Je ne suis pas trop rap, ni slam, mais aussi je ne suis pas trop musique de chambre, opéra, opérette, jazz, gospel musique classique, la liste et longue. Ce que j'aime, vous le découvrez au fil des virgules musicales de ce blog.
Ce que je ne suis pas non plus, enfin j'essaie, c'est méprisant envers ces différents styles. J'accroche pas, c'est tout.
Aussi, au hasard d'un surf sur le post, j'ai été ulcéré par le mépris évident du sieur Zémour, triste chroniqueur devant l'éternel, et de son homologue "de gauche" Naulleau. Avant que je n'argumente plus avant, je vous invite à visionner un extrait de l'émission "on n'est pas couché" :
Ce qui transpire des deux chroniqueurs, c'est que hors les grands Zauteurs, point de salut. Si tu ne maîtrises pas Hugo, Verlaine et Montesquieu dans le texte, tu n'es qu'un sauvageon inculte, à peine digne d'un regard condescendant (en un seul mot, merci). Le slam (improvisé?) du spectateur recadre bien le débat. Comment amener à "la grande littérature" ceux qui ont de l'école des souvenirs d'échec, d'exclusion, d'impasses? Comment être politiquement correct (de gauche) si tu craches pas en permanence sur la société?. Les deux larrons s'accordent pour descendre en flèche les deux artistes invités.
Franchement, je ne connais ni l'un ni l'autre, mais leurs réponses m'ont semblé sensées, simplement pragmatiques, loin des grandes théories de ceux qui vivent bien au chaud dans leurs bibilothèques/vidéo-discothèques dûment estampillées "cultureuses". Et on retrouve sous jacente cette pédagogie que le sieur Darcos entend remettre à l'honneur : on fait d'abord étudier les grands textes, bien pénibles, bien ch... aux élèves, et après on leur dit : "aimez donc cette littérature, connaissez là par coeur, et on vous respectera..." Ca vaut pour de nombreuses disciplines scolaires, bien sûr.
L'élitisme n'est ni de gauche, ni de droite, les deux s'en accommodent fort bien (comment peut-on être socialiste sans connaître l'oeuvre de Jaurès par coeur?).
La chanson ci dessous plairait peut-être plus aux deux bien-pensants, on y cite même les paroles d'un président de la République. Les références culturelles ne manquent pas dans ce texte, à vous de les retrouver (c'est notre grand jeu de fin d'année).