l'écart de l'appareil. Encartés, ils ne prenent pas de fonction dans le parti, se contentent de faire ce pour quoi ils sont élus. On les regarde souvent avec un peu de condescendance, eu égard au peu d'avenir potentiel qu'ils ont au sein de l'appareil.

- Le responsable politique va du secrétaire de section option groupie (ils ne le sont pas tous) au secrétaire fédéral (une tripotée : éducation, environnement, trésorerie, adhésion, vie militante, relation avec les syndicats, parce que tu es mon copain, etc..)

- L'homme de paille enfin se rencontre à tous les niveaux. Quand un chef de meute (ou un mâle béta) ne peut assumer toutes ses prérogatives, il installe un(e) groupie à sa place. L'efficacité s'en ressent: son rôle n'est pas de faire mieux fonctionner l'appareil mais de garder la place au chaud pour le mâle dominant.

Ces grands types se mélangent à souhait, il existe bien sûr d'autres variantes, mais ce groupe mériterait une étude plus approfondie. Ce qui ne serait pas sans risque eu égard au climat particulier qui règne au sein de cette population : issus de milieu très différents, aux aspirations très complexes, assis sur des sièges éjectables, avec des pouvoirs limités et très contrôlés par les mâles alphas des différentes meutes, ses composantes sont très anxiogènes.

C'est dans cette population qu'on trouve le plus haut niveau de violence directe. Les coups de dents et de griffe, au delà de leur aspect purement défensifs ou aggressifs, sont autant de preuve de la loyauté envers le dominant, et la promesse d'une meilleure place auprès de lui. Le taux de mortalité dans cette catégorie est surement le plus élevé de tous.


- la noblesse de terroir domine tous ces groupes. Composée d'un nombre trés restreint d'individus, ces mâles (femelles) alpha ont dompté leur aggressivité naturelle en la transférant aux apparatchiks, auxquels ils laissent le soin d'exécuter les besognes les plus fastidieuses. Eux se réservent les combats contre l'adversaire (voir plus haut), déclarent ne pas avoir d'ennemis dans le parti (seuls les apparatchiks ont des ennemis), et combinent le raffinement des joutes oratoires, dans lesquelles ils brillent bien souvent, et la gestion des grandes affaires locales, voire nationales quand ils sont admis à la cour parisienne du Parti (pour mémoire : Solférino dans notre étude).

A la fois clés de voutes et moteurs du système, ils perpétuent un mode de reproduction sociale, dont Bourdieu se serait délecté, en affichant généralement une volonté farouche de tout rénover.

Cette population est difficile à observer, car outre sa rareté, ses moeurs sont souterraines, de cabinets feutrés en couloirs discrets, sans oublier les coups de fil " à qui tu sais"... et laisse peu de trace de son activité réelle. Elle produit des monceaux de déclarations, propositions de loi, de projets locaux, départementaux, régionaux, etc..., souvent prédigérés par les men in black ( et toujours finalisés par eux), mais ce n'est là que la partie diurne de leur activité.

Pour reprendre la théorie freudienne, l'instinct de mort étant prévalant, ils consacrent un maximum d'énergie à rester en vie, et donc à entretenir l'appareil ci dessus décrit en état de fonctionnement.


Cette esquisse n'a d'autre but que d'éclairer le béotien sur le monde malconnu de nos amis les politiques.

Il faut savoir les aimer, les traiter avec respect, comprendre leur différence, et ne pas les abandonner au bord des routes lors des départs en vacances.

Et la virgule musicale qui s'impose :


 

02.05.2009

Et logiquement...

carte barrée_WEB.jpg A la lecture de la précédente note, certain(e)s l'avait deviné: il ne va pas rester longtemps, le gars.

Effectivement, depuis le 29 avril très exactement, j'ai quitté le parti auquel j'avais adhéré en 1997. Aucun regret, aucun état d'âme, juste un énorme soulagement. Ne plus avoir à se poser la question : "quel sera le prochain coup foireux?", ne plus s'énerver sur une comm' interne ni faite ni à faire (des mails sans objet particulier, avec toute l'info en pièce jointe, des annonces de réunion départementale qui arrivent deux heures avant, dont le lieu est erroné, etc..), ne plus réflechir trois jours avant de pondre un communiqué de presse évident contre les barons de la droite locale, enfin bref, ne plus militer à la petite semaine en zigzaguant entre les envies de carrière des un(e)s et les prés carrés des autres.

Avouons que ça va me poser un problème nouveau : pour la première fois depuis 97, je vais devoir lire mieux les programmes des partis - de gauche, faut pas abuser non plus - et aller à l'isoloir libre de toute discipline. J'ai même cette liberté de ne pas aller dans l'isoloir. Mais ça, ce serait dommage pour tous ceux qui se sont bagarrés, et plus, pour qu'on ait cette liberté.

J'ai d'un coup libéré aussi plusieurs soirées dans mon agenda, des réunions qui s'annonçaient chaudes, les régionales étant démarrées. Ce sera sans moi.

Alors quelques regrets, c'est sûr, pour les ami(e)s de la section, du courant, mais pas de remord. De toutes façons, on se retrouvera dans les différentes luttes qui s'annoncent. Pas parce que le PS y sera très présent, mais parce qu'ils (elles) en seront.

Et comme je ne suis même pas rancunier, je ne vais pas balancer les noms des ex-petits camarades pas sympa, incompétents, carrièristes, etc....

Çà serait rompre la sérénité que je viens juste de retrouver, alors restons zen...

La virgule musicale colle trés bien à mon état d'esprit :



14.04.2009

Fatigant, trés fatigant !

ange-aux-fleurs-chagall.jpgDans une vie de militant, on ne gagne pas toujours. Je dirais même qu'actuellement, pour les militants tendance humaniste, on gagne de moins en moins, les coups sont de plus en plus rudes.

Et pourtant, on continue. Parce que dans les luttes se créent des solidarités, des amitiés, une certaine fraternité, issues du combat commun, des déconvenues communes, et encore meilleur, de chaque petit bout de victoire, acquis plus ou moins facilement. Cette fraternité, j'ose le mot, ne se créé pas au regard de l'issue, en fonction du résultat, mais dans les réunions, les échanges, même si ils sont parfois un peu vifs, dans la découverte du respect mutuel, dans les accords et les désaccords assumés et surmontés pour aller vers un objectif commun.

Enfin ça, c'est ce que j'avais vécu pendant quinze ans, que je vis encore dans certains mouvements militants, où il n'y a rien à gagner, que des coups à pendre, qu'un idéal à défendre.

Dès qu'il y a un panier garni au bout du champ de course, une carotte au plus méritant, ça change tout.

C'est ce que j'ai découvert au PS. Encore que je le soupçonnais bien un peu, mais là, je le vis, c'est du concret.

Là où, ailleurs, on se met d'accord sur une action, on s'organise, on informe, on mobilise, au parti, on fait pareil, et on attend de savoir comment les gens du parti vont dégommer votre action.

Parce qu'il faut bien comprendre plusieurs règles du parti.

1) L'action pour l'action, c'est inutile. Agir, réagir parce que, tout simplement on n'est pas d'accord avec une loi, une déclaration, ça ne sert à rien. il est urgent de s'abstenir.

2) Toute action doit être pensée en fonction de la victoire à venir (ou en tous cas l'élection prochaine).

3) Donc celui qui agit a des visées électorales inavouées (ou avouées, mais c'est plus rare).

Partant de ce sophisme de bon aloi, dès que tu bouges dans le parti, tu es un candidat potentiel à une élection. on ne sait pas laquelle, mais comme "ils" sont tous en quête permanente, ils savent pour toi.

Et comme les places sont rares et chères (fameux sophisme : un cheval bon marché est rare, ce qui est rare est cher, donc un cheval bon marché est cher), donc ces places sont très convoitées, dès la défaite encaissée, on vise la prochaine fois, ou c'est sûr ça va passer...Mais pas question de se laisser piquer cette place.

Et comme il est plus facile de descendre d'abord ses voisins que l'adversaire, première étape : dégommer dans son entourage tous ceux qui ont les mêmes ambitions. On les reconnaît facilement : ce sont ceux qui "agissent".

Retour à la case départ.

Alors toi, tu viens tout bêtement faire ce que tu fais depuis, pfuitt, quelques années, mais ailleurs, et là, tu ramasses.

D'abord, on t'explique que tu n'as de leçon à donner à personne, ce qui est une façon subtile de dire : nous n'avons de leçon à recevoir de personne. Mais admettons, j'avoue que j'ai encore beaucoup à apprendre.

Ensuite, on te dit que ton idée, là, c'est bien, on est d'accord, mais...

Et alors là, le grand déballage : c'est pas coordonné au plan départemental, régional, inter régional, c'est pas ce qui a été décidé, dans une réunion ou tu n'étais pas invité, c'est contre productif, etc...

Tu redécouvres la langue de bois, celle qu'on te sers sur les plateaux télé des grandes campagnes, tu la retrouve, bien dure, pour un petit tract, une petite réunion, une mini initiative lors de laquelle tu risques d'être un peu mis en valeur, et donc devenir dangereux.

Résultat final : j'avais appris à passer du temps dans les préparations d'action pour souder les énergies, les fédérer, se doper à l'adrénaline du groupe, je passe aujourd'hui mon temps à éviter les croches pieds des camarades, les coups de surins amicaux dans le dos. C'est fatigant.

Je parle du PS, à droite ils font pareil, mais là, ça me gêne mois, j'y suis pas.

Alors pour vous reposer de ce billet, lu en trois minute, je vous propose 15 minutes de pur bonheur, un texte peu connu du gigantesque Nougaro, un texte de poésie totale, un texte de sérénité dans ce monde de...(complétez à votre guise).

 

 

01.04.2009

Quand les oeillères servent d'analyse

brueghel.jpgComme je vous l'ai déjà dit, on a dans notre fédération un canard interne, qui nous tient au courant et distille les bonnes nouvelles. De temps en temps, quand même, je suis secoué.

Le dernier édito ( numéro de mars 2009) est un modèle de langue de bois et de ...cul de plomb.

On y apprend que :

"Le 12 mars dernier; les mili­tants de Saône-et-Loire ont adopté à une très large majo­rité la liste des candidats aux élections européennes pour la région Nord-Est. Si ce type de désignation cristallise parfois les oppositions, 'cela ne s'est pas traduit dans les résultats du scrutin dans notre fédération"

Ben voyons ! Pour ceux qui n'ont pas suivi, rappel des résultats :

Sur 1871 inscrits, 969 seulement se sont déplacés, soit moins de 52 %. Sur ces 969, 611 ont voté pour la liste, soit 1 électeur sur 3 inscrits. Au final, la liste passe avec 66 % des suffrages exprimés, ce qui sur un scrutin à un seul choix, n'est pas un plébiscite : d'habitude, on a plutôt des scores de 90 à 95 % des suffrages. Un votant sur trois a fait l'effort de se déplacer pour s'abstenir ou voter contre.

Si on veut aller plus loin dans l'analyse, un coup d'oeil sur le tableau suivant :



pour contre abst
1ere 69,83 18,1 12,07
2ème 75,49 8,82 15,69
3ème 47,44 31,41 14,1
4ème 68,75 14,38 16,25
5ème 46,15 39,74 14,1
6ème 84,95 6,9 8,19
71 66,27 19,52 12,91

Etonnant, non, dirait Monsieur Cyclopède.

La 1ère circonscription, celle DU candidat local fait à peine mieux que la moyenne départementale. Quel enthousiasme!

En Bresse (6ème circonscription, pour les béotiens de la politique) ça cartonne à 85 %. La consigne du député a été suivie...

Dans la troisième : Autun, Le Creusot, patatras, on est en dessous de 50 %. Effet Billardon, maire du Creusot.

Dans la cinquième : Chalon et alentour, idem. Effet Sirugue...

Donc la large majorité... on repassera.

Quand au profil du candidat qui attire tant les militants du département. Je ne vais pas refaire la polémique dans laquelle certains se sont complus dans la presse. Passons donc sur le mode de désignation en amont des primaires.

Son panégyrique dans le même édito :

"Le candidat de notre dépar­tement est jeune, talentueux et sa réussite profession­nelle témoigne aussi de celle de notre école républicaine. Son élection serait un mes­sage fort envoyé à la fois à nos concitoyens, notam­ment ceux issus de l'immi­gration, et aux représentants de l'UMP qui se servent de la diversité à des fins uniquement politi­ques. Si j'en juge par certaines réactions relatives à cette liste dans notre dépar­tement, le chemin qui mène à la rénova­tion de la vie politique, y compris dans notre parti, promet d'être long et difficile, ne nous le cachons pas. Les tentations conservatrices demeurent fortes, parfois même, paradoxalement, chez nos cama­rades les plus jeunes."

Pas bien compris ce qu'on reproche aux jeunes (lesquels?), mais le laïus sur la diversité, la réussite de notre belle école républicaine, etc...me fait grincer les dents. Qu'on présente ce candidat, issu de l'immigration, bref un fils de maghébin, voire un maghébin tout court, comme un symbole de la rénovation, m'inquiéte quant à l'idée que se font certains de la rénovation.

Soyons clair, il n'est pas le premier à s'appeler Mustapha, Mohied, Ali, Rachida, etc... présenté (e) par un parti. Il n'y en pas assez, d'accord.

Mais ensuite : bonnes études, un profil de premier de la classe, bon parcours professionnel (fonctionnaire international), propre sur lui, causant bien la France, avec plein de mots compliqués si vous voulez, physiquement correct (non, je ne le drague pas..), bref, le profil habituel du futur élu de la République, tel que les partis, et le PS en premier, en fabrique depuis des décennies.

Si on avait le même, Abdel, Mohammed ou Boris, voire Azziza, Anzhéla, Anouchka, sans diplôme, causant le français des quartiers, ayant eu juste assez de galère pour savoir ce que c'est, voire même un peu handicapé (le style Djamel Debbouze, quoi), alors là, peut-être qu'on aurait fait bouger quelque chose dans le parti.

Mais problème: ce modèle là, on ne l'a pas en stock, même pas au catalogue, ma bonne dame, cherchez pas, ça existe pas chez nous.

Alors Mustapha, pas meilleur ni pire que d'autres (on pourrait aussi parler de Lien Hang Ngoc, numéro deux sur la même liste). Pas de quoi non plus en faire un fromage : ses chances d'être élu sont minimes, il faudrait que le PS fasse 27 % pour qu'il passe...c'est mal barré.

Pour finir, un savant mix' de Djamel, Gainsbar et Eddy Mitchell, dans un coulis de Drucker...


21.03.2009

come back

jaganjci5.jpgComme me l'a fait remarquer mon bretteur médiéval préféré, je me suis fait rare ces temps ci au Poirier Bouchot.

Bien sûr, c'est à cause de ce foutu ordinateur qui agonisait, et que j'ai mis à la retraite au bout de 7 ans de plus ou moins loyaux services. Je tiens là un super alibi.

Parce que j'ai par ailleurs découvert les polars américains, Westlake, Mac Bein et autres Connely  (sans oublier Chandler et Ellroy bien sûr) et que je me suis fait une indigestion de sérials killers, meutres à intrigues et autres découvertes de la société des bas fonds américains.

Deux supers bonnes raisons bien avouables, vot' honneur.

Mais dans la série "serial killer" (alitération) rien ne vaut le réel.

A cet égard... les européennes, vues de l'intérieur du parti, dépassent toutes les intrigues noires des meilleurs auteurs. A la fin, on ne sait plus qui sont les bons, les méchants, les flics, les assassins, les témoins,  les victimes. C'est chacun son tour, le colonel Moutarde a été tué avant d'assassiner Madame Rose, complice elle même du viol du chandelier par la clé anglaise. Les polars revisités par Kafka et Ionesco, je vous dit.

Alors maintenant que j'ai quelques petites responsabilités dans ce super tanker, j'ai quelques scrupules à vous détailler le menu des arrières cuisines, mais d'un autre côté, vous en saurez autant en lisant la presse ou les sites qui font des millions de lecteurs. Mes scrupules sont sûrement d'un autre âge.

Donc pour les européennes, Nono 1er, comme l'appelle ma copine ségolèniste (si, j'ai une copine ségoléniste, comme d'autre ont "même" un copain noir, comme quoi..etc..) Nono 1er donc a sorti de son chapeau un phénomène presque de cirque, un jeune homme bien sous tous rapports : maghrébin  - appelons un chat un chat - maconnais, docteur en plein de trucs, d'origine modeste, etc...

Inconnu ou presque, mais le CV idéal pour arriver quatrième sur la liste des européennes du grand est.

Précisons que pour qu'il soit élu, il faut qu'on fasse un carton, au moins 27 %, quand les plus optimistes nous placent à 22 (avant la grande saga: mes listes européennes, par Martine).

Je ne vous repasse pas le feuilleton, vous l'avez lu dans les quotidiens : ça a flingué de tous les côtés, O K Corral à côté était une charmante buvette de village, les sérials killer cités plus hauts de piêtres écraseurs de mouche.

C'était à qui criait le plus fort dans le journal, et nous bêtement, petits nouveaux dans ce monde des "Grands de la pohlittikk", on se la jouait discipline, discipline, on n'est pas d'accord mais on s'étale pas dans le journal. Naïfs que nous sommes.

Et en plus, on croyait que c'était les Zeuropéennes, le problème, alors on se disait : bon, vu la gamelle qu'on va prendre, avec nos listes de guingois et notre programme hyper light, on va pas y mettre toute notre énergie.

On est vraiment des billes !

En fait, on a joué le premier tour des...régionales. Et peut-être même aussi des cantonales, allez savoir. Je ne suis pas sûr, mais pour les présidentielles, il vient peut-être de se passer des choses importantes.

J'ai peut-être laisser passer ma chance d'entrer à l'Elysée, damned !!!

Il faut se dépêcher d'en rire avant que d'avoir à en pleurer (vous me retrouverez l'auteur, ça sera sympa), mais ça m'a pas trop plus, ces numéros de trapézistes lanceurs de couteaux dans le dos.

Alors évidemment, pendant ce temps là, le petit Naboléon, il se balade tranquille et peut mépriser la populace qui réclame du pain, alors qu'ils ont même pas une Rolex à 50 ans.

Et ne venez pas parler d'idées, de programmes, d'idéaux, soyez ré-a-lis-tes ! Il y a des places à prendre, des intérêts perso à défendre, à court, moyen et long terme, alors venez pas nous embéter avec vos utopies, les gars!

Bon pour finir, et pas parce qu'il est mort, lui aussi, mais pour retrouver un peu d'élégance et d'humour, un peu de Bashung, que j'avais trop négligé jusqu'alors:

 

07.02.2009

Besson, ou la délation plus forte que les Droits de l'Homme

Judas-2.jpgIl avait déjà fait très fort, en passant du PS au gouvernement Sarko premier. Sous prétexte d'ouverture, il avait choisi un vague sous maroquin. Bien sûr, le PS avait crié à la trahison mais dans un contexte de naufrage politique, on aurait pu aussi bien dire que les rats quittaient le navire.

De sous maroquin en maroquin, le voilà maintenant promu ministre de la rafle, du drapeau et de la honte. Un maroquin spécial pour marocains...et autres maghrébins, africains, asiates, européens de l'est, etc... De quoi faire re-voir leur pays à ceux qui ne pouvaient plus là bas.

Il semble qu'il y ait pris gôut, qu'il se soit dit que sa stratégie avait du bon. Traître, peut-être, mais avec de la suite dans les méthodes et les idées. Alors ce qui a marché pour lui, pourquoi ne pas le proposer à ceux qui font tache dans le paysage, ces sans papiers traine savattes qui nous mangent le pain sur la laine de nos moutons?

Ni une ni deux, à peine débarqué dans le bureau du camarade Brice, il jette son idée fulgurante :

"Sans papiers, tu es venu en France on ne sait pas pourquoi, et on s'en fout un peu. Mais si tu dénonces ton passeur, et tout le réseau, peut-être que, je dis bien peut-être, tu pourras avoir des papiers, au moins temporaires, un mois, deux mois, et après..on verra."

Mirobolant, quelle bonté, votre seigneurie. Peu importe si le réseau a des moyens de pression sur la famille au pays, si il n'a pas laissé son nom et son adresse à ses clients (qu'il débarque souvent n'importe où, d'ailleurs), peu importe si tu as fuit ton pays pour des raisons politiques, économiques, pour échapper à la guerre civile, au viol, à la misère. C'est pas ça qu'on te demande. Ce qu'on veut, c'est le passeur.

Bon d'accord, ce sont des gens peu recommandables en général. Et certains réseaux sont vraiment mafieux. Il est donc normal de démanteler ces réseaux. Mais il parait qu'on a des services de police, très efficaces, des inspecteurs du travail...pas très nombreux, et en plus on les inculpe quand on ne les assassine pas, plus simplement... Il n'y aurait pas des choses à faire de ce côté là?

Bon, je délire, il est sûrement plus simple de faire appel au sens civique de ceux qui ne sont pas citoyens français (si, j'ai lu ça comme argument), qui n'ont aucuns droits, et de leur faire des promesses vagues (qui n'engagent que ceux...).

Ah, on se sent bien au doux pays de France...

Tiens, je l'avais un peu oubliée, cette chanson...

 

10.01.2009

Rendons à césar...

cesar.png ...ce qui appartient à Arnaud. Autant je désapprouve, et de plus en plus, son abandon du principe de non cumul, autant je m'interroge sur sa stratégie nationale, voir quelques billets plus avant, autant il faut le reconnaitre, dans son domaine, il est parmi les meilleurs.

Son domaine, c'est l'assemblée nationale, le constitutionnel, le juridique. Et là, il fait plaisir à voir, on retrouve la bête de scène dont on apprécie la prestation.

Pour preuve, la vidéo ci dessous, et observez bien la mine contrite du président de séance de cette commission des lois. Il énerve, l'Arnaut (Nono 1er, comme le surnomme ma copine ségolèniste), il indispose la droite. Là, ça me plait bien. Et ça ne retire rien à ce que j'ai écrit avant, au contraire, ça renforce.

Bon, je ne vais pas passer la brosse à reluire plus longtemps, on va me soupçonner de vouloir faire carrière. Je vous laisse regarder.

 

 

29.12.2008

Intermède culturel

Homer-Simpson---DaVinci.jpg

Je ne suis pas trop rap, ni slam, mais aussi je ne suis pas trop musique de chambre, opéra, opérette, jazz, gospel musique classique, la liste et longue. Ce que j'aime, vous le découvrez au fil des virgules musicales de ce blog.

Ce que je ne suis pas non plus, enfin j'essaie, c'est méprisant envers ces différents styles. J'accroche pas, c'est tout.

Aussi, au hasard d'un surf sur le post, j'ai été ulcéré par le mépris évident du sieur Zémour, triste chroniqueur devant l'éternel, et de son homologue "de gauche" Naulleau. Avant que je n'argumente plus avant, je vous invite à visionner un extrait de l'émission "on n'est pas couché" :


Ce qui transpire des deux chroniqueurs, c'est que hors les grands Zauteurs, point de salut. Si tu ne maîtrises pas Hugo, Verlaine et Montesquieu dans le texte, tu n'es qu'un sauvageon inculte, à peine digne d'un regard condescendant  (en un seul mot, merci). Le slam (improvisé?) du spectateur recadre bien le débat. Comment amener à "la grande littérature" ceux qui ont de l'école des souvenirs d'échec, d'exclusion, d'impasses?  Comment être politiquement correct (de gauche) si tu craches pas en permanence sur la société?. Les deux larrons s'accordent pour descendre en flèche les deux artistes invités.
Franchement, je ne connais ni l'un ni l'autre, mais leurs réponses m'ont semblé sensées, simplement pragmatiques, loin des grandes théories de ceux qui vivent bien au chaud dans leurs bibilothèques/vidéo-discothèques dûment estampillées "cultureuses". Et on retrouve sous jacente cette pédagogie que le sieur Darcos entend remettre à l'honneur : on fait d'abord étudier les grands textes, bien pénibles,  bien ch... aux élèves, et après on leur dit : "aimez donc cette littérature, connaissez là par coeur, et on vous respectera..." Ca vaut pour de nombreuses disciplines scolaires, bien sûr.
L'élitisme n'est ni de gauche, ni de droite, les deux s'en accommodent fort bien (comment peut-on être socialiste sans connaître l'oeuvre de Jaurès par coeur?).

La chanson ci dessous plairait peut-être plus aux deux bien-pensants, on y cite même les paroles d'un président de la République. Les références culturelles ne manquent pas dans ce texte, à vous de les retrouver (c'est notre grand jeu de fin d'année).

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