02.05.2009
Et logiquement...
A la lecture de la précédente note, certain(e)s l'avait deviné: il ne va pas rester longtemps, le gars.
Effectivement, depuis le 29 avril très exactement, j'ai quitté le parti auquel j'avais adhéré en 1997. Aucun regret, aucun état d'âme, juste un énorme soulagement. Ne plus avoir à se poser la question : "quel sera le prochain coup foireux?", ne plus s'énerver sur une comm' interne ni faite ni à faire (des mails sans objet particulier, avec toute l'info en pièce jointe, des annonces de réunion départementale qui arrivent deux heures avant, dont le lieu est erroné, etc..), ne plus réflechir trois jours avant de pondre un communiqué de presse évident contre les barons de la droite locale, enfin bref, ne plus militer à la petite semaine en zigzaguant entre les envies de carrière des un(e)s et les prés carrés des autres.
Avouons que ça va me poser un problème nouveau : pour la première fois depuis 97, je vais devoir lire mieux les programmes des partis - de gauche, faut pas abuser non plus - et aller à l'isoloir libre de toute discipline. J'ai même cette liberté de ne pas aller dans l'isoloir. Mais ça, ce serait dommage pour tous ceux qui se sont bagarrés, et plus, pour qu'on ait cette liberté.
J'ai d'un coup libéré aussi plusieurs soirées dans mon agenda, des réunions qui s'annonçaient chaudes, les régionales étant démarrées. Ce sera sans moi.
Alors quelques regrets, c'est sûr, pour les ami(e)s de la section, du courant, mais pas de remord. De toutes façons, on se retrouvera dans les différentes luttes qui s'annoncent. Pas parce que le PS y sera très présent, mais parce qu'ils (elles) en seront.
Et comme je ne suis même pas rancunier, je ne vais pas balancer les noms des ex-petits camarades pas sympa, incompétents, carrièristes, etc....
Çà serait rompre la sérénité que je viens juste de retrouver, alors restons zen...
La virgule musicale colle trés bien à mon état d'esprit :
19:45 Publié dans humeur, liberté | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps 71, départ, liberté, militance
01.08.2008
Offrez vous une Siné cure
J'ose l'affirmer, le péril juif existe encore. Surtout, c'est le mot "juif" qui est périlleux. Si on l'utilise pour dire du bien, affirmer qu'on n'est pas anti sémite (ce qui est le minimum) que c'est une religion (certains iconoclastes libre penseurs diront une superstition) comme les autres, ok, on est dans les clous, ça passe.
Mais si on l'écrit dans un contexte un peu critique, pour expliquer comment, par exemple, un fils de bling bling veut être encore plus bling bling, faire un beau mariage mais, tradition oblige, il doit se convertir...
Alors là, méfiade. Si il se convertit à la droite, en venant de la gauche, ça passe, tout le monde s'en réjouit. Si il devient protestant, musulman ou bouddhiste, pas de problème, tout le monde s'en fiche. Mais si il devient "juif", et qu'on le dit, alors là, tollé, scandale, haro sur le messager. Six millions de morts de la shoah lui tombent dessus, l'affaire Dréyfus, les pogroms, les exterminations espagnoles et polonaises, il en devient le sinistre complice. Il aurait dit musulman, on ne lui aurait pas reproché les ratonnades et autres gégènes algériennes. il aurait écrit protestant, l'Edit de Nantes n'aurait pas ressurgit du Béarn profond (ou Bayrou dormirait toujours).
Mais "juif"... pas touche. Que le transfuge déiste se nomme Sarkozy fils devient anecdotique, qu'il se convertisse, jusqu'à plus ample informé, afin d'entrer dans une des plus riches familles de France, no problémo. Cela dit, il n'est pas le premier, cela arrive aussi même chez les pauvres, parce qu'ils s'aiment, tout simplement, et l'un des deux franchit le Rubicon (ou le Jourdain, c'est selon). Cette simple mise au point des futurs époux ou de leurs amis (ils en ont de plus en plus tous les jours) aurait suffit. C'est beau, l'amour, encore plus quand on a des sous (c'est alors beau et peinard...).
Vous l'aurez deviné, je parle " l'affaire Siné", qui devient le feuilleton de l'été. plus passionnant que la réforme du code du travail et la mise à sac de 90 ans d'acquis sociaux.
Alors on défend les caricaturistes danois qui s'en prennent au prophète Mahommet, on s'insurge contre les restrictions de la liberté de la presse en Chine, mais qu'un caricaturiste - car Siné c'est d'abord un caricaturiste- égratigne un peu le pouvoir en place, fasse mention de son abjuration (car avant de se convertir, il faut bien qu'il abjure le catholicisme, non?), et il faut le brûler en place de Grève, lui et ses dessins?
On se calme, un peu?
Je pense à cette citation (apocryphe) de Voltaire :« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » J'aurais aimé la retrouver quelque part, sous la plume d'un des concurrents en lice pour la bataille de Reims, mais en première page du site du ps, rien, un ange passe (eux, ils sont à la fois juifs et chrétiens et même musulmans, c'est pratique). Un iconoclaste de Solférino est certes monté au créneau, et prend position pour défendre Siné. Allez faire un tour sur le Blog de Filoche, bien alimenté et à jour. Vous pouvez même signer la pétition en ligne .
Je n'ai pas fait le tour des blogs des prétendants, alors si vous pouviez me démentir, ça me rassurerait. je sais que Delanoë a signé 'le point de vue des vingt" , disant notamment : Siné (vient) de franchir la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine". Cela ne le met pas du côté des défenseurs de la liberté d'expression.
Ce qui confirme "qu'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" (super banco à qui retrouve l'auteur), et pour preuve ce monument de l'humour français :
12:54 Publié dans humeur, liberté, résister, société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : caricature, liberté, expression, pensée unique, juif
25.01.2008
La République
La Constitution- La Constitution du 4 Octobre 1958
Préambule
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.
En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.
Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
Je vais vous paraître grossier en commençant ce billet par un texte aussi vulgaire... Mais à la lecture d'une info du canard (sacré volatile, va) relayée par le nouvel obs, il me paraît utile de rappeler que la Laïcité figure à l'article UN de la Constitution, pas dans une vague annexe perdue dans un sous chapitre...
07:40 Publié dans liberté, résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : constitution, liberté, laïcité, republique, loi de 1905, sarkozy
22.11.2007
Vous avez dit liberté??
En visite virtuelle chez mon copain de la rue de la barre, très prolixe ces derniers jours, je suis tombé sur un article annonçant la fermeture "amiable" du site qui produisant les parodies de Martine.
Un peu provocateur, je vous propose une des parodies les plus "trash" du site... C'est dire si ils étaient méchants. Mais la qualité de leur production leur a valu un million de visiteurs (allez y, il est encore temps....)
http://popmartine.over-blog.com/
On voit sur cette page que c'est une fermeture "amiable" dans le langage juridique.... Pas la peine de partir sur un procès ou les millions en jeu ne seront pas des surfeurs mais des euros....
Alors je ne vais pas rapprocher ça de l'affaire des caricatures du prophète (il n'y a pas de vies en jeu), mais quand même....
Quelle liberté de caricaturer, même gentiment (parcourez le site : rien de bien méchant, Charlie Hebdo fait bien pire...), quelle liberté tout court quand un gros plein de fric débarque en disant ; tu ferme (ta g...) sinon ça va te coûter cher (au sens propre...) ?
Quelle liberté d'expression, tout court, quand le fric est le premier indicateur de pouvoir....
Et donc quel contre pouvoir au fric???
Je crois que la première réponse est ici : défendons Martine new look, moi je l'aime bien pour l'avoir aperçue sur plusieurs sites. Elle reste gentille, mais un peu décalée, pas trop méchante, repiquons les images et utilisons les, balançons sur la toile...

Cela m'avait donné l'idée, pour un autre site, de détourner une autre couverture mythique, mais pour ne pas prendre de risques avec la comtesse de Ségur, je vous la livre telle quelle. Mais ça perd beaucoup, seuls les initiés du microcosme socialisto-clunisois apprécieront...
Et j'avoue ne pas avoir la même maîtrise technique que les détourneurs de Martine.
N'hésitons pas à élargir le propos. Si on parle de liberté, bêtement on a à l'esprit :
"Liberté, Egalité, Fraternité"...
Oui, ça vous fait sourire, vous en connaissez les limites, de plus en plus étroites ces temps ci.
Fraternité??? On nous parle de solidarités en disant que c'est pareil...Que dalle, c'est pas pareil, on est solidaire entre nous, pas avec l'autre, l'étranger...mais j'abrège et je vous propose plutôt l'Auvergnat du vieux Georges.
Ca vaut mille discours sur l'immigration, choisie ou pas, et sur les respect de l'autre.
Egalité??? On est tous d'accord pour rire en grinçant des dents sur cette idée désuète que la génétique nous démonte tranquillement, article de pressse après article de loi, pour aller gentiment vers un eugénisme de bon aloi...Dis moi quel est ton gène, je te dirais quel est ton plaisir...
Alors Liberté!!! Et puis quoi encore, vous voulez pas une augmentation de salaire pendant qu'on y est.... petits plaisantins, va..
Alors ce vieux débat, sur le pouvoir de l'Argent (relisez le roman de Zola en passant) vous me direz, il date pas d'hier....
Ben justement, hier, il avait lieu, le débat, il a permis de construire des réflexions, des actions, des luttes, et au final (pas la lutte, le final provisoire du débat), ceusses qui en avaient plein les poches ont été obligés d'en donner - un peu- à ceux qui en avaient moins...
Aujourd'hui, en "envisage" de raisonner le capitalisme... va raisonner un fou furieux!!
Moi, j'ai envie de lui passer la camisole, et je me la fabrique, par petits bouts, ici et ailleurs, maintenant en tous cas.
Pour finir, et pour faire plaisir à une webtrice de ma connaissance, le morceau le plus endiablé de notre métèque national (si quelqu'un à une version par Christophe Alévèque, qui termine son spectacle là dessus, je suis preneur...)
10:00 Publié dans liberté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté, expression, censure, argent, fric, martine, égalité


