24.06.2009

Depuis que j'ai quitté le marigot, j'en perçois chaque jour mieux la turpitude.

croco.jpgC'est par cette phrase que je commence un commentaire sur le post de ma copine Flo de Chambé.

La pauvre postule au secrétariat de section de Cluny, ce à quoi je l'ai encouragée, je l'avoue. Elle a les compétences, le dynamisme, la connaissance du parti, une vraie envie de changer les choses. Bon, elle est royaliste, mais ça, on lui pardonne. Je suis de loin ses mésaventures, on a beau avoir quitté un port, on ne l'oublie pas du jour au lendemain. Mais je ne regrette pas d'avoir largué les amarres. Elle est en train de vivre ce que j'ai vécu : des coups bas, des attaques sur sa personnalité, ses petits défauts, on la soupçonne d'être mal dans sa peau, un peu dérangée, les méthodes habituelles, quoi. Et comme "ils" n'ont personne à mettre en face, un groupuscule suspend le processus électoral et met la section sous tutelle.

Au demeurant, hormis l'amitié que je porte à Flo et à quelques camarades de la section (ça diminue vite en nombre), je m'en moque un peu. C'est leur problème, si ils ne respectent pas leurs propres statuts ( ça, c'est 6 mois de bagarre au niveau fédéral) et si la chasse à la place est renforcée par les édiles locaux : conseiller général, adjoint à la comm de Cluny en premier. Il est urgent de préserver les pouvoirs en place. On m'avait toléré (avouons que j'ai quelques heures de vol à mon actif et une petite notoriété locale), elle on va l'achever.

Et ceux là même qui ont souffert du système s'y plient, sans le remettre en cause, sans vouloir le réformer, même un tantinet. C'est que, quand on tient un poste, faut plus le lâcher.

Ce qui me dérange vraiment, c'est le peu de cas que fait la fédération du PS 71 de la plus élémentaire humanité. Entendez par là qu'on est prêt à piétiner, massacrer, lapider, déchiqueter -moralement, sans doute - tout opposant n'ayant pas un baron dans sa manche. Une certaine conception du socialisme que je n'ose pas qualifier plus, mais dont on devine les dérives possibles, il suffit de rajouter un préfixe nominal (ça existe, facteur?) et on passe dans l'horreur.

Vraiment, allez lire la prose de Flo, ça vous donnera une juste idée de la vie au sein du PS 71.

Pendant ce temps là, au plan national, le PS respire : ouf, pas de transfuge dans le nouveau gouvernement Sarko. C'est un progrès.

En interne, le " président de conseil général/député/secrétaire nationale du parti à la rénovation/chef de fait du PS 71" (excusez le non-cumul) nous pond un superbe rapport sur la rénovation qui fait tousser au sein même de son parti. Je m'y attarde un peu, parce que depuis que je ne suis plus au PS, j'ai l'impression de faire plus -et mieux- de politique, et de gauche. Et comme ce rapport concerne toute la gauche, voyons ce qu'il propose.

Selon le Nouvel Obs :

"faire émerger un candidat légitime,

des primaires seraient "ouvertes" à l'ensemble des partis de gauche,

une campagne qui doit être "longue et compétitive" afin de faire émerger "le meilleur",

permettre "la réunification de tous les partis et militants" derrière le gagnant

signer une déclaration de principes, se dire sympathisants de gauche et s'engager à voter pour le vainqueur des primaires."

Bon, j'aurais bien quelques critiques moi aussi (notamment sur le dernier point), mais admettons.

Alors comme je ne veux pas être que le mauvais coucheur empêcheur de penser en rond, j'apporte mon soutien à mon ex-camarade Arnaud : ne te laisse pas impressionner par ces médisants, et pour leur prouver que c'est possible, organise toi-même ces primaires lors des prochaine cantonales en Saône et Loire.

Dans ce département semi rural, pas besoin de s'inquiéter des infiltrations du Modem : on les connait tous les 4...

Quant aux sympathisants de gauche, dans nos cantons, on les connaît aussi, on a fait assez de campagnes (électorales) ensemble : municipales, cantonales, etc...Pas besoin non plus de louer des chapiteaux, comme j'ai lu quelque part. On trouvera bien des mairies sympathisantes pour prêter des salles.

Inutile d'attendre les présidentielles, les primaires ouvertes à gauche, c'est demain, aux cantonales, en 71. Il paraît qu'on a de la marge en nombre d'élus, et part deux grandes villes (Mâcon et Chalon) acquises à Rénover Maintenant, tout le département, et donc la fédé en premier, te suivra comme un seul homme.

Et pour finir, on va me demander : maintenant que tu es parti, pourquoi tu critiques encore le PS? C'est exact et judicieux. Mais comme je le dis plus haut, on ne rompt pas du jour au lendemain, et politiquement, ce parti reste incontournable dans la structuration des gauches françaises. Si on ne lui dit pas ce qu'on lui reproche, de l'intérieur comme de l'extérieur, si on n'essaie pas de faire passer quelques messages pour qu'il joue vraiment un rôle fédérateur, sans hégémonie, on ne travaille pas à l'union de ces gauches.

Mais je peux me tromper...

Et on continue dans mon panthéon musical, la vidéo n'est pas top, allez vite acheter l'original, ou faites vous le prêter (et à mort hadopi...)

Dick Annegarn, Bruxelles

01.04.2009

Quand les oeillères servent d'analyse

brueghel.jpgComme je vous l'ai déjà dit, on a dans notre fédération un canard interne, qui nous tient au courant et distille les bonnes nouvelles. De temps en temps, quand même, je suis secoué.

Le dernier édito ( numéro de mars 2009) est un modèle de langue de bois et de ...cul de plomb.

On y apprend que :

"Le 12 mars dernier; les mili­tants de Saône-et-Loire ont adopté à une très large majo­rité la liste des candidats aux élections européennes pour la région Nord-Est. Si ce type de désignation cristallise parfois les oppositions, 'cela ne s'est pas traduit dans les résultats du scrutin dans notre fédération"

Ben voyons ! Pour ceux qui n'ont pas suivi, rappel des résultats :

Sur 1871 inscrits, 969 seulement se sont déplacés, soit moins de 52 %. Sur ces 969, 611 ont voté pour la liste, soit 1 électeur sur 3 inscrits. Au final, la liste passe avec 66 % des suffrages exprimés, ce qui sur un scrutin à un seul choix, n'est pas un plébiscite : d'habitude, on a plutôt des scores de 90 à 95 % des suffrages. Un votant sur trois a fait l'effort de se déplacer pour s'abstenir ou voter contre.

Si on veut aller plus loin dans l'analyse, un coup d'oeil sur le tableau suivant :



pour contre abst
1ere 69,83 18,1 12,07
2ème 75,49 8,82 15,69
3ème 47,44 31,41 14,1
4ème 68,75 14,38 16,25
5ème 46,15 39,74 14,1
6ème 84,95 6,9 8,19
71 66,27 19,52 12,91

Etonnant, non, dirait Monsieur Cyclopède.

La 1ère circonscription, celle DU candidat local fait à peine mieux que la moyenne départementale. Quel enthousiasme!

En Bresse (6ème circonscription, pour les béotiens de la politique) ça cartonne à 85 %. La consigne du député a été suivie...

Dans la troisième : Autun, Le Creusot, patatras, on est en dessous de 50 %. Effet Billardon, maire du Creusot.

Dans la cinquième : Chalon et alentour, idem. Effet Sirugue...

Donc la large majorité... on repassera.

Quand au profil du candidat qui attire tant les militants du département. Je ne vais pas refaire la polémique dans laquelle certains se sont complus dans la presse. Passons donc sur le mode de désignation en amont des primaires.

Son panégyrique dans le même édito :

"Le candidat de notre dépar­tement est jeune, talentueux et sa réussite profession­nelle témoigne aussi de celle de notre école républicaine. Son élection serait un mes­sage fort envoyé à la fois à nos concitoyens, notam­ment ceux issus de l'immi­gration, et aux représentants de l'UMP qui se servent de la diversité à des fins uniquement politi­ques. Si j'en juge par certaines réactions relatives à cette liste dans notre dépar­tement, le chemin qui mène à la rénova­tion de la vie politique, y compris dans notre parti, promet d'être long et difficile, ne nous le cachons pas. Les tentations conservatrices demeurent fortes, parfois même, paradoxalement, chez nos cama­rades les plus jeunes."

Pas bien compris ce qu'on reproche aux jeunes (lesquels?), mais le laïus sur la diversité, la réussite de notre belle école républicaine, etc...me fait grincer les dents. Qu'on présente ce candidat, issu de l'immigration, bref un fils de maghébin, voire un maghébin tout court, comme un symbole de la rénovation, m'inquiéte quant à l'idée que se font certains de la rénovation.

Soyons clair, il n'est pas le premier à s'appeler Mustapha, Mohied, Ali, Rachida, etc... présenté (e) par un parti. Il n'y en pas assez, d'accord.

Mais ensuite : bonnes études, un profil de premier de la classe, bon parcours professionnel (fonctionnaire international), propre sur lui, causant bien la France, avec plein de mots compliqués si vous voulez, physiquement correct (non, je ne le drague pas..), bref, le profil habituel du futur élu de la République, tel que les partis, et le PS en premier, en fabrique depuis des décennies.

Si on avait le même, Abdel, Mohammed ou Boris, voire Azziza, Anzhéla, Anouchka, sans diplôme, causant le français des quartiers, ayant eu juste assez de galère pour savoir ce que c'est, voire même un peu handicapé (le style Djamel Debbouze, quoi), alors là, peut-être qu'on aurait fait bouger quelque chose dans le parti.

Mais problème: ce modèle là, on ne l'a pas en stock, même pas au catalogue, ma bonne dame, cherchez pas, ça existe pas chez nous.

Alors Mustapha, pas meilleur ni pire que d'autres (on pourrait aussi parler de Lien Hang Ngoc, numéro deux sur la même liste). Pas de quoi non plus en faire un fromage : ses chances d'être élu sont minimes, il faudrait que le PS fasse 27 % pour qu'il passe...c'est mal barré.

Pour finir, un savant mix' de Djamel, Gainsbar et Eddy Mitchell, dans un coulis de Drucker...


10.01.2009

Rendons à césar...

cesar.png ...ce qui appartient à Arnaud. Autant je désapprouve, et de plus en plus, son abandon du principe de non cumul, autant je m'interroge sur sa stratégie nationale, voir quelques billets plus avant, autant il faut le reconnaitre, dans son domaine, il est parmi les meilleurs.

Son domaine, c'est l'assemblée nationale, le constitutionnel, le juridique. Et là, il fait plaisir à voir, on retrouve la bête de scène dont on apprécie la prestation.

Pour preuve, la vidéo ci dessous, et observez bien la mine contrite du président de séance de cette commission des lois. Il énerve, l'Arnaut (Nono 1er, comme le surnomme ma copine ségolèniste), il indispose la droite. Là, ça me plait bien. Et ça ne retire rien à ce que j'ai écrit avant, au contraire, ça renforce.

Bon, je ne vais pas passer la brosse à reluire plus longtemps, on va me soupçonner de vouloir faire carrière. Je vous laisse regarder.

 

 

07.12.2008

Arnopilami

stickers_marsupilami-2.jpg On le disait décrédibilisé, écarté, isolé, au départ d'une jolie travérsée du désert....et boum, le revoilà en première ligne, dans "la jeune garde rapprochée" de Martine. Lui qu'on avait croisé au congrès de Reims solitaire, quasi muet, traînant un spleen rimbaldien, il nous revient aux avant-postes, chargé de la rénovation. Et là, ça laisse vraiment songeur.

Certes il a fondé "les rénovateurs", en bidouillant une nouvelle alliance entre son courant "Rénover Maintenant" et le courant de Strauss-Kahn, "Socialisme et Démocratie". Mais les mauvaises langues disent que la consultation de sa base a été des plus sommaires. Les mêmes mauvaises langues disent aussi que ce genre d'alliance, qui ne sert au fond qu'à prendre le pouvoir du parti, n'est pas si nouvelle, on a déjà vu pire en matière de mélange de la glace et du feu.

Certes, il a porté une ligne "plus à gauche" : 6ème République, dénonciation des paradis fiscaux,  mandat unique... La 6ème République est rentrée dans le crédo du Parti depuis quelques temps déjà, quant au mandat unique, c'est lui, l'Arnaud, qui est rentré dans le rang en cumulant joyeusement députation et présidence du Conseil Général. Si on ajoute à ça son tout nouveau secrétariat national, il n'aura pas trop de 36 heures par jour pour tout faire.

Alors quand on l'accuse de retourner sa veste, il ne se démonte pas trop, encaisse le coup, et répond que ce qui compte, c'est de faire avancer le parti. Les mêmes mauvaises langues vont encore dire qu'il s'occupe surtout de faire avancer sa carrière. Les gens sont méchants.

Bon, pour la Rénovation, on va attendre ses propositions. Sur le terrain, on est assez curieux, vu que sa lors de sa dernière intervention, en interne, à la fédération du 71, il a conforté un fonctionnement artistique et flou, à la marge des statuts, et n'a pas lancé de propositions concrètes sur de nouveaux fonctionnements, de nouvelles militances, de nouvelles approches des grands sujets.

Au final, chapeau l'artiste, un beau retournement de situation, inattendu, mais qui augure mal d'une détermination à toute épreuve. Si il a bien intégré les finesses des jeux d'appareil, il traîne encore son spleen, pas vraiment langoureux, quant à l'état de santé du parti, sa capacité  à répondre aux enjeux actuels, sa capacité à retrouver son électorat "naturel" : le salariat, le peuple...

Alors certains s'arrangent...et d'autres restent persuadés qu'il n'y a pas d'arrangements possibles, ou au moins crédibles...

16.09.2008

Super, on a le droit de parler

dreyfus.jpgIl est venu, le joyeux temps des contributions. On se fait plaisir à aller défendre la sienne devant les camarades, on retrouve l'envie de débattre, de confronter les idées, bref, de parler politique.

Mais au fond, pour quoi faire? Toutes ces contributions, et y compris celle que je défends, vont être passées à la moulinette de la commission de synthèse, un machin réservé aux milieux autorisés, où les militants de base ne sont pas invités. Il va en ressortir une, deux, cinq motions? Et là on va nous demander de voter, gentiment, sur les accords entre chef de...de quoi, de courant, de file, de bande, je ne sais plus.

Dernier avatar de ce roman feuilleton, je reçois une fois de plus une lettre estampillée Assemblée Nationale, quel honneur, signée Arnaud Montebourg, où j'apprends que Rénover Maintenant - auquel je n'appartiens pas- et Socialisme et Démocratie -les strauss-kahniens-, ont fusionné. La glace et le feu se mélangent, ça sent l'évaporation.

Mais sur le terrain, les militants en ont marre de la guerre des chefs, c'est quand même ce qui ressort le plus nettement. Hier à Montceau, avant à Chalon, à Mâcon, mis à part ceux qui attendent le leader providentiel, celui qui sauvera le parti de l'enfer de l'opposition, ils veulent un projet, solide, qui tienne la route, un secrétaire national capable de mettre tout le monde au boulot, boulot pas mal dégrossi déjà si on considère que tout le monde est "quasi" d'accord sur le fond. Les stratèges de terrasses, les amoureux de petites phrases, les tricoteurs de textes alambiqués, ils n'en peuvent plus.

Ils se sentent dépossédés de leur parti, ils n'atttendent qu'une chose, qu'on leur redonne la main, qu'ils soient entendus, reconnus, pas seulement utilisés lors des "temps forts", les élections qui ritualisent la vie du parti. Et toutes tendances, ou non tendances, confondues.

Pendant ce temps là, on se pipolise toujours un peu plus, tendance TF1. on lance des formules. la dernière dont j'ignore l'origine est pitoyable. Il s'agirait de construire un "socialisme durable"... et recyclable aussi, pendant qu'on y est?

Pendant que les syndicats s'essaient à de nouvelles formes de mobilisations, avec plus ou moins de bonheur, mais enfin, ils essaient, le parti reste ostensiblement ancré dans son fonctionnement, ses vieilles habitudes, sur l'air de : on va tout changer, mais pas trop vite. Votez pour moi, mon courant (enfin, ce qui en reste), ma motion -le temps venu- et vous allez voir ce que vous allez voir.... Quant aux "nouvelles militances", c'est bien gentil, mais pas transposable à la politique. Ben oui, tant qu'on a pas essayé, on peut pas savoir.

Pour finir, merci à vous zautres, qui passez me voir de temps en temps. On a franchi le cap des 5000 visites fin aout. Je n'avais pasd'autre objectif que de continuer ce blog dans la mesure où il était un peu fréquenté. Il l'est, ni trop ni trop peu, alors on va continuer à faire un bout de chemin ensemble.

Pour le plaisir...

 

Jean-Patrick Capdevielle - Quand t'es dans le désert
envoyé par siciline

17.07.2008

Contorsions et grands écarts

Moussa-huit-huit.jpgVoilà quelle sera la position idéale du militant lambda pour le congrès de Reims. Je vais essayer de vous résumer, mais ça devient compliqué, il faut s'accrocher.

On part avec 21 contributions, je ne les rappelle pas toutes : les présidentiables qui jurent que c'est même pas vrai : Delanoë, Royal,  les opposants classique aile très gauche , Melenchon, Emmanuelli, Filoche, un homme au coin du bois qui a l'habitude de humer le vent : Fabius. J'en passe quelques uns pour arriver au duo des reconstructeurs : Moscovici - Montebourg.

Là, on est sur le grand écart : l'aile "droite" du parti (ils n'aiment pas qu'on leur dise ça) et une ex aile gauche, recentrée pour reconstruire. Aucune prétention présidentielle. Pour Montebourg, je veux bien le croire, il est ambitieux mais réaliste. pour Moscovici himself...certes, mais si on considère qu'il roule pour Straus-Kahn, en exil (?) à la direction du FMI, tenu de se taire de par le règlement du dit FMI... on joue au billard à deux bandes.

Mais admettons. Quelques échos de camarades restés fidèles au conseiller général de Montret, nonobstant l'abandon du principe du non cumul, trouvent que l'alliance avec Mosco, ça commence à faire beaucoup. C'est là , camarades, qu'il faut vous entraîner à aller plus loin dans la gymnastique. 

Selon Libé-Lyon  Moscovici a fait les yeux doux à Gérard Collomb, maire de Lyon, porteur aussi d'une contribution.

Selon l'auteur du billet, la motion "la ligne claire" de Collomb :  Élaborée notamment avec Jean-Noël Guérini, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la Ligne claire est parfois présentée comme la contribution des barons non parisiens du PS" A ne pas confondre avec les barons parisiens, s'il vous plaît !

"Avec l'arrivée de Moscovici dans la galaxie de la Ligne claire se profile un possible rapprochement avec les troupes de François Hollande. Cela permettrait à l'initiative des barons de peser cette fois clairement dans l'avenir de leur parti. Et d'esquisser un possible rassemblement au centre-gauche du parti, cassant l'initiative des reconstructeurs, et isolant les ailes gauches du parti".

Bon, il va falloir faire un choix : si les amis de Montebourg restent fidèles à leur engagement contributaire, il se retrouvent avec...les barons de province et peut-être même Hollande (au dessus de baron, c'est quoi, prince?), et ça casse les reconstructeurs.. Ce n'est plus de la gymnastique, mais de la contorsion.

J'imagine quelques tempêtes dans les cranes.  Reconstruire le parti avec Collomb, Guérini, Hollande... Si cette pilule passe, chapeau bas, le coup est grandiose! Il faut l'oser.

Ah, j'oubliais un morceau de choix : Collomb emmène Manuels Valls dans ses bagages, vous savez, celui qui est contre "le compassionisme", pour une politique des quotas en matière d'immigration. Bon appétit, camarades!

Bizarre comme l'ambiance cynique et dandy de Dutronc m'inspire en ce moment pour les illustrations musicales...

 


 

 Jacques Dutronc et Jacques Lanzmann

l'hotesse de l'air

01.04.2008

C'est pas nous qu'on est bon, c'est eux qui sont mauvais, et inversement

2005723832.jpgGaétan Gorce, cité dans un précédent billet, attribue à la faiblesse de la droite la forte poussée de la gauche...On n'est pas bon, ce sont eux qui sont mauvais...

Cela va dans les deux sens. Quand on est mauvais, il est facile à l'adversaire d'être bon.

Pour preuve, lors de la première séance  du Conseil Général de Saône et Loire, sous la nouvelle présidence du nouveau conseiller général, nouveau cumulard, Arnaud Monteboug, Maître Perrault, anonyme conseiller général de Cuisery, notaire de son état, maire Divers droite de la Genette (vous avez là tout son CV...) a connu son heure de gloire.

En témoigne cet extrait d'article dans la Renaissance, notre hebdomadaire très local.

Jean-Pierre Laveder, rédacteur en chef du journal, conclut la séance d'installation par un paragraphe titré :

M. Paul Perrault brocarde le "baron de province" 

  "(.. ) le chef de file des non inscrits, M.Paul Perrault, s'est fait un malin plaisir de rappeler à Arnaud Montebourg quelques une de ses déclarations antérieures qui s'accordent mal avec sa position politique actuelle : " en 2001, à Mâcon, lors de la campagne des municipales, vous déclariez : - je cite : "lorsque je rencontre un cumulard, je me demande qui il méprise le plus, quel électeur il trahit le mieux."

Je vous retourne cette question aujourd'hui. Le chevalier blanc (note de poirier Bouchot : là, il m'a piqué mon texte) qui allait au combat contre tous les cumuls a remisé son panache et cédé aux tentations carriéristes. A moins qu'il ne veuille travailler plus pour gagner plus! Vous venez sans vergogne de tirer profit de l'opportunité qui s'offrait  à vous d'empiler les casquettes. Votre "grandeur d'âme naturelle" et votre "éthique du désintéressement" en ont pris un coup.

Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent, disait Edgar Faure. Je pense que vous avez bien senti le vent, Monsieur le président... vous qui venez de prendre les rênes d'une collectivité que vous décriviez, il n'y a pas si longtemps, comme "une structure devenue archaïque, inutile, coûteuse, souvent anti démocratique". pour vous, les Conseils généraux étaient "des collectivités opaques et incontrôlables".

Vous voilà désormais un "baron de province", un féodal du suffrage universel. Mes félicitations, Monsieur le président."

Il faut reconnaître que c'est bien tourné... Et c'est bien dit aussi, avec cette pointe d'accent bourguignon qui fleure bon son terroir, si cher à notre député aux "souliers crottés"... Vous pouvez le voir et l'entendre sur la vidéo du conseil général, allez directement à la minute 53 (et trente secondes) si vous ne voulez pas vous taper tous les discours...
Gaétan Gorce, Maître Perrault, je sens que je vais ratisser large si un jour je me lance... 

Et puisqu'on est dans la facilité, mais avec un peu de talent quand même ... c'était inévitable :

18.03.2008

Aux urnes, camarades

1903838720.jpgCelles ci, par exemple, il me semblent qu'elles sont fleuries et parfumées, l'endroit est agréable.

A l'heure où j'écris, les bureaux de vote sont ouverts pour élire le candidat ps à la présidence du Conseil Général. Un seul candidat, comme prévu, la presse locale titrait ce matin :

"Arnaud Montebourg sera élu jeudi Président du Conseil général. Il trace les grandes lignes de sa future « gouvernance »." (Journal de Saône et Loire du 22/03/08)

Quel suspense.

J'ai pour ma part lancé ici un appel au boycott. Si moins de 50 pour cent des camarades se déplacent pour voter, je suis mathématiquement majoritaire sur la fédé...

Ils ont jusqu'à 22 heures pour me mettre en échec (et surtout, il y en a qui poireauteront de 17 à 22 heures dans des salles vides, plus ou moins bien chauffées... ).

Pour ma section, je ne sais même pas où ça se passe : soit j'ai loupé l'info, soit on ne se donne même pas la peine de faire semblant (ce qui me va très bien).

En attendant, j'ai reçu ce matin, dans ma boite physique, la profession de foi du candidat : d'où frais de tirage, d'envois, plus les camarades qui se sont coltinés la mise sous pli hier. Bravo à eux, l'abnégation est grande.

Sans rapport (mais jamais trop loin quand même) une petite zik d'un chanteur nouvelle scène, quand ils se mettent à faire du texte...C'est agréable à entendre (faisez bien attention aux paroles, c'est pas une chanson d'amour..) 

 
 

22.02.2008

Puisque c'est dans le journal...

48093b244e4264bbda3448f6a9559c13.jpgil serait hypocrite ou malhonnête de ne pas en parler.

A l'occasion d'un petit tour départemental et journalistique, j'ai eu la surprise(?) de constater que dans cinq secteurs au moins de notre cher département, des camarades se retrouvaient sur les listes concurrentes (dont une de droite, naturellement).

Se pose alors la question déontologique inhérente à tout militant bien discipliné : t'en causes-t-y, ou tu fais comme tout le monde (enfin, dans le parti), une savante politique de l'autruche : j'ai rien vu, pas au courant, circulez y'a rien à voir....

Mais "puisque c'est dans le journal", tout un chacun peut se faire sa petite revue de presse, et constater que l'unité, prônée de ci de là, a bien du mal a être respectée entre Revermont et Bourbonnais...

Alors : crise profonde au parti, syndrome local d'une fédération sans direction suffisamment au clair dans ses fonctions de pilotage, gueguerres locales entre egos sur dimensionnés??? Un petit peu de tout ça?

Staline se demandait :." le Vatican, combien de divisions?"

Moins brutalement (parce que quand même, Staline, c'était pas vraiment un mec sympa), je me demande : le ps, combien de divisions???  5 au moins  chez nous. En forçant un peu, on devrait pouvoir aligner une armée napoléonienne propre à reconquérir la Gaule. C'est d'ailleurs LA ligne officielle : c'est foutu au parlement, reconstruisons à partir des territoires, communes et départements....

Notre Arnaud préféré le répète d'ailleurs à satiété, voir un billet sur le libéblog La vie en rose. Moi, je le trouve courageux : partir à la conquête d'un département déjà acquis à la gauche, faut l'oser....

Et on va me dire (on m'a déjà dit) : chut, faut pas en parler, on réglera tout ça après les élections, de la discipline, les mains dans le cambouis, faut aller au taf et assurer la victoire....

De la part des copains qui sont en plein dans la mélasse d'une campagne toujours très prenante, je veux bien l'entendre.

De la part de responsables fédéraux, en charge de l'animation d'un collectif qu'est un parti, ça me gêne plus... Une once de questionnement -même pas d'autocritique-, un froncement de sourcil inquiet sur cet état de fait m'aurait rassuré : oui, on a un problème, on a du louper quelque chose quelque part... Même pas. On va gagner, de toutes façons, alors ces problèmes mineurs, tu parles si on s'en tape... Ne me harcelez pas de mails avec ça!!!

C'est vrai qu'en multipliant nos présences sur des listes concurrentes dans les mêmes villes, on peut se dire que statistiquement on multiplie nos chances...

Il est plus facile de taper sur des électrons supposés libres (mais qui restent dans le cadre du parti quand même, n'en déplaise au dit parti), que de désavouer ces sécessionnistes socialistes.... Surtout qu'on a parfois du poids lourd contre poids lourd (allez, là, je vous donne un indice : allez faire un tour à Montchanin, c'est intéressant..).

Et au dessus de tout ça plane une ambiance de pré congrès, comme seul le ps sait le faire : on va compter ses troupes, aligner ses divisions (cf plus haut), louvoyer pour se mettre dans le vent, nouer des alliances gagnantes à coup sûr (Montebourg / Cambadélis, j'ai hâte de voir ce que ça donnera...).

Allez, on va finir par une gentille chansonnette d'un brave garçon, italo-belge, qui ne pensait sûrement pas que sa chanson illustrerait un jour les mésaventures stratégiques du parti à la rose... (à écouter au premier, troisième ou quinzième degré, selon votre humeur).

22.01.2008

Tant que je gagne, je joue...

e4427fd23e44335e18d6d3f00dcc4333.jpgdisait Coluche (Putain de camion...). Après la Bérezina annoncée (pour le ps) du congrès de Versailles, Sarko et Hortefeux se sentent pousser des ailes. Dernière trouvaille : puisque la constitution nous gène (un peu) pour expulser tranquillement, changeons la constitution.

Certes, ce n'est pas le conseil constitutionnel qui dérange beaucoup, surtout occupé à compter les points du match des anciens : Giscard contre Chirac.

Certes, ce n'est pas le ps qui dérange, au contraire, pour certains, si on peut donner un coup demain, demandez...

Mais la Constitution...quand même, en France, on aime bien qu'elle cadre avec les lois (en général, on fait plutôt cadrer les lois avec la Constitution..)

Alors, vamos, le petit Brice fait comme son copain Nico, il va mettre en place une commission pour réfléchir à une réforme de la constitution permettant la mise en place des quotas d'immigration et la simplification des expulsions pour les sans papiers...

On sait déjà que Manuel Valls, du ps, n'est pas contre les quotas. Quant aux expulsions, plusieurs maires socialistes collaborent du mieux qu'ils peuvent dès qu'ils en ont l'occasion. Donc, y'a de la marge.

Bien sûr, il faut réagir, le parti fait monter au créneau Faousi Lamdaoui, secrétaire national à l'Égalité (merci au nouvel obs de le rappeler, personne ne sait qui c'est...).

Un quinzième couteau issu de la pluralité affichée (nous aussi, on a notre quota de beurs), qui supplie Kofi Yamgnane (issu de notre stock de coke -voir Hergé-) sollicité par le susdit Hortefeux pour intégrer la sus mentionnée commission.

Si ça continue, on va se retrouver avec une constitution simplifiée dont je vous propose une avant première :

Préambule :  tous les présidents de la république naissent libres et égaux en droit.

Article un : le président de la république est élu au suffrage universel uninominal à un tour par le président de la république

Article deux : le président de la république à toujours raison.

Article trois et suivants : voir article deux.

Et qui est-ce qui râle?

Quelques hurluberlus sur le net, comme Vive le Feu, qui écrit : "Merde Alors: Si J'Avais Su, J'Aurais Gueulu" , des gauchistes irresponsables et utopistes, idéalistes??

Les crtiques les plus dures viennent... de certains comiques (mais des vrais, des que c'est leur boulot, je ne parle pas des Hollande, Montebourg et autres Royal..) comme le prouve cette vidéo, qui tourne beaucoup ence moment, désolé si vous l'avez déjà vue...


Roumanof
envoyé par oceang

Toutes les notes