05.05.2009

Avant que je n'oublie.

solferino3.jpg Pendant que c'est encore frais dans mon esprit, je me propose de vous décomposer un peu le fonctionnement d'un parti. Je vais prendre mon vécu, donc on s'appuiera sur le Parti Socialiste. Considérons que tous les partis fonctionnent peu ou prou sur le même mode.

On mélangera la sociologie de base, en s'appuyant sur une petite typologie, succédané de la socio classique, et l'éthologie, l'homme étant un animal social, ça me parait pertinent.

Notez déjà que je conserve de mon immersion dans le milieu le vocabulaire propre à ce milieu, c'est un moyen de reconnaissance : il ne faut pas parler trop simplement, on s'exclut du groupe.

Or donc, on partira d'une typologie simple qui se décompose (comme le parti) en quatre grandes composantes à l'échelle d'un territoire départemental.

- les adhérents

- les groupies

- les apparatchiks

- la noblesse du terroir.

On laissera de côté la noblesse de cour, qui sévit à Solférino (dans l'exemple étudié), et dont les moeurs sont régulièrement étudiées dans vos journaux préférés.

Les adhérents.

C'est la grande masse du parti, celle qui fait nombre, et pas l'ombre, les petites mains qui collent les enveloppes, distribuent les tracts, font les tournées des boîtes à lettres, votent régulièrement lors des consultations internes. Notons au passage que les partis politiques affichent entre 150 et 250 mille adhérents individuels, et se proclament ainsi représentatifs. Plus représentatifs que la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, 300 mille familles, plus que les syndicats, dont les deux premiers -CGT et CFDT- oscillent entre 700 et 900 mille salariés syndiqués chacun.

Si on rapporte ça aux prospects potentiels : tous les français majeurs pour les partis, seulement les familles ayant des enfants scolarisés pour la FCPE, les salariés pour les syndicats, on peut estimer que ce critère de représentativité est erroné.

La différence se fait bien sur par : les financements des différentes campagnes électorales, les couvertures médiatiques (vous vous souvenez de celle des prud'hommales ?) les enjeux en terme de pouvoir.

Attention à ce mot, c'est un concept clé de la sémantique non verbale et du positionnement individuel dans la schématique sociale des groupes politiques. Si là, j'ai pas jargonné comme il faut...

Dans la vie du groupe, l'adhérent paye sa cotisation, appartient à une section, dont la taille définira le rang du secrétaire de section dans l'appareil (voir plus loin),  vote pour un clan de temps en temps (tous les trois ans environ au PS) et donne ainsi aussi du poids à son clan.

Voilà résumé le fonctionnement du groupe social, qu'on appelle "démocratie interne".

L'adhérent ne s'individualise pas. Dès lors qu'il le fait, il passe dans une des catégories suivantes, que nous allons décrire selon la hierarchie du groupe.

Les groupies

C'est un adhérent idôlatre, le premier stade de la conscience politique pour certains, le dernier pour d'autres. Dans le domaine du Show bizz, ça donne ça :

La (le) groupie a choisi son mâle (sa femelle) alpha. Tout ce qui qui émane de lui est vérité révélée, saintes écritures auxquelles nul ne peut s'attaquer.

La phase "groupie" est soit le premier stade d'une évolution dans l'appareil, soit le stade final. Un groupe de groupies est toujours utile dans un meeting, une campagne interne, ou pour booster une section un peu atone.

La groupie offrira son corps, drapeau au vent, poitrine ouverte comme chez Delacroix, pour protéger son hérault adoré contre les perfidies de l'ennemi intérieur. Car l'ennemi est toujours " de l'interieur".

Second  concept à intégrer : l'ennemi. A la différence de l'adversaire, auquel on s'oppose dans le respect des usages et des règles démocratiques en vigueur dans notre pays de droit, et qui est d'un autre parti, l'ennemi est du même parti. Dès lors tous les coups sont permis pour l'anéantir et le "tuer politiquement".

Les apparatchiks

Tout d'abord, otons aux communistes le monopole de ce mot : ils les ont juste rendu un peu plus visibles.

Cette catégorie est mal aisée à décrire, tant elle est protéiforme, ses individus ont des origines diverses, leurs profils sont aléatoires, ils sont surtout réunis par la place centrale qu'ils occupent dans l'appareil. Ils sont sur les premiers échelons du pouvoir. Quelques grands types.

- La groupie qui a réussi. Elle est devenue secrétaire, de section, fédérale, élue sur une liste quelconque. Son adoration s'est teintée de réalisme (quelques couleuvres à avaler), elle a diversifié ses techniques. La Marianne de Delacroix a appris quelques astuces chez Lucrèce Borgia et connait quelques potions et filtres plus discrets pour protéger son hérault et démolir l'ennemi.

- Le men in black est le plus facile a repérer. Il travaille pour le maire d'une grande ville, pour le président d'un conseil général, pour  un député. Avec son costume gris foncé ou gris clair, son attaché case, son téléphone portable, trois pas en arrière du chef de clan, il règle sa vie quotidienne, filtre les appels, octroie quelques passe droits (je lui en parlerai...). Elevé au grain dans une grande école (pas d'élevage en batterie comme chez les militants) il porte son bac plus beaucoup avec discrétion au  service du grand homme.

A noter que tous les men in black ne sont pas encartés, du moins officiellement, ce qui complique encore notre typologie.

- La groupie men in black est une groupie embauchée par le chef. Variante de la groupie qui a réussi, elle a professionalisé son ascension, ce qui fait qu'elle peut être aussi groupie qui a réussi, en dehors de ses heures de travail.

- L'élu est l'élu de base. Il est dans la meute, simple conseiller municipal, adjoint, conseiller général, mais ne dirige pas la meute. Le chef conscent à écouter parfois son avis (pas le suivre, l'écouter). Selon qu'il est élu dans une majorité ou une minorité (municipale, par exemple) son poids sera différend.

Notons que certains élus, encartés, restent à l'écart de l'appareil. Encartés, ils ne prenent pas de fonction dans le parti, se contentent de faire ce pour quoi ils sont élus. On les regarde souvent avec un peu de condescendance, eu égard au peu d'avenir potentiel qu'ils ont au sein de l'appareil.

- Le responsable politique va du secrétaire de section option groupie (ils ne le sont pas tous) au secrétaire fédéral (une tripotée : éducation, environnement, trésorerie, adhésion, vie militante, relation avec les syndicats, parce que tu es mon copain, etc..)

- L'homme de paille enfin se rencontre à tous les niveaux. Quand un chef de meute (ou un mâle béta) ne peut assumer toutes ses prérogatives, il installe un(e) groupie à sa place. L'efficacité s'en ressent: son rôle n'est pas de faire mieux fonctionner l'appareil mais de garder la place au chaud pour le mâle dominant.

Ces grands types se mélangent à souhait, il existe bien sûr d'autres variantes, mais ce groupe mériterait une étude plus approfondie. Ce qui ne serait pas sans risque eu égard au climat particulier qui règne au sein de cette population : issus de milieu très différents, aux aspirations très complexes, assis sur des sièges éjectables, avec des pouvoirs limités et très contrôlés par les mâles alphas des différentes meutes, ses composantes sont très anxiogènes.

C'est dans cette population qu'on trouve le plus haut niveau de violence directe. Les coups de dents et de griffe, au delà de leur aspect purement défensifs ou aggressifs, sont autant de preuve de la loyauté envers le dominant, et la promesse d'une meilleure place auprès de lui. Le taux de mortalité dans cette catégorie est surement le plus élevé de tous.


- la noblesse de terroir domine tous ces groupes. Composée d'un nombre trés restreint d'individus, ces mâles (femelles) alpha ont dompté leur aggressivité naturelle en la transférant aux apparatchiks, auxquels ils laissent le soin d'exécuter les besognes les plus fastidieuses. Eux se réservent les combats contre l'adversaire (voir plus haut), déclarent ne pas avoir d'ennemis dans le parti (seuls les apparatchiks ont des ennemis), et combinent le raffinement des joutes oratoires, dans lesquelles ils brillent bien souvent, et la gestion des grandes affaires locales, voire nationales quand ils sont admis à la cour parisienne du Parti (pour mémoire : Solférino dans notre étude).

A la fois clés de voutes et moteurs du système, ils perpétuent un mode de reproduction sociale, dont Bourdieu se serait délecté, en affichant généralement une volonté farouche de tout rénover.

Cette population est difficile à observer, car outre sa rareté, ses moeurs sont souterraines, de cabinets feutrés en couloirs discrets, sans oublier les coups de fil " à qui tu sais"... et laisse peu de trace de son activité réelle. Elle produit des monceaux de déclarations, propositions de loi, de projets locaux, départementaux, régionaux, etc..., souvent prédigérés par les men in black ( et toujours finalisés par eux), mais ce n'est là que la partie diurne de leur activité.

Pour reprendre la théorie freudienne, l'instinct de mort étant prévalant, ils consacrent un maximum d'énergie à rester en vie, et donc à entretenir l'appareil ci dessus décrit en état de fonctionnement.


Cette esquisse n'a d'autre but que d'éclairer le béotien sur le monde malconnu de nos amis les politiques.

Il faut savoir les aimer, les traiter avec respect, comprendre leur différence, et ne pas les abandonner au bord des routes lors des départs en vacances.

Et la virgule musicale qui s'impose :


 

21.03.2009

come back

jaganjci5.jpgComme me l'a fait remarquer mon bretteur médiéval préféré, je me suis fait rare ces temps ci au Poirier Bouchot.

Bien sûr, c'est à cause de ce foutu ordinateur qui agonisait, et que j'ai mis à la retraite au bout de 7 ans de plus ou moins loyaux services. Je tiens là un super alibi.

Parce que j'ai par ailleurs découvert les polars américains, Westlake, Mac Bein et autres Connely  (sans oublier Chandler et Ellroy bien sûr) et que je me suis fait une indigestion de sérials killers, meutres à intrigues et autres découvertes de la société des bas fonds américains.

Deux supers bonnes raisons bien avouables, vot' honneur.

Mais dans la série "serial killer" (alitération) rien ne vaut le réel.

A cet égard... les européennes, vues de l'intérieur du parti, dépassent toutes les intrigues noires des meilleurs auteurs. A la fin, on ne sait plus qui sont les bons, les méchants, les flics, les assassins, les témoins,  les victimes. C'est chacun son tour, le colonel Moutarde a été tué avant d'assassiner Madame Rose, complice elle même du viol du chandelier par la clé anglaise. Les polars revisités par Kafka et Ionesco, je vous dit.

Alors maintenant que j'ai quelques petites responsabilités dans ce super tanker, j'ai quelques scrupules à vous détailler le menu des arrières cuisines, mais d'un autre côté, vous en saurez autant en lisant la presse ou les sites qui font des millions de lecteurs. Mes scrupules sont sûrement d'un autre âge.

Donc pour les européennes, Nono 1er, comme l'appelle ma copine ségolèniste (si, j'ai une copine ségoléniste, comme d'autre ont "même" un copain noir, comme quoi..etc..) Nono 1er donc a sorti de son chapeau un phénomène presque de cirque, un jeune homme bien sous tous rapports : maghrébin  - appelons un chat un chat - maconnais, docteur en plein de trucs, d'origine modeste, etc...

Inconnu ou presque, mais le CV idéal pour arriver quatrième sur la liste des européennes du grand est.

Précisons que pour qu'il soit élu, il faut qu'on fasse un carton, au moins 27 %, quand les plus optimistes nous placent à 22 (avant la grande saga: mes listes européennes, par Martine).

Je ne vous repasse pas le feuilleton, vous l'avez lu dans les quotidiens : ça a flingué de tous les côtés, O K Corral à côté était une charmante buvette de village, les sérials killer cités plus hauts de piêtres écraseurs de mouche.

C'était à qui criait le plus fort dans le journal, et nous bêtement, petits nouveaux dans ce monde des "Grands de la pohlittikk", on se la jouait discipline, discipline, on n'est pas d'accord mais on s'étale pas dans le journal. Naïfs que nous sommes.

Et en plus, on croyait que c'était les Zeuropéennes, le problème, alors on se disait : bon, vu la gamelle qu'on va prendre, avec nos listes de guingois et notre programme hyper light, on va pas y mettre toute notre énergie.

On est vraiment des billes !

En fait, on a joué le premier tour des...régionales. Et peut-être même aussi des cantonales, allez savoir. Je ne suis pas sûr, mais pour les présidentielles, il vient peut-être de se passer des choses importantes.

J'ai peut-être laisser passer ma chance d'entrer à l'Elysée, damned !!!

Il faut se dépêcher d'en rire avant que d'avoir à en pleurer (vous me retrouverez l'auteur, ça sera sympa), mais ça m'a pas trop plus, ces numéros de trapézistes lanceurs de couteaux dans le dos.

Alors évidemment, pendant ce temps là, le petit Naboléon, il se balade tranquille et peut mépriser la populace qui réclame du pain, alors qu'ils ont même pas une Rolex à 50 ans.

Et ne venez pas parler d'idées, de programmes, d'idéaux, soyez ré-a-lis-tes ! Il y a des places à prendre, des intérêts perso à défendre, à court, moyen et long terme, alors venez pas nous embéter avec vos utopies, les gars!

Bon pour finir, et pas parce qu'il est mort, lui aussi, mais pour retrouver un peu d'élégance et d'humour, un peu de Bashung, que j'avais trop négligé jusqu'alors:

 

18.12.2007

Arnaud, quel sacré grand naîf...

61e45b3044e5f526a1ded7c0a24c80bb.gifC'est vrai qu'au début, il ressemblait un peu à ce Pierrot de Picasso : grand, déguigandé, portant haut et fort des idées lunaires, utopiste fervent et orateur brillant. Ça a plu, il s'est forgé son personnage don quichottesque, pourfendeur de moulins à vent, Cyrano de Bergerac des prétoires et de l'Assemblée, s'attaquant seul aux plus forts, dans le parti et dans l'État.

Ca a plu, ça a marché, il a créé son courant, s'est bagarré parfois seul contre tous (Cyrano, je vous dit) pour faire avancer SA 6ème République. Remplaçant Christian par Ségolène sous le balcon, il a fait réciter (mal, comme chez Rostand) son texte pour la belle Roxane (en gros la gauche qui veut bouger), mais déjà on sentait que le coeur n'y était plus vraiment.

Monsieur Hulot de la politique, il a brassé moult parapluies pour faire avancer la notion de mandat unique, Saint Vincent de Paul de la parole prônée, il s'est appliqué ce principe à lui même. La noblesse de la politique, je vous dit. Et il y croyait, je suis sûr, parce que ça fonctionnait : les gens le suivaient, les grands le surveillaient, son importance était manifeste.

Et boum, quelques marches d'escaliers ratées, Christian/Ségolène qui déplaît à l'ingrate Roxane, les moulins à vents galvaudés et repris par tous, comme de vulgaires éoliennes écologistes, le mandat unique tronçonné en mandats non cumulatifs, bref, Pierrot est retombé sur  terre.

Alors Pierrot se recrée son univers. Ce qui a marché une fois, il peut bien le refaire. Le mandat unique? Une idée surréaliste, trop romantique, faut être un homme, un vrai, Jean Gabin sur sa locomotive.

La 6ème république? Oui, on va la faire, en Saône et Loire, et on refondera l'union Européenne à partir d' un noyau dur : le 71 et Groland, plus la Patagonie (on y a déjà un ambassadeur : Florent Pagny).

Les grandes idées, les utopies qu'on fait progresser : un leurre, il faut "mettre les mains dans le moteur" (ou le cambouis, selon les sources). Le député aux souliers crottés (un orateur hors pair, je vous dit) va devenir le Mécano de la Générale (sacré Buster Keaton, toujours pince sans rire).

Et il reste tel qu'en lui même, persuadé que ça va passer, que les gens vont adhérer à ce changement de cap à 180 degrés, qu'ils seront naïfs comme lui même l'est.

J'ai peur qu'il n'aille vers quelques désillusions.

Les gens sont méchants.

Ils vont l'accuser de retourner sa veste, de revenir sur ses engagements, de trahir son idéal, lui qui n'est que pureté et noblesse d'âme.

Ils vont le soupçonner d'intriguer pour préparer un rebond en deux mille et des poussières, de faire, comme d'autres, des calculs politiciens, de carrière, de s'accrocher au pouvoir.

Vous allez voir comment on va dire qu'il a mis ses réseaux en place, des hommes et des femmes " à lui" à quelques endroits stratégiques, verrouillé un appareil en pleine liquéfaction : le parti socialiste de Saône et Loire.

Les gens sont mesquins.

Sur sa volonté de mettre les mains dans le moteur, des historiens locaux, et partiaux, vous ressortiront comment il a déjà fait, en 1993, en "virant" Sirugue du poste de premier fédéral, pour s'installer à sa place moins de 18 mois. ils vous assureront qu'en tant que premier fédéral, donc chef de l'exécutif politique du parti, il n'a pas laissé une trace indélébile.

Des apparatchiks (si, si, ça existe au ps, paraît-il) vous parleront des couleuvres que certains ont avalées, tout en devant faire bonne figure, dans l'intérêt suprême du Parti (la majuscule n'est pas de moi...). Des langues de vipères, oui, misérables serpents jaloux.

Les gens sont vils.

Et certains vont vous chercher de ces hypothèses, je vous demande bien où?

Et pourquoi pas Chaintron, Couillerot, Baumel (je l'avais oublié dans un précédent billet, désolé..) du même courant et capables de ....

Et pourquoi il resterait pas "simple" conseiller général. Ce n'est pas moins noble, et les mains dans le cambouis, c'est vraiment leur truc (alors que Sirugue, par exemple, est  tout de suite devenu vice président d'un machin des départements de France dans la capitale...)

Et si il démissionnait de son mandat de député, comme ça Chaintron aurait au moins quelque chose (c'est son suppléant), et Arnaud resterait sur un mandat unique ?

Et si il redevenait avocat? Là aussi on peut mettre les mains dans le cambouis!

Quelle petitesse dans ces supputations.

Les gens sont bas.

Alors Arnaud va rester sur son tapis volant, ignorer les bassesses de ce monde, tracer sa route vers les lendemains qui chantent pour la Saône et Loire.

Il nous le dit dans son courrier :

"La gauche est menacée de disparition, sauf sur les territoires où elle dispose de larges forces majoritaires. L’organisation d’une opposition nouvelle, à la fois résistante et constructive, nécessite que nous concentrions à notre tour nos forces territoriales, pour leur donner du poids, en les déployant à l’échelle nationale. Voilà pourquoi les leaders de la gauche doivent s’intéresser aux départements et régions : Pour tenir tête au pouvoir ; pour relier les actions locales au travail national et donner une force démonstrative aux choix politiques qu’ils imagineront sur leurs territoires, comme Ségolène Royal avait su le faire en Poitou-Charentes. Cette candidature est d’abord un acte de résistance à la montée de l’absolutisme sarkozyste."

Moi, je suis prêt! J'ai repéré alentour les lieux des anciens maquis du clunisois, je part demain recréer le 4ème bataillon de choc, et avec Montebourg de Tassigny, nous reprendrons jusqu'à l'Alsace et la Lorraine. Général, nous voila...

"Pour ma part, j’aurai 49 ans et accumulé quinze années de vie publique, après huit années de vie professionnelle. On me demandera alors des preuves de ce que j’aurai fait et concrètement assumé. Il ne sera pas possible d’avoir exclusivement vécu dans l’exercice tribunicien pur, au sein d’une Assemblée nationale émasculée par le sarkozysme."

Je comprends Arnaud, on est de la même génération (j'ai à peine 47 ans), alors on se pose des questions, qui suis-je, où vais-je, dans quel état...(je m'égare..). La cinquantaine nous guette, qu'avons nous fait de ce demi siècle? Question existentielle que je partage mais que vont balayer d'un geste méprisant ceux qui disent qu'il ne pense qu'à lui, alors que c'est la philosophie même de la vie qu'il interroge, comme il l'explique si bien sur son blog...

Et pas question de se faire émasculer par Sarkozy. Jean Gabin sur sa loco,  sans ses attributs, ça ressemblerait à quoi. Ah si, la cage aux folles...

"Oh temps, suspends ton vol", disait notre poête national (ben oui, lui au moins il est du département).

Haut les coeurs, et suivons le héraut de la recomposition politique de gauche depuis son berceau historique : la Saône et Loire. Oui, on va bien trouver quelque chose pour le prouver, Bibracte par exemple, parce que Solutré, c'est has been... Affirmons le clairement : Vercingétorix était de gauche !!!

Et  je tiens, personnellement, à apporter ma pierre à cette entreprise de reconstruction nationale, en proposant d'ores et déjà un hymne national pour le nouvel état Saônetloiro-grolando-patagonesque :

Avertissement pour ceux qui connaissent la version originale : les ré-arrangements sont de Arno, ça déménage...