21.06.2008
le ps expliqué aux nuls
Je me lance dans un exercice audacieux : expliquer comment c'est que ça marche, au ps. Je laisserais de côté ceux qui répondent "mal, tout simplement", pour m'essayer à un petit texte didactique : procédures et calendrier de préparation du congrès. Notez que je me mets à niveau du vocabulaire ps : si on n'a pas un ou deux mots compliqué par phrase, on est déjà hors jeu.
D'abord, tout le monde croit qu'il suffit de faire un article dans la presse nationale pour dire : je veux premier secrétaire, candidat au présidentielles, pour lancer un congrès. Que nenni, camarades, ça n'a rien à voir...
Déjà, notez bien la date de la grande cérémonie : du 14 au 16 novembre, congrès national. Avant, il y aura la fête annuelle à la Rochelle, mais ça, c'est tous les ans.
Alors comment qu'on fait?
Notre premier secrétaire national préféré à commis la circulaire numéro 1362 (oui, moi aussi je découvre qu'on a nos propres circulaires), qui nous dit tout bien comment.
Les grandes lignes :
A partir du 17 juin, jusqu'au 2 juillet, dépôt des contributions générales et thématiques. Dans les deux cas, il faut au moins un membre du conseil national qui signe le texte.
7 juillet : envoi des contributions générales chez les militants, mise en ligne des contributions thématiques.
23 septembre : conseil national de synthèse. C'est un truc à nous, la synthèse, on va la tenter plusieurs fois. Là, c'est le premier tour, ou les porteurs des contributions disent : ben non, on n'est pas tous d'accord. Alors on continue.
29 septembre : envoi des motions chez les militants. Alors là, suivez bien, je ne répéterais pas. On n'est pas tous d'accord (voir 23 septembre) mais il y en a qui sont moins pas d'accord entre eux que d'autres. Donc ils disent : ok, on roule ensemble. On met nos textes dans un mixeur, on touille bien, et ça devient une motion. C'est magique.
Ceux qui n'ont pas trouvé de copain pour mélanger leur contribution la transforme direct en motion. Il faut avoir du vocabulaire au ps, je vous avait prévenu. Et on parle bien sûr des contributions générales, les thématiques, on les case où on peut...
6 novembre : vote dans les sections. Super, camarades, on va enfin dire ce qu'on pense... Parce que vous l'avez bien noté, pour l'instant tout se fait à Solférino : les motions générales sont faites par les équipes des cadors du parti, forcément signées par un membre du conseil national (des fois qu'un trublion qui n'a pas le niveau s'immisce là dedans...) la synthèse est faite au niveau national, et on redescend tout ça vers la brave masse militante.
7, 8 et 9 novembre congrès fédéraux. En français, ça veux dire : congrès départementaux. Notez en passant que dans chaque département les ténors locaux se sont rangés sous telle ou telle bannière, se déclarant "porteurs" de la motion A, B,C ou 1, 2, 3, etc.. Si cette année on pouvait changer l'appellation des motions, leur donner des noms de fleurs, ou d'animaux, ou des prénoms, ça nous changerait..
Alors les braves militants votent pour les motions. Et ça nous fait les délégations départementales pour le congrès national.
14, 15 et 16 novembre, c'est l'apothéose, LE CONGRES !!! On y est, ça vient de toute la France, les nouvelles (ou pas nouvelles) délégations départementales, les représentants des motions, les journalistes, la télé (très important, ça, la télé). Et ça discute tous azimuts, ça parlemente, ça négocie, on re synthèse ou pas, on place ses pions, on compte ses voix, pour être le mieux placé dans la course à l'échalote.
20 novembre votations tous azimuts : pour le secrétaire de section, le secrétaire fédéral, le secrétaire national.
Ouf, on a à peu prés fini...
Résumé : on vote sur la base de textes cautionnés par des membres du conseil national, puis sur des équipes départementales alignées sur ces textes, enfin on vote tout d'un coup : secrétaire local, départemental, national... Et je vous ai fait court...Si tout se passe comme les fois précédentes, les militants seront abreuvés de textes aussi mal mis en page que possible, écrit tout petit, avec plein de mots compliqués. Ce qui comptera pour beaucoup, c'est qui signe quoi.
Aujourd'hui on est lancé, les premières contributions générales circulent, ça discute dans tous les couloirs.
Bon courage camarades, on va avoir de la lecture pour les vacances...
Pour la plage, préférez quand même un bon polar... il y a plus de suspens!
08:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congrès
13.06.2008
Silence dans les rangs, laissez parler les grands
Je n'aime pas mélanger les casquettes, mais quand elles se mélangent d'elle même, il faut bien en tenir compte.
Or donc, ce jeudi 12 juin je recevais un des mensuels de mon syndicat préféré, diffusé à 600 000 exemplaires. La BD de Charp en page 10 ne peux pas laisser indifférent : quelle image peuvent avoir du parti les salariés, les syndiqués, quand un des dirigeants nationaux du ps est ainsi écharpé? Car pour le commun des non socialistes, Valls, Filoche, Hollande, Royal, Délanoë et les autres, c'est à mettre dans le même sac.
Et on se retrouve avec un parti complice des patrons, et je ne peux pas leur en vouloir de penser ainsi.
Restons sur le cas "Valls". Oui, il l'a écrit, Libération du 20 septembre 2007 :
"il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre Constitution. Pour garantir l’insertion sociale et économique des immigrés, il est indispensable, d’abord, de donner la priorité à la qualification et à la formation de celles et ceux qui arrivent sur notre sol."
"Seuls une harmonisation des politiques de contrôle et un renforcement des politiques européennes de codéveloppement pourront canaliser, sur la durée, la pression migratoire." Sur ce sujet, je vous invite à cliquer sur le lien "contre la directive de la honte", pour voir ce que ça donne, l'harmonisation européenne!
Sur son blog, pas d'hésitation : " Moi, je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale" (interview au Point, billet du 26 avril 2008).
"Aujourd'hui, on vit plus longtemps, et il est probable que nous allons devoir travailler plus pour vivre mieux" (entretien France Soir, 19 mai 2008)
On pourrait ainsi enfiler les perles à satiété. Mais c'est un goût amer qui nous resterait dans la bouche, alors j'arrête là.
D'autant que mon propos n'est pas tant d'accabler le sus nommé Valls (encore que...), mais de m'étonner que d'un côté, les dirigeants nationaux se commettent dans de telles dérives, s'attirent les réactions des "partenaires historiques de la gauche" (voir dessins de Charp) et dans un même temps, on nous dit, à nous militants de base : silence dans les rangs, de la discipline, camarade, le temps du congrès va venir, là vous aurez la parole.
Et pourquoi la parole, je ne l'aurais pas aujourd'hui, comme les camarades Valls, Royal, Délanoë - un autre néo socialo libéral, celui là- et autres "grandes figures"?
Parce que, pour faire court et ne pas dévoiler le débat passionné, voire passionnel, que nous avons eu en section hier, c'est un peu ce que j'ai entendu. Après une série d'échanges de mails qui allaient crescendo, sans modération, le message des "officiels" du parti a été clair : on ne change pas nos méthodes, on ne se remet pas en question sur notre fonctionnement, pour apaiser le débat et parler enfin politique : un calendrier a été fixé par Solférino, on va la jouer à l'ancienne, abreuver le parti de contributions, laisser mariner ça dans les coulisses de la Rochelle, de Reims, et fiers de nos victoires récentes, (dont Valls lui même dit quelles sont plus dues à un rejet de Sarko qu'à une vraie rénovation de notre projet), vous allez voir ce qu'on va voir !!! Bref, on ne change pas une équipe qui gagne et une méthode qui a fait ses preuves
Or, il y a un malaise dans la section, et dans la circonscription, mais c'est la faute à...
Moi, la chasse aux sorcières ne m'a jamais intéressé. Ce que je veux savoir, c'est comment on s'en sort, qu'est ce qu'on propose?
Des propositions existent, des camarades en ont fait, j'en ai quelques unes en stock. Pas de recettes miracles, mais qu'au moins on puisse en débattre, proposer ICI ET MAINTENANT un autre fonctionnement sans attendre les révolutions de palais à Solférino ou rue Gloriette.
Remettre la section en ordre de marche, dans le respect de la diversité, dans un nouveau contexte, où la gauche est majoritaire sur le canton, où des camarades ont des fonctions électives, ce qui nous pose une question qui n'est pas nouvelle : quels rapports entre les militants et les élus, comment jouer notre rôle de force politique sans se laisser manoeuvrer ni plomber leur travail? Cette simple question mérite déjà en soi un débat, physique ou par mail si c'est bien géré. Pour info, la section compte 59 membres, dont 7 non connectés. Nous étions 12 hier... Je vous laisse cogiter ça...
Quant au fait que je mette ça en ligne, donc sur "la place publique" (une petite place, je vous rassure) tapez dans un moteur de recherche: Mélenchon, Valls,Lang, Filoche, ou plein d'autres...Vous trouverez leurs sites ou blogs.
Je fais comme eux, c'est tout.
Pour finir, une petite vidéo pas musicale (j'ai retrouvé Daily motion, désolé...), mais qui fait plaisir, pour celles et ceux qui n'ont pas vu Filoche à Mâcon récemment, 6 minutes de gauche...
11:08 Publié dans construire, du revermont au bourbonnais, humeur, liberté, résister, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : valls, militant, dirigeants ps, reconstruire, image de ps
12.05.2008
coucou me revoilou
Bientôt un mois sans billet, sans un mot sur ce blog. Entre coup de fatigue, coup de chaleur (les premières, les plus dures) et une actualité désespérément plate (au sein du parti en tout cas), problèmes techniques avec you tube ET daily motion, bref, j'avais pas trop de motivation.
A mon grand étonnement, ça n'a pas trop affecté la fréquentation du blog (on a vu pire).
Le diable de tasmanie ressort de sa boite pour vous inviter à profiter du soleil, pour synthétiser un max de vitamines D, car avec le congrès qui s'annonce, il faut commencer à charger les batteries (électriques et de missiles...).
Deux mots sur la déclaration de principes : déclaration Chamallow. Voilà, ça fait deux mots, c'est suffisant.
Le congrès: trois mots: on se prépare.
Mais alors là, tout le monde...!!!
Personne n'a trop d'idée, tout le monde à son, ses candidats, promis juré on va pas voter pour le bonhomme mais pour les projets. C'est surtout ça qui est un projet.
Sinon sur le terrain les équipes issues de la vaguelette rose s'installent, on va pas faire le bilan à un mois, ce serait un peu partial...
Sauf pour constater que les grandes orientations nationales se prennent toujours à Paris, que le pouvoir d'achat, pour ne prendre qu'un seul exemple, reste un fléau qu'une ville, un département, une région ne saurait enrayer à son échelle (ou alors, il faut me donner le truc, et l'endroit, je déménage).
En attendant, je vais désherber, bronzer sous mon Marcel, pour reprendre mieux et fort dans les semaines à venir.
18:46 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taz, déclaration de principe
01.04.2008
C'est pas nous qu'on est bon, c'est eux qui sont mauvais, et inversement
Gaétan Gorce, cité dans un précédent billet, attribue à la faiblesse de la droite la forte poussée de la gauche...On n'est pas bon, ce sont eux qui sont mauvais...
Cela va dans les deux sens. Quand on est mauvais, il est facile à l'adversaire d'être bon.
Pour preuve, lors de la première séance du Conseil Général de Saône et Loire, sous la nouvelle présidence du nouveau conseiller général, nouveau cumulard, Arnaud Monteboug, Maître Perrault, anonyme conseiller général de Cuisery, notaire de son état, maire Divers droite de la Genette (vous avez là tout son CV...) a connu son heure de gloire.
En témoigne cet extrait d'article dans la Renaissance, notre hebdomadaire très local.
Jean-Pierre Laveder, rédacteur en chef du journal, conclut la séance d'installation par un paragraphe titré :
M. Paul Perrault brocarde le "baron de province"
"(.. ) le chef de file des non inscrits, M.Paul Perrault, s'est fait un malin plaisir de rappeler à Arnaud Montebourg quelques une de ses déclarations antérieures qui s'accordent mal avec sa position politique actuelle : " en 2001, à Mâcon, lors de la campagne des municipales, vous déclariez : - je cite : "lorsque je rencontre un cumulard, je me demande qui il méprise le plus, quel électeur il trahit le mieux."
Je vous retourne cette question aujourd'hui. Le chevalier blanc (note de poirier Bouchot : là, il m'a piqué mon texte) qui allait au combat contre tous les cumuls a remisé son panache et cédé aux tentations carriéristes. A moins qu'il ne veuille travailler plus pour gagner plus! Vous venez sans vergogne de tirer profit de l'opportunité qui s'offrait à vous d'empiler les casquettes. Votre "grandeur d'âme naturelle" et votre "éthique du désintéressement" en ont pris un coup.
Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent, disait Edgar Faure. Je pense que vous avez bien senti le vent, Monsieur le président... vous qui venez de prendre les rênes d'une collectivité que vous décriviez, il n'y a pas si longtemps, comme "une structure devenue archaïque, inutile, coûteuse, souvent anti démocratique". pour vous, les Conseils généraux étaient "des collectivités opaques et incontrôlables".
Vous voilà désormais un "baron de province", un féodal du suffrage universel. Mes félicitations, Monsieur le président."
Et puisqu'on est dans la facilité, mais avec un peu de talent quand même ... c'était inévitable :
23:26 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil général 71, montebourg, perrault
25.03.2008
à la Charité, on se moque de l'hôpital
Ça nous rappelle quelque chose, ça a un air de Cluny, mais ce n'est pas Cluny. La Charité sur Loire, une des cinq filles aînées de la grande abbaye, ceci explique cela.
Cela n'explique pas par contre pourquoi je partage les propos de Gaétan Gorce, député maire ps de cette ville, que je ne sais plus sur quel courant situer, mais qui déclare :
"Savez-vous que je suis réélu avec 100% des voix à la Charité sur Loire? Mieux que Delanoë, Aubry ou Hollande... La route de Solférino m'est ouverte."
"Le PS profite aujourd'hui d'une envie de sanctionner manifestée par une opinion mécontente à propos du pouvoir d'achat et d'un comportement présidentiel qui a choqué. Ça ne doit pas être interprété pour plus que cela. Ce n'est pas une adhésion aux thèses du PS."
"Je ne vois pas, dans ce que nous avons fait, ce qui pourrait expliquer cette situation. Sarko s'est enfoncé lui-même. On ne porte pas beaucoup de responsabilités."
"Que la gauche l'emporte largement, on ne peut que s'en réjouir. Mais ce succès sera forcément exploité par tous ceux qui ont intérêt à ce qu'il n'y ait pas de changement radical et trop rapide... Quel est l'objectif de la direction? Marginaliser les empêcheurs de tourner en rond. Il peut y avoir une configuration qui pousse une fois de plus à l'immobilisme ou du moins à une certaine passivité."
Voilà, moi j'ai rien à rajouter.4 copié-collés sur le site la Vie en Rose, c'est un billet vite fait bien fait...
Et pour finir, une petite sucrerie de l'ami Bobby
21:07 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaetan gorce, victoire, élections
18.03.2008
Aux urnes, camarades
Celles ci, par exemple, il me semblent qu'elles sont fleuries et parfumées, l'endroit est agréable.
A l'heure où j'écris, les bureaux de vote sont ouverts pour élire le candidat ps à la présidence du Conseil Général. Un seul candidat, comme prévu, la presse locale titrait ce matin :
"Arnaud Montebourg sera élu jeudi Président du Conseil général. Il trace les grandes lignes de sa future « gouvernance »." (Journal de Saône et Loire du 22/03/08)
Quel suspense.
J'ai pour ma part lancé ici un appel au boycott. Si moins de 50 pour cent des camarades se déplacent pour voter, je suis mathématiquement majoritaire sur la fédé...
Ils ont jusqu'à 22 heures pour me mettre en échec (et surtout, il y en a qui poireauteront de 17 à 22 heures dans des salles vides, plus ou moins bien chauffées... ).
Pour ma section, je ne sais même pas où ça se passe : soit j'ai loupé l'info, soit on ne se donne même pas la peine de faire semblant (ce qui me va très bien).
En attendant, j'ai reçu ce matin, dans ma boite physique, la profession de foi du candidat : d'où frais de tirage, d'envois, plus les camarades qui se sont coltinés la mise sous pli hier. Bravo à eux, l'abnégation est grande.
Sans rapport (mais jamais trop loin quand même) une petite zik d'un chanteur nouvelle scène, quand ils se mettent à faire du texte...C'est agréable à entendre (faisez bien attention aux paroles, c'est pas une chanson d'amour..)
18:57 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conseil général, élection, montebourg, démocratie, ps
12.03.2008
De la démocratie bien comprise
Ou comment prendre les militants pour des clowns (mais sans l'art de Picasso...)
Tragédiante, comédiante, rappel des principaux actes de la comédie.
Acte un : lassé de jouer les Don Quichotte du mandat unique, Arnaud Montebourg s'interroge, et interroge sur son site : dois-je solliciter un second mandat: conseiller général? Submergé par l'enthousiasme des réponses, il se laisse convaincre...
Acte deux : concomitamment, il "négocie" avec l'alors actuel président du Conseil Général de Saône et Loire, bien placé pour devenir député maire de Chalon (mais qui n'a jamais, lui, promu le mandat unique) son accession à la présidence du sus dit Conseil Général.
Bien sûr, l'acteur est hors pair : ses états d'âme, ses déchirements à renoncer à son combat, sa détresse de voir la fonction sacrée de député traînée dans la boue, il nous les montre, les étale, les distille savamment à longueur de gazettes.
On en pleure dans les chaumières de Bresse et d'ailleurs.
Je ne vous ferais pas la revue de presse, vous savez aussi bien que moi vous servir d'un moteur de recherche...
Acte trois : c'est la victoire, LES victoires. Elus tous les deux au premier tour, Sirugue devient député maire de Chalon, Montebourg conseiller général de Montret.
Aleé jacta est, Ecce homo, etc caetera... la messe est dite, diront les mécréants.
Que nenni, il y a des règles, camarade, au parti, on les respecte !!!
Pour preuve ce rappel aux statuts, émanant du national :
De : Fédération de Saône et Loire [mailto:fede71@parti-socialiste.fr]
Objet : Désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil Général
Bonjour,
Je vous informe qu’une circulaire nationale vient d’être adressée à la fédération, et a pour objet la désignation de notre candidat à la Présidence du Conseil Général.
Cette circulaire nationale précise qu’un vote simultané dans toutes les sections de 17h à 22h devra être organisé le mardi 18 mars (premier tour), voire le mercredi 19 mars (second tour) dans l’hypothèse où plusieurs candidats se présenteraient aux suffrages des militants. Merci de retenir dès à présent ces dates dans vos agendas.
La fédération réalisera un appel à candidature au lendemain du bureau fédéral et clôturera cette procédure au plus tard le lundi 17 mars à 9h en ayant exigé des candidats de déposer en même temps que leur candidature le texte de profession de foi qu’ils souhaitent adresser à l’ensemble des adhérents. Une mise sous plis de ces professions de foi sera organisée à la fédération le lundi 17 mars à partir de 9h.
Je vous passe la rapidité de la procédure : candidatures closes le lundi à 9 heures, vote le mardi de 17 à 22 heures. Faudra réfléchir vite, camarades.
Mais heureusement, on nous simplifie la tâche : sauf surprise de dernière minute, on aura un seul candidat. Même en Russie, ils n'osent plus faire le coup... On met au moins un candidat fantoche, ou on pourrit la vie des adversaires...
Alors nous faire le coup de la démocratie, quand un accord - dont on ignore tout - a été passé entre le sortant et l'entrant, qu'ils représentent les deux principaux courants du département (on a bien quelques fabiusiens dans le bassin minier, mais ils préfèrent sagement faire leur boulot et s'occuper de leurs affaires), c'est le bouquet final, le dernier gag de la comédie avant le baisser de rideau.
Donc je n'irais pas à ce simulacre de démocratie, je boycotte. Et j'appelle au boycott de cette élection... (là, je suis sûr de faire un tabac, je me mets touts les abstentionnistes du parti dans mon escarcelle...)
Difficile de finir autrement que par ce classique, revisité par Simsemilla....
22:28 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur, liberté, résister | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : conseil général 71, vote
10.03.2008
Une vaguelette
C'est l'analyse de Rue 89. Juste de quoi se mouiller un peu les pieds, quoi! Pas de tsunami ni de grosse déferlante.
Chez nous on est content d'avoir récuperé Chalon sur Saône, Louhans, de voir les maires du Creusot, Montceau, Autun, bien réélus ou en ballotage très favorable. Mais déception à Mâcon : 53 % aux présidentielles et aux législatives (intra muros), le maire UMP repasse au premier tour, le ps n'atteint pas 42 %.... Il y aurait de la perte en ligne?
Côté cantonales, ça va aussi, merci, statistiquement parlant. Montebourg a placé son drapeau à Montret, nouveau Koufra du renouveau socialiste. Maintenant on va voir la vraie gôche au pouvoir.
Justement, la vraie gôche?? J'ose attirer votre attention sur deux communes, des ch'tites communes certes, mais symboliquement ça va être intéressant.
Charnay les Mâcon, Montchanin, deux maires sortants UMP, dont l'ineffable (mais très effacé) Gérard Voisin, réélu député de Mâcon, justement, récemment.
Le piment de l'histoire, c'est qu'ils sont mis en ballottage face à deux listes de gôche, et à chaque fois, la liste divers gauche (des hérétiques du parti entre autres) est devant la liste officielle au poing et à la rose....
Logiquement, les divers gauches devraient tirer la liste au second tour, en intégrant les socialistes arrivés second... Et tout le parti va pousser derrière....
Le résultat dans les jours à venir, les premiers qui ont des tuyaux peuvent lâcher leurs commentaires...
On se quitte sur une petite thématique rose : Fontenay aux Roses, par l'ami Maxime.
19:05 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur, résister | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : elections, résultats 71, charnay les mâcon, montchanin
09.03.2008
C'est le grand jour
Et oui, nous voilà enfin dimanche, et on saura ce soir si les auspices (pas les hospices) ont bien auguré (avant d'inaugurer...). Jusqu'à quelle hauteur la crête rose va-t-elle monter, quels abysses noirs vont accueillir les félons sarkozystes, et dans quelles profondeurs?
On va me trouver bien lyrique, avec de telles envolées.
C'est juste pour me mettre dans l'ambiance. Attendez de les voir défiler, ce soir, sur les plateaux des JT, "si cela se confirme", ces hommes et femmes de gôche, qui vous expliqueront comment ils ont bien reconstruit le parti et que le résultat est là, évident, à concrétiser certes dimanche prochain, pour certains, mais combien cela valide une stratégie mûrement réfléchie et hautement efficace.
Pour sur, Ségolène et Julien, ouvertement lancés dans la course au premier secrétariat, ne seront pas en reste. Notre challenger local, le tribun Arnaud, plantera ses premières banderilles.
Car s'il n'est pas certain qu'il fasse de Montret, charmant canton bressan, un nouveau Koufra qui libérera la France, il est plus probable qu'il en fera l'escabeau qui libérera les ps des turpitudes royalo-draysiennes...plus tous ceux qui guettent au coin du bois, et ils vont se révéler nombreux en cas de raz de marée! Pensez donc, tout ce que j'ai fait pour le Parti (alors là, la majuscule, c'est plus une majuscule, on frôle l'enluminure).
Pour calmer un peu tout ça, je vous propose la lecture d'un article de Bakchich, le petit poil à gratter du net : "Dailymotion, arme de destruction hâtive". Il explique trés bien comment, à l'heure de la consommation expresse, le produit politique s'est lui aussi mis à la mode, et qu'on démolit plus qu'on ne bâtit avec des petites briquettes vidéos balancées sur le web.
Vous serez gentils en passant de noter que je n'y contribue pas trop, j'utilise juste Daylimotion pour finaliser en musique, ou par un sketch, mes briquettes webistiques...
Alors croyez-zy, ce soir c'est LE grand Soir, celui de la reconquête, Jeanne d'Arc, le Cid et Leclerc ressortiront de leurs cendres (surtout Jeanne d'Arc) pour redonner au pays en ruines de nouveaux chefs...
Alors si ce soir vous trainez davant les JT (à éviter à trop fortes doses, c'est nuisible pour la santé mentale) ayez ce zest de distance et ne chantez pas tout de suite l'Internationale, on n'en est pas là pour l'instant (avec un DSK au FMI, en particulier...)
Alors pour vous mettre dans de bonnes conditions, une petite leçon de second, troisième degré et plus, avec juste ce qu'il faut de cynisme par LE maître du genre :
09:26 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vote
30.01.2008
le ps, l'europe et la Patrouille de France
Dans le dernier hebdo des socialistes, c'est à une véritable prouesse de haute voltige que se livre le parti pour expliquer "la position des socialistes" sur le traité de Lisbonne. Je crois qu'on est bon pour intégrer la Patrouille de France.
Quelques morceaux choisis (mes commentaires en bleu):
"Quelle conséquence juridique aurait le rejet du projet de révision constitutionnelle (étape 1)?
Si la Constitution n'était pas révisée, cela interdirait tout simplement de passer à l'étape 2, celle de la ratification du traité de Lisbonne. Inversement, l'adoption de la révision ne préjuge ni de l'adoption ou non du projet de traité lui-même, ni du mode de ratification, parlementaire ou référendaire.
Donc, si on vote pas, on peut pas signer le traité de Lisbonne...Ainsi, le 28 février 2005, la révision préalable à la ratification du traité constitutionnel avait été adoptée par le Congrès de Versailles par 73 voix contre 66 ; cela n'avait pas interdit ensuite au chef de l'État de soumettre au vote des Français le projet de traité, et aux Français de le rejeter le 29 mai 2005. Les parlementaires socialistes avaient approuvé cette révision par 86 voix (1 seul avait voté contre, 57 s'étaient abstenus). "
Je résume : on s'est planté la dernière fois, on va pas se replanter à nouveau. On a voté pour un référendum qui a donné un résultat contre nous, on ne va pas aller contre un projet qui nous est favorable (signer le traité...) Ou : on n'est pas pour d'être contre, mais contre l'approbation des oppostitions qui confirmeraient un rejet...
Là, on est carrément dans les noeuds marins...
Quid du référendum sur lequel les socialistes se sont engagés lors des deux dernières campagnes électorales?
Les socialistes ne renoncent pas à l'exigence d'un référendum.1I est légitime que le peuple français soit à nouveau consulté sur les suites données à son vote de rejet du 29 mai 2005. C'était un engagement du PS lors des campagnes présidentielle et législative. C'est la raison pour laquelle les parlementaires socialistes déposeront une motion référendaire. Ce qu'elle contient? Une demande de référendum.
On ne renonce pas, camarades... petite explication de texte au passage : que contient un motion référendaire? Des fois qu'elle aurait contenue de la confiture de fraise...On nous explique bien les choses (et ça fait autant de lignes de gagnées).
Sur quoi peut-elle déboucher? Si elle est adoptée, sur un référendum. Si cette motion est repoussée, la droite portera seule la responsabilité du choix de l'adoption par voie parlementaire.
C'est confirmé, si ça passe, on n'aura pas de la confiture de fraise (tant mieux, je préfère la myrtille). Si elle est repoussée - ça serait étonnant, quand même :):)- eh ben, ce sera pas notre faute... La méchante droite aura encore frappé.
Pourquoi s'abstenir le 4 février et dire oui les 5 et 6?
L'argument de cohérence est avancé. D'abord, le traité de Lisbonne, s'il est loin de correspondre à nos attentes, présente l'intérêt de relancer une Europe aujourd'hui en panne.
A force de faire des noeuds et des loopings, on se télescope. Le Traité de Lisbonne est bon , on va pas le bloquer.Ce n'est pas l'avis de tout le monde ,et en tout cas, on n'a rien demandé au peuple, qui pourrait sottement penser que c'est le même traité, vendu sous une autre appellation...
Mais on est quand même "attachés à la procédure référendaire" (excusez moi si ça fait répétition, mais c'est dans le texte).
Alors on va se battre très fort pour un truc perdu d'avance, mais on aura bonne conscience. Moi, je veux bien passer pour un débile (je reste poli), mais des fois, je sature un peu. Là, on décroche le pompon, ça rame sévère....
Comme tout meeting aérien, il faut un bouquet final :
22:10 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, europe, contorsions, traité de lisbonne, 4 février


