24.09.2008
La main invisible du marché
dans la poche du contribuable. C'est ce que tout le monde constate : banques en faillite, ou presque, mille milliards de dollars versés par les contribuables américains, plusieurs milliards par les contribuables européens. Ca doit être ça, civiliser le marché!.
Pendant ce temps là, on commence à y voir plus clair au sein du parti : on est passé de 21 contributions à 6 motions.
Je ne vais pas déflorer le sujet, l'encre n'est pas sèche, et il faut en garder pour les discussion en section.
Simplement, clin d'oeil à un webteur qui se reconnaitra, une DES motions qui ne présente pas de presidentiable, la motion C...
22:58 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congrès, motions, hamon, crise financiere
23.08.2008
Faut-il être agrégé de philo
pour être un "bon socialiste"?
A la lecture de la réponse faite par Manuel Valls sur Rue 89 à la question : " Le PS peut-il être l’avenir de la gauche ? " on est en droit de se poser la question.
Morceaux choisis :
"Votre question relative a la « théorie des deux gauches » fait référence à un vieux débat dont les premiers épisodes remontent a la construction du socialisme a la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La controverse entre Bernstein et Kautsky, figures historiques de la social-démocratie allemande, représente un épisode décisif qui a permis d’ouvrir le débat sur le renouvellement des doctrines socialistes."
Dans mon petit Panthéon personnel des grandes figures socialistes, j'en étais resté à Jaurès, Mendès, Mitterand, Blum, enfin des gens qui ont donné leur nom à des collèges, des rues. Bernsteins et Kautsky, je ne savais même pas qu'ils existaient.
Mais heureusement, fort pédagogue, l'homme aux quotas pour l'immigration nous en dit plus...
" Bernstein dénonçait la schématisation à outrance de la dialectique marxiste, qui ne correspondait plus à la réalité ouvrière, qui se transformait. Il voulait réviser l’analyse marxiste pour l’adapter au XXe siècle naissant, et renoncer aux chimères d’un renversement du capitalisme."
Ouf, on en sait un peu plus sur Bernstein, c'est un des premiers anti marxistes.
" Kautsky se posait, a l’inverse, en gardien de l’orthodoxie marxiste. En France, cette controverse a été relayée par Jaurès et Guesde, qui ont brillamment éclairé le débat doctrinal entre réforme et rupture, chacun traçant sa propre voie vers le socialisme. Aux thèses collectivistes de Guesde, Jaurès opposait un réformisme institutionnel et républicain et une vision du socialisme intimement liée a l’idée démocratique. "
Kautsky était pro marxiste... un futur stalinien, quoi. Et chouette, je retrouve mon Jaurès et Guesde, dont j'ai entendu un peu parler... Je me sens moins sot d'un coup...
Je saute quelques lignes et on retrouve un philosophe en vie (il parait que ça existe ) :
" Bernard-Henri Lévy fait partie des auteurs contemporains qui ont conceptualisé cette coexistence de deux gauches en distinguant une gauche « mélancolique », qui accepte de faire le deuil d’une société idéale, et une gauche bercée de lyrisme, qui se rattache à des valeurs refuges en refusant la confrontation au réel. "
BHL, il nous manquait. il est justement d'actualité sur le même site, sous le titre : "BHL n'a pas vu toutes "ses choses" en Georgie "
Où l'on voit que la confrontation au réel est un art dans lequel BHL excelle, enfin, un réel très relatif et approximatif.
Moi, j'ai plutôt passé l'été avec Chandler et son détective Marlowe (mais attention : traduction Boris Vian himself).
Aucune envie de me plonger dans " Les présupposés du socialisme (Ed. du Seuil, 1974), de Bernstein, ou Materialistische Geschichtsauffassung (La Conception matérialiste de l'histoire) de Kautsky, (source Wikipédia, comme d'hab).
Même les contributions générales sont restées gentiment enterrées sous trois bouquins de jardinage qui, eux, m'ont bien servi.
Bravo donc au camarade Valls, il nous livre là une langue de bois de qualité, on en a pour notre argent. C'est au moins du pallissandre, ou du bois de rose (ça s'impose).
Atterris, camarade, le gasoil est "redescendu" à 1,31 euros, le panier de la ménagère explose, Edvige va ficher tout le monde, du terroriste sanguinaire au militant associatif le plus pacifique (en passant pas les syndicalistes et autres politiques), et Hortefeux propose à Darcos une circulaire sur l'intégration scolaire des enfants d'immigré... Tout un poême, mais plutôt macabre.
Alors Berstein, Kaustky et autre BHL, tu les ranges au fond du placard, on saura que tu les a lu, c'est bien, mais dans la vraie vie, il se passe des choses graves!
08:44 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congres, reims, valls, rue89
22.07.2008
La 22ème contribution
On ne l'attendait pas, elle arrive hors délais, et il n'est pas sûr qu'elle soit recevable (il faut au moins être encarté). Mais selon Libé du 22 juillet, on demande officiellement la tête de Hollande.
On, c'est qui? Mais notre bouffon de service, l'inénarrable Frédéric Lefebvre, porte parole du l'UMP.
On doit être toujours dans les stratégies à 15 bandes, il demande sa tête, les socialos se fâchent, gardent Hollande, coupent l'herbe sous le pied à ... je ne sais pas qui, enfin bref, la plus pure tradition politicienne.
De quoi est-ce que je me mêle, monsieur Lefebvre. Je vous demande, moi, de virer Hortefeux ou Devedjian de l'UMP? Je vous demande de donner une carte d'honneur à Jean-Marie Le Pen, qui a si bien fourni la base programmatique de Sarkozy (jargon politicard de première classe, en clair : Sarko a piqué les idées à Le Pen).
On va se le virer tout seul, Hollande, surtout si il ne se représente pas. Et en tous cas, pas pour la raison que vous avancez. La réforme constitutionnelle est passée à deux voix près, ça a sifflé un peu aux oreilles de certains. Et pourtant, pour la première fois depuis longtemps, malgré les réticences de certains (sacré Manuel Valls, va, toujours un peu plus à droite tous les jours...) ça a voté en bloc contre.
J'essaie d'être cohérent : c'est ce que je demandais lors du dernier congrès, j'ai osé la comparaison Versailles / Bordeaux. Là, je dis bravo. Qu'un Lang se désolidarise est anecdotique, tout au plus révélateur du personnage. On verra bien au prochain remaniement si son reniement paie (j'aime bien alitérer de temps en temps).
Je vous avais bien dit, dans le billet précédent, qu'il fallait le suivre, cet hurluberlu. Il va nous en faire de belles, il est capable de réaliser l'unité du parti, de l'extérieur.
Quitte à prendre un bouffon, autant choisir la qualité :
11:46 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hollande, congres, ump, lefebvre, demission
17.07.2008
Contorsions et grands écarts
Voilà quelle sera la position idéale du militant lambda pour le congrès de Reims. Je vais essayer de vous résumer, mais ça devient compliqué, il faut s'accrocher.
On part avec 21 contributions, je ne les rappelle pas toutes : les présidentiables qui jurent que c'est même pas vrai : Delanoë, Royal, les opposants classique aile très gauche , Melenchon, Emmanuelli, Filoche, un homme au coin du bois qui a l'habitude de humer le vent : Fabius. J'en passe quelques uns pour arriver au duo des reconstructeurs : Moscovici - Montebourg.
Là, on est sur le grand écart : l'aile "droite" du parti (ils n'aiment pas qu'on leur dise ça) et une ex aile gauche, recentrée pour reconstruire. Aucune prétention présidentielle. Pour Montebourg, je veux bien le croire, il est ambitieux mais réaliste. pour Moscovici himself...certes, mais si on considère qu'il roule pour Straus-Kahn, en exil (?) à la direction du FMI, tenu de se taire de par le règlement du dit FMI... on joue au billard à deux bandes.
Mais admettons. Quelques échos de camarades restés fidèles au conseiller général de Montret, nonobstant l'abandon du principe du non cumul, trouvent que l'alliance avec Mosco, ça commence à faire beaucoup. C'est là , camarades, qu'il faut vous entraîner à aller plus loin dans la gymnastique.
Selon Libé-Lyon Moscovici a fait les yeux doux à Gérard Collomb, maire de Lyon, porteur aussi d'une contribution.
Selon l'auteur du billet, la motion "la ligne claire" de Collomb : Élaborée notamment avec Jean-Noël Guérini, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la Ligne claire est parfois présentée comme la contribution des barons non parisiens du PS" A ne pas confondre avec les barons parisiens, s'il vous plaît !
"Avec l'arrivée de Moscovici dans la galaxie de la Ligne claire se profile un possible rapprochement avec les troupes de François Hollande. Cela permettrait à l'initiative des barons de peser cette fois clairement dans l'avenir de leur parti. Et d'esquisser un possible rassemblement au centre-gauche du parti, cassant l'initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti".
Bon, il va falloir faire un choix : si les amis de Montebourg restent fidèles à leur engagement contributaire, il se retrouvent avec...les barons de province et peut-être même Hollande (au dessus de baron, c'est quoi, prince?), et ça casse les reconstructeurs.. Ce n'est plus de la gymnastique, mais de la contorsion.
J'imagine quelques tempêtes dans les cranes. Reconstruire le parti avec Collomb, Guérini, Hollande... Si cette pilule passe, chapeau bas, le coup est grandiose! Il faut l'oser.
Ah, j'oubliais un morceau de choix : Collomb emmène Manuels Valls dans ses bagages, vous savez, celui qui est contre "le compassionisme", pour une politique des quotas en matière d'immigration. Bon appétit, camarades!
Bizarre comme l'ambiance cynique et dandy de Dutronc m'inspire en ce moment pour les illustrations musicales...
Jacques Dutronc et Jacques Lanzmann
l'hotesse de l'air
22:46 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : collomb, moscovici, congres, reims, montebourg, contribution, valls
21.06.2008
le ps expliqué aux nuls
Je me lance dans un exercice audacieux : expliquer comment c'est que ça marche, au ps. Je laisserais de côté ceux qui répondent "mal, tout simplement", pour m'essayer à un petit texte didactique : procédures et calendrier de préparation du congrès. Notez que je me mets à niveau du vocabulaire ps : si on n'a pas un ou deux mots compliqué par phrase, on est déjà hors jeu.
D'abord, tout le monde croit qu'il suffit de faire un article dans la presse nationale pour dire : je veux premier secrétaire, candidat au présidentielles, pour lancer un congrès. Que nenni, camarades, ça n'a rien à voir...
Déjà, notez bien la date de la grande cérémonie : du 14 au 16 novembre, congrès national. Avant, il y aura la fête annuelle à la Rochelle, mais ça, c'est tous les ans.
Alors comment qu'on fait?
Notre premier secrétaire national préféré à commis la circulaire numéro 1362 (oui, moi aussi je découvre qu'on a nos propres circulaires), qui nous dit tout bien comment.
Les grandes lignes :
A partir du 17 juin, jusqu'au 2 juillet, dépôt des contributions générales et thématiques. Dans les deux cas, il faut au moins un membre du conseil national qui signe le texte.
7 juillet : envoi des contributions générales chez les militants, mise en ligne des contributions thématiques.
23 septembre : conseil national de synthèse. C'est un truc à nous, la synthèse, on va la tenter plusieurs fois. Là, c'est le premier tour, ou les porteurs des contributions disent : ben non, on n'est pas tous d'accord. Alors on continue.
29 septembre : envoi des motions chez les militants. Alors là, suivez bien, je ne répéterais pas. On n'est pas tous d'accord (voir 23 septembre) mais il y en a qui sont moins pas d'accord entre eux que d'autres. Donc ils disent : ok, on roule ensemble. On met nos textes dans un mixeur, on touille bien, et ça devient une motion. C'est magique.
Ceux qui n'ont pas trouvé de copain pour mélanger leur contribution la transforme direct en motion. Il faut avoir du vocabulaire au ps, je vous avait prévenu. Et on parle bien sûr des contributions générales, les thématiques, on les case où on peut...
6 novembre : vote dans les sections. Super, camarades, on va enfin dire ce qu'on pense... Parce que vous l'avez bien noté, pour l'instant tout se fait à Solférino : les motions générales sont faites par les équipes des cadors du parti, forcément signées par un membre du conseil national (des fois qu'un trublion qui n'a pas le niveau s'immisce là dedans...) la synthèse est faite au niveau national, et on redescend tout ça vers la brave masse militante.
7, 8 et 9 novembre congrès fédéraux. En français, ça veux dire : congrès départementaux. Notez en passant que dans chaque département les ténors locaux se sont rangés sous telle ou telle bannière, se déclarant "porteurs" de la motion A, B,C ou 1, 2, 3, etc.. Si cette année on pouvait changer l'appellation des motions, leur donner des noms de fleurs, ou d'animaux, ou des prénoms, ça nous changerait..
Alors les braves militants votent pour les motions. Et ça nous fait les délégations départementales pour le congrès national.
14, 15 et 16 novembre, c'est l'apothéose, LE CONGRES !!! On y est, ça vient de toute la France, les nouvelles (ou pas nouvelles) délégations départementales, les représentants des motions, les journalistes, la télé (très important, ça, la télé). Et ça discute tous azimuts, ça parlemente, ça négocie, on re synthèse ou pas, on place ses pions, on compte ses voix, pour être le mieux placé dans la course à l'échalote.
20 novembre votations tous azimuts : pour le secrétaire de section, le secrétaire fédéral, le secrétaire national.
Ouf, on a à peu prés fini...
Résumé : on vote sur la base de textes cautionnés par des membres du conseil national, puis sur des équipes départementales alignées sur ces textes, enfin on vote tout d'un coup : secrétaire local, départemental, national... Et je vous ai fait court...Si tout se passe comme les fois précédentes, les militants seront abreuvés de textes aussi mal mis en page que possible, écrit tout petit, avec plein de mots compliqués. Ce qui comptera pour beaucoup, c'est qui signe quoi.
Aujourd'hui on est lancé, les premières contributions générales circulent, ça discute dans tous les couloirs.
Bon courage camarades, on va avoir de la lecture pour les vacances...
Pour la plage, préférez quand même un bon polar... il y a plus de suspens!
08:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congrès
15.01.2008
Il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…
"Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va."
Cette phrase de Emmanuelli, dans le Libé du 15/01/08, méritait d'être reprise. Merci à la webtrice qui me l'a signalée.
Ça résume assez bien l'ambiance au parti : on ne sait plus trop où aller, mais de toutes façons, pas trop vite...
Je vois trois groupes : ceux qui veulent se bagarrer, les Emmanuelli, Melenchon, Dolez, Hamon, Lienemann et les autres, je vais en oublier...
Ceux qui disent : "tout est perdu fors l'honneur" sauf que l'honneur on va se le perdre bien comme il faut, si ce n'est déjà fait : les Ayrault, Hollande et compagnie qui proposent d'aller à la pêche le 4 février.
Enfin les ventre mous, les "faut voir", chacun fait comme il veut, dont Montebourg est les premier porte parole.
Si si, Montebourg ventre mou, c'est bien ce que vous avez lu et que j'ai écrit. C'est fini, le héraut des tribunes, le héros des tribunaux, le Zorro de la 6ème République. Aujourd'hui, il dit : "que chacun fasse selon sa conscience", il ménage la chèvre et le chou, il ne se mouille pas. Lui il va aller voter contre, c'est bien, mais n'a pas signé l'appel des parlementaires à l'heure où j'écris, et ne va pas se fâcher avec ses petits camarades qui seront ailleurs.
"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace..." Non, n'est pas Danton qui veut...
L'heure est à la retraite (de Russie). Si on veut pantoufler plus tard, il faut bien faire quelques concessions, s'adapter, enfin bref, rentrer dans le moule.
Alors pour la boussole, il ne faut plus compter sur lui. Parce que cette boussole, il faudra savoir la lire et tenir le cap...Aujourd'hui le ps navigue sans azimut, azimuté, complètement à l'ouest... C'est la panique chez les géographes...
Je me répète, mais bloquer Sarkozy à Versailles, c'est lui infliger d'abord une défaite politique. Si après on veut se bagarrer pour ou contre le traité de Lisbonne, rien de tel qu'un petit référendum, comme on l'avait promis...
Bon, puisqu'on est dans le maritime, deux monstres sacrés du bretonnisme militant, autour d'un classique du genre (et moi, ça me rappelle mes vacances de Noël, que du plaisir...)
19:10 Publié dans construire, résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, deboussolé, emmanuelli, montebourg, versailles, traité de lisbonne, congres
10.01.2008
vous avez le droit de résister le 4 février , camarades...
Si vous voulez vraiment conjuguer ce verbe au présent, rendez vous (du verbe se rendre, au sens aller à...) à Versailles le 4 février.
Si, si, on peut battre Sarko, l'empêcher de faire passer en douce le traité européen, l'obliger à retourner aux urnes via un référendum.
Si, si, on peut tenir la promesse du congrès (socialiste..) de Nantes et exiger un nouveau référendum.
C'est ce qu'on fait 109 parlementaires sur le site du Comité National pour un Référendum
Normal, on va chercher nos élus locaux : Mathus a signé, Sirugue est absent de la liste (Christophe, un effort, on peut être pour le oui et demander un référendum, c'est pas contradictoire et on l'a promis, au Mans...)
Et Montebourg? Arnaud, arrête de faire une campagne trop intensive sur le canton de Montret ( 9 communes, quand même..) et prends 5 minutes pour signer l'appel.
Et surtout, tous les trois, soyez le 4 février à Versailles. Plusieurs socialistes ont déjà dit qu'ils iraient : Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, Dolez,...Obliger Sarko à repasser par un référendum, c'est pas lui infliger un échec? Alors pourquoi s'en priver ??
L'histoire, paraît-il, ne repasse pas les plats.
Alors un petit rappel historique
09:10 Publié dans du revermont au bourbonnais, résister | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : congres, referendum, europe, resister, agir
08.01.2008
On dirait que je serais pas mort
Dans une cour de récré, en primaire, c'est une phrase charmante. Prononcée par le ps, c'est moins touchant.
C'est pourtant la dernière réplique du parti dans la pièce de théâtre intitulée : la constitution européenne.
Après s'être fait ramasser lors du référendum sur la constitution européenne, aprés avoir perdu les présidentielles et les législatives (si, si, on les a perdues...), après avoir montré son incapacité à relancer une dynamique d'opposition, le ps fait comme si rien ne s'était passé et va laisser entériner une réforme constitutionnelle qui, au final, permettra la signature du nouveau traité constitutionnel européen (même si on a changé le titre et quelques bricoles)...voir dépêche Reuters publiée dans le Monde
En votant massivement contre lors du congrès, l'opposition pouvait empêcher SARKOLEON d'avoir ses trois cinquièmes nécessaires, et enrayer toute la machine.
Non seulement cela aurait redonné une crédibilité aux parlementaires, mais en plus "on reparlerait d'eux".
Et certains, qui regrettent l'ostracisation dont ils sont victimes, ne seraient pas obligés de se présenter dans le canton de Montret (3700 habitants) pour relancer l'opposition dans le pays...
C'est comme si "je serais pas mort", on reprend la partie au début, on accepte le traité européen et tout le bastringue, on oublie un référendum où le NON a fait 60 %, on oublie qu'il faut montrer qu'on est capable de ferrailler, on oublie qu'on a des valeurs et des principes.
Pour finir, je ne pouvais pas faire moins que :
22:10 Publié dans résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, boycott, europe, pantalonnade, congres

