21.07.2008

Godillot ou staliniste?

godillot.jpgL'objet de ce blog, certains l'ont compris, est de faire évoluer le parti "de l'intérieur", et d'épancher mes réflexions et réactions en ce sens. D'aucuns se plaindront alors que " je fais toujours ka critiquer", mais les propositions, je les fais oralement, où il se doit quand je peux m'y rendre. On appelle ça des "réunions de section".

Or donc, une fois n'est pas coutume  (je mérite une amende pour reprendre cette phrase éculée) je le dis, je vois venir avec un plaisir non dissimulé un  vote massif et quasi unanime du parti contre la réforme des institutions ordonnée par bling bling.

QUASI unanime, car  bien sûr, on a toujours le barde de service qui nous fait sa diva et s'en va approuver cette réforme.

Le sieur Lang, donc "exclut de voter contre", selon une article du nouvel obs en ligne. Et dans le même article, l'excité de service de l'UMP repart à l'assaut des vieux démons. Après avoir accusé RESF d'avoir mis le feu au camp de rétention de Vincennes (voir article de  Libé), Frédéric Levbvre, ci-devant porte parole de l'UMP, parle de stalinisme pour la direction du PS. Rien que ça. Alors, là, il me la coupe. J'ai bien quelques reproches à faire à notre direction (dont d'en avoir une mauvaise), mais stalinisme, ça, j'aurais jamais pensé. Moi, de l'intérieur, j'avais plutôt l'impression que ça partait dans tous les sens, sans plus aucun pilote à bord (voir un billet précédent) et voilà que j'apprends que le camarade Joseph est de retour, le petit père des peuples qui va nous goulaguiser tous. Pour un peu, ça me rassurerait, n'étaient les excès : un peu trop dur, certes, mais ferme, au moins, on a retrouvé une direction centrale.

Le ridicule ne tue plus ( et hop, deuxième amende pour moi), donc Lefbvre est tranquille. 

Mais je sens que je vais le suivre, ce petit, car à accumuler les perles d'inculture comme ça, il va nous en sortir des biens bonnes qui feront le délice de mes vacances rurales.

Quant à Lang...bof, pas de surprise, donc pas de commentaire ( ça, il aimera pas...) 

Alors voir le porte-parole d'un parti de godillots traiter son principal (?) adversaire de stalinien, ça mérite bien un billet.

Je vous laisse sur une ambiance de colonies de vacances, avec Hugues Aufray qui nous fait une petite reprise de Félix Leclerc. 

 

13.07.2008

Vraiment, il est trop fort !

vangogh_zouave1888.jpgPersonne ne l'embêtait sur ce domaine, dit réservé. Super grand commandant en chef des armées, le président de la république fait ce qu'il veut avec ses joujoux nucléaires et autres babioles destructrices. L'armée, grande muette par tradition, est généralement la grande absente du débat politique.

Considérant  par principe qu'elle est acquise à la droite, ce n'est pas le ps qui va en faire des tonnes sur ce sujet.  Alors absent du reste du débat politique - ou si inefficace - on ne risque pas de l'entendre sur ce terrain.

Mais le petit, il est trop fort. il s'est dézingué tout seul, comme un grand, sans qu'on lui demande rien.

Une petite restructuration de l'implantation des casernes, et boum, les maires de droite montent au créneau : on leur enlève leurs militaires, les commerces vont fermer, c'est la ruine au pays.

Une baisse des budgets pour acheter moins de joujoux destructeurs, et vlan, les militaires étoilés grognent, osent même un pamphlet soutenu, semble-t-il, par une bonne partie de la gent encasernée. Une recherche rapide sur google actualité nous mène à un article contestataire sur un site que je ne fréquente guère (pas de jeu de mots, svp), et il est déconseillé aux pacifistes et autre non violents. Vous voilà prévenus.

On rajoute à ça une pincée d'invitation de dictateurs qui ont fait occire quelques braves troufions de  chez nous ( militaires ou pas, c'est vrai que c'est pas sympa) et on a carrément des menaces de révolte pour le défilé du 14 juillet. On envisage de porter un brassard noir, de tourner la tête du côté opposé à la tribune officielle... Bon, pour le symbole, ok, mais moi je proposerais plutôt qu'ils nous refassent Carcassonne, et que les Mirages qui vont polluer un peu plus Paris ce jour là balancent quelques bombinettes bien où il faut, et nous rejouent la saga des bombes atomiques de l'ami Boris (là, je risque un procès pour incitation au meurtre, alors je précise : je rigole...).

j'ai cherché la réaction du parti, et à part un communiqué sur la venue du dictateur syrien, et un point presse sur le livre blanc de la défense dont je vous laisse mesurer la violence, pas trouvé grand chose. La grand muette prenant la parole, le parti, courageusement, la remplace dans ce rôle et se tait avec une détermination farouche.

 Donc bling bling, comme l'appelle Filoche reste le premier opposant à lui-même, et après un succès électoral sans appel aux dernières municipales et cantonales, il déstabilise l'armée et la remonte contre son chef suprême. Je persiste : il faut lui donner une carte d'honneur du parti, à  cet homme.

On ne va pas se quitter sans un petit classique de l'ami Le Forestier


21.06.2008

le ps expliqué aux nuls

pour les nuls.jpgJe me lance dans un exercice audacieux : expliquer comment c'est que ça marche, au ps. Je laisserais de côté ceux qui répondent "mal, tout simplement", pour m'essayer à un petit texte didactique : procédures et calendrier de préparation du congrès. Notez que je me mets à niveau du vocabulaire ps : si on n'a pas un ou deux mots compliqué  par phrase, on est déjà hors jeu.

D'abord, tout le monde croit qu'il suffit de faire un article dans la presse nationale pour dire : je veux premier secrétaire, candidat au présidentielles, pour lancer un congrès. Que nenni, camarades, ça n'a rien à voir... 

Déjà, notez bien la date de la grande cérémonie : du 14 au 16 novembre, congrès national. Avant, il y aura la fête annuelle à la Rochelle, mais ça, c'est tous les ans. 

Alors comment qu'on fait?

Notre premier secrétaire national préféré à commis la circulaire numéro 1362 (oui, moi aussi je découvre qu'on a nos propres circulaires), qui nous dit tout bien comment.

Les grandes lignes :

A partir du 17 juin, jusqu'au 2 juillet, dépôt des  contributions générales et thématiques. Dans les deux cas, il faut au moins un membre du conseil national qui signe le texte.

7 juillet : envoi des contributions générales chez les militants, mise en ligne des contributions thématiques.

23 septembre : conseil national de synthèse. C'est un truc à nous, la synthèse, on va la tenter plusieurs fois. Là, c'est le premier tour, ou les porteurs des contributions disent : ben non, on n'est pas tous d'accord.  Alors on continue.

29 septembre : envoi des motions chez les militants. Alors là, suivez bien, je ne répéterais pas. On n'est pas tous d'accord (voir 23 septembre) mais il y en a qui sont moins pas d'accord entre eux que d'autres. Donc ils disent : ok, on roule ensemble. On met nos textes dans un mixeur, on touille bien, et ça devient une motion. C'est magique.

Ceux qui n'ont pas trouvé de copain pour mélanger leur contribution la transforme direct en motion. Il faut avoir du vocabulaire au ps, je vous avait prévenu. Et on parle bien sûr des contributions générales, les thématiques, on les case où on peut...

6 novembre : vote dans les sections. Super, camarades, on va enfin dire ce qu'on pense... Parce que vous l'avez bien noté, pour l'instant tout se fait à Solférino : les motions générales sont faites par les équipes des cadors du parti, forcément signées par un membre du conseil national (des fois qu'un trublion qui n'a pas le niveau s'immisce là dedans...) la synthèse est faite au niveau national, et on redescend tout ça vers la brave masse militante. 

7, 8 et 9 novembre congrès fédéraux. En français, ça veux dire : congrès départementaux. Notez en passant que dans chaque département les ténors locaux se sont rangés sous telle ou telle bannière, se déclarant "porteurs" de la motion A, B,C ou 1, 2, 3, etc.. Si cette année on pouvait changer l'appellation des motions, leur donner des noms de fleurs, ou d'animaux, ou des prénoms, ça nous changerait..

Alors les braves militants votent pour les motions. Et ça nous fait les délégations départementales pour le congrès national.

14, 15 et 16 novembre, c'est l'apothéose, LE CONGRES !!! On y est, ça vient de toute la France, les nouvelles (ou pas nouvelles) délégations départementales, les représentants des motions, les journalistes, la télé (très important, ça, la télé). Et ça discute tous azimuts, ça parlemente, ça négocie, on re synthèse ou pas, on place ses pions, on compte ses voix, pour être le mieux placé dans la course à l'échalote. 

20 novembre votations tous azimuts : pour le secrétaire de section, le secrétaire fédéral, le secrétaire national.

Ouf, on a à peu prés fini... 

Résumé : on vote sur la base de textes cautionnés par des membres du conseil national, puis sur des équipes départementales alignées sur ces textes, enfin on vote tout d'un coup : secrétaire local, départemental, national... Et je vous ai fait court...Si tout se passe comme les fois précédentes, les militants seront abreuvés de textes aussi mal mis en page que possible, écrit tout petit, avec plein de mots compliqués. Ce qui comptera pour beaucoup, c'est qui signe quoi.

Aujourd'hui on est lancé, les premières contributions générales circulent, ça discute dans tous les couloirs.

Bon courage camarades, on va avoir de la lecture pour les vacances...

Pour la plage, préférez quand même un bon polar... il y a plus de suspens! 

17.05.2008

Et hop, c'est parti

43288680.gifL'encre du précédent billet est à peine sèche (ou les pixels à peine refroidis) que, hop, le Nostradamus du Poirier Bouchot se frotte les mains : une première candidature est lancée, la course à l'échalote peut démarrer.

Ségolène se lance. Bien sûr, elle a UN PROJET. Difficile d'ailleurs de se présenter au poste de premier fédéral sans faire trois quatre pages de propositions, c'est la moindre des choses. De là à dire que c'est LE projet du parti... Ou alors il y a quelque chose dans la démocratie interne qui m'a échappé.

C'est que notre hase doit se dépêcher, d'autres lièvres sont sur les rangs, Delanoë par exemple, mais on doit s'attendre à ce que quelques tortues sortent du bois au dernier moment.

Les proches de DSK parlent de parti qui tourne à la"pétaudière", Jack Lang déplore la bataille des égos (venant de lui, c'est assez savoureux), bref, ils ont le sentiment de s'être fait griller... Ce qui ne fait guère avancer le schimilimilimiblick!

On est dans les jeux tactiques: je me prépare qui pour le congrès, qui pour 2012, voire les deux, mais pas d'ambitions personnelle : JE est l'intérêt commun (non, j'a pas fait de fôte de franssais, ça se dit chez les psy.) PROMIS JURE, on vous dit!!!!!

Alors oui, je crois qu'il va falloir être fin tacticien pour faire bouger dans les têtes, faire avancer UN projet, des idées nouvelles et des fonctionnement nouveaux.

Alors qui parmi les lièvres ou les tortues ? Fontaine, boiront ils de ton eau ? Dans la série : chronique d'une catastrophe annoncée, les élément se mettent gentiment en place. Tout le monde le sait, qu'on va dans le mur, et tout le monde se dépêche de courir plus vite. Résultat, le mur, on va se le prendre encore plus fort, à une allure TGV. Mais je ne crois pas qu'on réussisse à casser des briques de cette manière.

Rendez vous aux prochaines déclarations de candidature. Je ne vais pas faire un billet à chaque fois, je vais attendre et faire un lot !

 Dans un autre domaine, je note avec plaisir que, dans les propositions  de rénovation, on se baserait sur les votes lors des différents scrutins internes pour évaluer la représentativité des sections et des fédés. Je ne pense pas que ça fasse remonter le taux de participation, mais ça va brasser sévère dans le "poids" affichés par certains (et même en 71...)  - et merci de remarquer en passant que je fais pas qu'à critiquer comme un vulgaire gauchiste de base :).

18.03.2008

Aux urnes, camarades

1903838720.jpgCelles ci, par exemple, il me semblent qu'elles sont fleuries et parfumées, l'endroit est agréable.

A l'heure où j'écris, les bureaux de vote sont ouverts pour élire le candidat ps à la présidence du Conseil Général. Un seul candidat, comme prévu, la presse locale titrait ce matin :

"Arnaud Montebourg sera élu jeudi Président du Conseil général. Il trace les grandes lignes de sa future « gouvernance »." (Journal de Saône et Loire du 22/03/08)

Quel suspense.

J'ai pour ma part lancé ici un appel au boycott. Si moins de 50 pour cent des camarades se déplacent pour voter, je suis mathématiquement majoritaire sur la fédé...

Ils ont jusqu'à 22 heures pour me mettre en échec (et surtout, il y en a qui poireauteront de 17 à 22 heures dans des salles vides, plus ou moins bien chauffées... ).

Pour ma section, je ne sais même pas où ça se passe : soit j'ai loupé l'info, soit on ne se donne même pas la peine de faire semblant (ce qui me va très bien).

En attendant, j'ai reçu ce matin, dans ma boite physique, la profession de foi du candidat : d'où frais de tirage, d'envois, plus les camarades qui se sont coltinés la mise sous pli hier. Bravo à eux, l'abnégation est grande.

Sans rapport (mais jamais trop loin quand même) une petite zik d'un chanteur nouvelle scène, quand ils se mettent à faire du texte...C'est agréable à entendre (faisez bien attention aux paroles, c'est pas une chanson d'amour..) 

 
 

04.03.2008

Sprint Final?

J - 5, J- 4, J moins de plus en plus.... Dimanche soir, on y verra plus clair sur les municipales et les cantonales. Vaguelette, beau rouleau, mega spot (pour les surfers) ou tsunami? Combien de mairies, de départements basculeront? Combien de capitaines...non, c'est autre chose..quoique...

Alors plus que jamais, le silence disciplinaire, est de rigueur, on en arrive à des règles monastiques... J'ai vu passer un échange de mails ahurrissant : un camarade râlait contre un co voiturage inorganisé, et on a frisé le délit d'attaque contre le parti : le fou suicidaire, c'était lui, pas ceux qui, en charge de l'organisation du parti, n'ont pas fait leur boulot. SI-LEN-CE, on vous dit, pas un orteil qui dépasse.

Nous, on va reconquérir le conseil général, déjà à gauche, ça va être super. Enfin, pour ce qui est de la hausse des prix, des loyers, des licenciements, de la politique internationale, etc... je sais pas trop comment on va faire, mais la Saône et Loire étant un département carrefour, nul doute qu'on trouvera des solutions. Si, on nous le garantit.

Bon, on va faire court, d'autant que soit Hautetfort, soit mon ordi, on a un problème d'insertion d'image, ça me frustre, je vous en avais trouvé une super, du surréaliste Escher, alors pour rester sur l'homonymie (mon facteur me dira si ce n'est pas le bon terme) je vous propose un plaisir perso :

 

 

 

 

04.02.2008

Kess tu t'embetes

66eb44b5e5a64e5b394b85fa0f17ab92.jpgà rester dans ce parti (et je vous passe les qualificatifs qui suivent)? Ou alors : si tu n'es pas content, pourquoi tu ne le quittes pas?

La première question, beaucoup de mes amis, communistes, alter, et autres me l'ont posée. Embarrassante, je l'avoue. Ce billet va me permettre de mettre mes idées au clair, disons le tout net.

Quant à l'autre, la réponse est simple : tant que je gène, ça prouve que ça sert à quelque chose, alors je reste. La où j'mets d'la gène j'ai du plaisir...

Revenons à la vraie question : pourquoi ne pas aller ailleurs, voire nulle part, être un total électron libre, indépendant et autonome?

Cette seconde hypothèse est totalement exclue : seul, autonome, indépendant, après 15 ans de militantisme associatif, dans un mouvement national (la première fédération de parents d'élèves, que je ne citerais pas pour respecter ses statuts...), je sais que c'est l'impasse, qu'on ne construit qu'à plusieurs, qu'on ne fait bouger les lignes, même petitement, qu'avec un collectif et au sein d'un collectif.

Rejoindre "plus à gauche", peut-être trop vieux, ou plus sûrement certain de ne pas partager non plus toutes les positions, voire les fonctionnements.

Alors je reste, mais pour verser dans le côté positif de cette attitude, je reste parce que je ne m'y sens pas seul : ce que j'écris, d'autres, avec le même badge rose, le partagent (j'ai les noms, mais je vais pas balancer...).

Je reste, parce que, historiquement, le socialisme représente quelque chose : Jaurès, Blum, Mendès-France, ça reste des valeurs sures. Attention, je ne suis toutefois pas un exégète de ces bonshommes, ne me demandez pas une citation dans le texte...

Je reste, parce qu'on ne fait pas bouger une structure de l'extérieur, même si on m'a souvent dit le contraire (de l'intérieur, tu arriveras à rien...). Si, au moins à faire contre chant, voire contre champ. Si les gens comme moi s'en vont tous, il ne restera que les Strauss-Kahn et autre Jack Lang...plus les petits nouveaux qui montent ou voudraient bien. Et si on veut construire quelque chose avec toutes les forces de gauche, il faut bien des gens dans le ps pour faire le lien.

Je reste, parce que de rester à résister, le saut est facile, et que la résistance commence d'abord à l'intérieur de ce Titanic en dérive.

Aujourd'hui, j'ai la chance de ne pas être sur une liste pour les municipales, et le regret de ne soutenir personne pour les cantonales (biz à Nicole...), alors la discipline du parti, que je respecte quand je m'engage, je m'en sent plutôt libéré. Et de toutes façons, ça n'aurait peut-être pas changé mon attitude.

Alors bien sûr, dans mes billets, je tape plus sur le parti que sur Sarko. Explication : les blogs et sites contre Naboléon ne manquent pas, je me vois mal rajouter ma voix fluette, d'autant que certains sont très bons, politiquement et technologiquement.

Je tape plus sur le parti, car comme le forgeron fabrique un outil en tapant fort, je veux que le premier outil de l'opposition au retour d'une politique pétainiste soit le ps, et il faut lui mettre des coups de pieds dans le derrière pour qu'il ouvre un sourcil.

Je tape surtout sur le parti, car si cet outil s'écroule (et c'est bien parti...) ou se dégénère ( on a des symptômes de nécroses inquiétants), le vide qu'il laissera n'est pas prés de se combler.

Quant à l'argument ; tu donnes des armes à nos adversaires... ils n'en ont pas besoin, les pitreries de nos dirigeants nationaux leur suffisent, et Sarkoléon s'est arrangé pour se flinguer tout seul, selon les sondages.

Donc, avec toute l'amitié qui s'est forgée au travers de luttes communes, je dit à mes copains alter, communistes, anar ou trost (si c'est possible!!!) : je reste, on va voir si on peut arriver à faire bouger ce dinosaure (je ne dit pas mammouth, il y a plein d'instits et de profs que ça énerverait...). Il faut qu'on y arrive.

Et à mes copains socialistes, ON reste, on va bien voir mais ils vont être obligés de nous entendre quand on va se mettre  vraiment à donner de la voix (et quand ils auront besoins de nos voix, bientôt...).

Faisons la part du chanteur - remarquable dénicheur de bonnes chansons- et du people jet set -lamentable sarokosysé- pour déguster ce petit intermède final (oxymore ou pas?).

Et spécial dédicace à Manu : on les aura...
 

 

30.01.2008

le ps, l'europe et la Patrouille de France

ebc52d0cc605eedf366694dd4e437eee.jpgDans le dernier hebdo des socialistes, c'est à une véritable prouesse de haute voltige que se livre le parti pour expliquer "la position des socialistes" sur le traité de Lisbonne. Je crois qu'on est bon pour intégrer la Patrouille de France.

Quelques morceaux choisis  (mes commentaires en bleu):

"Quelle conséquence juridique aurait le rejet du projet de révision constitutionnelle (étape 1)?

 Si la Constitution n'était pas révisée, cela interdirait tout simplement de passer à l'étape 2, celle de la ratification du traité de Lisbonne. Inversement, l'adoption de la révision ne préjuge ni de l'adoption ou non du projet de traité lui-même, ni du mode de ratification, parlementaire ou référendaire.

Donc, si on vote pas, on peut pas signer le traité de Lisbonne...

Ainsi, le 28 février 2005, la révi­sion préalable à la ratification du traité constitutionnel avait été adoptée par le Congrès de Versailles par 73 voix contre 66 ; cela n'avait pas interdit ensuite au chef de l'État de soumettre au vote des Français le projet de traité, et aux Français de le rejeter le 29 mai 2005. Les parlementaires socia­listes avaient approuvé cette révision par 86 voix (1 seul avait voté contre, 57 s'étaient abstenus). "

Je résume : on s'est planté la dernière fois, on va pas se replanter à nouveau. On a voté pour un référendum qui a donné un résultat contre nous, on ne va pas aller contre un projet qui nous est favorable (signer le traité...) Ou : on n'est  pas pour d'être contre, mais contre l'approbation des oppostitions qui confirmeraient un rejet... Là, on est carrément dans les noeuds marins...

Quid du référendum sur lequel les socialistes se sont engagés lors des deux dernières campagnes électorales?

Les socialistes ne renoncent pas à l'exigence d'un référen­dum.1I est légitime que le peu­ple français soit à nouveau consulté sur les suites don­nées à son vote de rejet du 29 mai 2005. C'était un enga­gement du PS lors des campa­gnes présidentielle et législa­tive. C'est la raison pour laquelle les parlementaires socialistes déposeront une motion référendaire. Ce qu'elle contient? Une demande de référendum.

On ne renonce pas, camarades... petite explication de texte au passage : que contient un motion référendaire? Des fois qu'elle aurait contenue de la confiture de fraise...On nous explique bien les choses (et ça fait  autant de lignes de gagnées).

Sur quoi peut-elle déboucher? Si elle est adoptée, sur un réfé­rendum. Si cette motion est repoussée, la droite portera seule la responsabilité du choix de l'adoption par voie parlementaire.

C'est confirmé, si ça passe, on n'aura pas de la confiture de fraise (tant mieux, je préfère la myrtille). Si elle est repoussée - ça serait étonnant, quand même :):)- eh ben, ce sera pas notre faute... La méchante droite aura encore frappé.

Pourquoi s'abstenir le 4 février et dire oui les 5 et 6?

L'argument de cohérence est avancé. D'abord, le traité de Lisbonne, s'il est loin de cor­respondre à nos attentes, pré­sente l'intérêt de relancer une Europe aujourd'hui en panne.

A force de faire des noeuds et des loopings, on se télescope. Le Traité de Lisbonne est bon , on va pas le bloquer.Ce n'est pas l'avis de tout le monde ,et en tout cas, on n'a rien demandé au peuple, qui pourrait sottement penser que c'est le même traité, vendu sous une autre appellation...

Mais on est quand même "attachés à la procédure référendaire" (excusez moi si ça fait répétition, mais c'est dans le texte).

Alors on va se battre très fort pour un truc perdu d'avance, mais on aura bonne conscience. Moi, je veux bien passer pour un débile (je reste poli), mais des fois, je sature un peu. Là, on décroche le pompon, ça rame sévère....

Comme tout meeting aérien, il faut un bouquet final :

Donc, pour marquer leur dés­accord sur la procédure suivie, les socialistes ne participeront pas au vote du projet de loi constitutionnelle au Congrès de Versailles le 4 février. Mais ils ne s'opposeront pas non plus à la révision car cela aurait pour effet immédiat d'interrompre la procédure d'adoption du traité de Lisbonne. La lecture des Européens serait désastreuse alors que la France doit prendre la prési­dence de l'Union en juin.
On enfonce le clou, on est pour le traité de Lisbonne (ça devient lassant, je suis d'accord) et en plus, on risque de se payer la honte alors qu'on va prendre la présidence en juin.
Vous me rappelez QUI va représenter la France, QUI ne va pas se prendre la honte et jouer les matamores sur l'air de " vous avez vu comment je te les ai matés, les nonistes et référedumistes...???"
En résumé, vous me rappelez QUI va être le grand gagnant  de l'affaire, alors qu'on aurait pu lui infliger une correction dont nombre d'européens rêvent de plus en plus?
Et qui va se payer la honte de lui avoir déroulé le tapis rouge?
Bon, pour finaliser ça en musique, entre les voltiges aériennes, les noeuds coulants et le sentiment de bien ramer pour faire passer une pilule grosse comme le Titanic :

27.01.2008

Promis, juré, les municipales d'abord

5275e0db67e0e7162d20ea970f86bc91.jpgDonc on va attendre le congrès du parti pour parler du futur premier secrétaire.

Sauf que...Delanoé et Royal sont déjà sur les rangs (ou sur les dents) et que dans un article du noubel obs , Julien Dray se donne le temps de la réflexion pour prendre toutes ses responsabilités le moment venu.

Bakchich au détour d'un article sur le retour de Freche via les sénatoriales (quelle joie de retrouver ce boute en train dans le ps...!!!) evoque Benoit Hamon comme "candidat putatif au remplacement de François Hollande". Là je suis dubitatif...

On pourrait sûrement rallonger la liste, à défaut de rallonger la sauce déjà bien délayée, et donc bien fade, du ps aujourd'hui.

La rénovation - lamentable farce auto déculpabilisante- a accouché d'une souris, aucune remise en question, aucun projet fort à l'horizon, mais pour prendre la place, on sent que les écuries se mettent en ordre de bataille.

Et par ailleurs, silence dans les rangs, puisqu'à partir des villes et des départements gagnés, on va voir ce qu'on va voir, mais je me suis déjà exprimé assez là dessus...

Pendant que Besancenot et consorts propose un relookage de la LCR, pour former à gauche de la gauche, et à la gauche du ps, naturellement, un parti anticapitaliste.

 Selon l'AFP :

"L'appel à la construction d'un nouveau parti s'adresse "surtout à celles et ceux qui jusque là n'ont pas trouvé de parti leur donnant envie de s'engager" et aux jeunes qui veulent "résister", selon le texte. Il s'adresse aussi aux "militants socialistes antilibéraux, communistes, Verts qui n'acceptent plus les recentrages et les reniements". L'appel invite aussi "toutes les organisations et courants politiques" - sans toutefois préciser lesquels- à se joindre à cette initiative."

Mais aujourd'hui, on est plus prêt à se rallier au Modem, qui ne représente pas plus de voix que l'extrème gauche, et le parti entend bien "civiliser le capitalisme..."

Il faudra choisir, camarades, le peuple (que la LCR ne représente pas forcément) ou le capital.

Et ne pas hésiter à prendre parfois un peu de recul sur soi, et pratiquer l'auto dérision, c'est plus efficace que l'auto censure ou l'auto déculpabilsation...


Commandante
envoyé par ted38
 

 

22.01.2008

Tant que je gagne, je joue...

e4427fd23e44335e18d6d3f00dcc4333.jpgdisait Coluche (Putain de camion...). Après la Bérezina annoncée (pour le ps) du congrès de Versailles, Sarko et Hortefeux se sentent pousser des ailes. Dernière trouvaille : puisque la constitution nous gène (un peu) pour expulser tranquillement, changeons la constitution.

Certes, ce n'est pas le conseil constitutionnel qui dérange beaucoup, surtout occupé à compter les points du match des anciens : Giscard contre Chirac.

Certes, ce n'est pas le ps qui dérange, au contraire, pour certains, si on peut donner un coup demain, demandez...

Mais la Constitution...quand même, en France, on aime bien qu'elle cadre avec les lois (en général, on fait plutôt cadrer les lois avec la Constitution..)

Alors, vamos, le petit Brice fait comme son copain Nico, il va mettre en place une commission pour réfléchir à une réforme de la constitution permettant la mise en place des quotas d'immigration et la simplification des expulsions pour les sans papiers...

On sait déjà que Manuel Valls, du ps, n'est pas contre les quotas. Quant aux expulsions, plusieurs maires socialistes collaborent du mieux qu'ils peuvent dès qu'ils en ont l'occasion. Donc, y'a de la marge.

Bien sûr, il faut réagir, le parti fait monter au créneau Faousi Lamdaoui, secrétaire national à l'Égalité (merci au nouvel obs de le rappeler, personne ne sait qui c'est...).

Un quinzième couteau issu de la pluralité affichée (nous aussi, on a notre quota de beurs), qui supplie Kofi Yamgnane (issu de notre stock de coke -voir Hergé-) sollicité par le susdit Hortefeux pour intégrer la sus mentionnée commission.

Si ça continue, on va se retrouver avec une constitution simplifiée dont je vous propose une avant première :

Préambule :  tous les présidents de la république naissent libres et égaux en droit.

Article un : le président de la république est élu au suffrage universel uninominal à un tour par le président de la république

Article deux : le président de la république à toujours raison.

Article trois et suivants : voir article deux.

Et qui est-ce qui râle?

Quelques hurluberlus sur le net, comme Vive le Feu, qui écrit : "Merde Alors: Si J'Avais Su, J'Aurais Gueulu" , des gauchistes irresponsables et utopistes, idéalistes??

Les crtiques les plus dures viennent... de certains comiques (mais des vrais, des que c'est leur boulot, je ne parle pas des Hollande, Montebourg et autres Royal..) comme le prouve cette vidéo, qui tourne beaucoup ence moment, désolé si vous l'avez déjà vue...


Roumanof
envoyé par oceang