06.06.2009
De la communication interne, externe, ou pas...
La dernière fois, je vous ai parlé de la sociologie du parti. On va aborder un peu le thème de la communication interne, et de ses conséquences diverses.
Comme dans toutes structures, il y a un temps plus ou moins long entre le départ d'un membre et le moment où il ne reçoit plus d'infos de l'organisation. Je reçois donc encore les revues et les mails du département, du national, de la section.
Enfin, quand je dis : je reçois, avouons que les mails du parti et de la fédération n'encombrent pas mon disque dur. En pleine campagne électorale, alors qu'il y a quand même un peu le feu au lac... les mails aux secrétaires de sections se comptent sur les doigts de la main droite.
Entre le 22 mai et le 3 juin, pas un seul mail du PS 71. Rien le 23, rien le 24...ça reprend le 3 juin, soit onze jours de silence radio sur la toile. Et le 3 juin, message politique fort : on cherche des assesseurs pour les bureaux de vote. 2 mails sur ce sujet.
Depuis (nous sommes le 6) pas d'autre message. Trop d'info tue l'info, l'info au PS n'est donc pas morte.
J'avais par ailleurs informé de ma démission du parti par un mail le 29 avril, à 21h38 (oui, je conserve quelques mails...). Je remercie au passage les amis qui m'ont demandé pourquoi, au moins ça prouve qu'il s'intéressent un peu à moi (et plus de 50 mails en retour, ça flatte mon égo).
Il fallait donc que la fédération organise une élection pour pallier à cette défection. C'est là aussi classique dans toute structure fédérée.
Rien ne se passait, il semblait que cela inquiétait quelques militants. Perso, ce n'était plus mon problème, mais je comptais ironiquement les jours qui passaient, avec une section sans secrétaire, en pleine campagne, avec des tracts à distribuer, des invitations probables à des réunions, etc... Enfin bref, le B. A. BA des campagnes.
Il a fallu un article de presse (à la demande du journal : La Renaissance) évoquant ma démission, avec interview de votre serviteur, pour que ça bouge un peu dans le Landernau.
Alors là, panique à bord. Le conseiller général de la section, qui se targue de "ne pas se mêler de ce qui se passe à la fédé", se scandalise de cet article, la veille d'une élection, et lance aussitôt une procédure d'élections, sous couvert du premier fédéral.
Premier fédéral qui m'avait :
1) laissé un message sur mon portable le 30 avril pour savoir de quoi est-ce qui se passe?
2) interpellé au Creusot le 9 mai (j'y étais pour RESF 71) pour savoir si j'étais vraiment en colère contre lui (je ne vous résume pas notre conversation).
9 mai, 6 juin, il n'avait pas bougé. On se demande bien à quoi servent les secrétaires de section.
Mais un article dans un hebdomadaire local, plutôt bien lu par chez nous, et vlan, on déclenche les grandes manoeuvres. Sûr que si le PS fait un mauvais résultat, ça va être de ma faute. C'est trop d'honneur.
Quelques commentaires un peu perfides, maintenant, je peux y aller, la discipline ne joue plus.
Sur le premier fédéral : son seul souci est son image. Au Creusot, j'ai bien compris qu'il voulait savoir quelles vacheries je pouvais balancer sur lui. Je n'en ai pas vraiment, il est trop inconsistant pour qu'on s'y arrête vraiment. Si il n'est pas cité dans l'article de presse, ce n'est pas une fleur que je lui fait, mais les hommes de paille n'ont pas de nom, juste un chapeau de la même matière, qu'ils doivent manger de temps en temps.
Et sur notre brave conseiller général, qui est certes un bosseur, ce qui l'empêche d'ailleurs de déléguer, et dont le caractère carré, utile dans son travail sur les dossiers, l'incite trop souvent à accepter les arguments d'autorité (et surtout, on ne critique pas l'Autorité), on peut s'étonner qu'il n'ait pas pris plus tôt l'initiative de lancer la procédure de vote.
Une section, c'est bien utile pour les cantonales, les régionales, les municipales. C'est vrai que pour les européennes... il n'est pas candidat, alors.
Mais là, dans Le Journal...c'est l'image de la section de Cluny, donc la sienne, qui va en prendre un coup. Vite, agissons.
Bon, j'arrête là, certains vont me croire aigri, d'autres vont l'affirmer. Non, c'est sans rancoeur, ni amertume, ces petits évènements me confortent dans le choix que j'ai fait de quitter ce parti archaïque, où les coups de couteau dans le dos valent arguments. Quand on n'utilise pas les termes d'hystérique, arriviste, aggessif (ve), etc... pour décrire les petits camarades. Saine ambiance, je vous dit.
Pour parfumer un peu, et aérer la pièce, et parce que je veux ME faire plaisir, une ch'tite chanson nostalgique de mon top 50 perso.
22:44 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps71, elections, communication, cluny, internet, mails, presse

