01.04.2008
C'est pas nous qu'on est bon, c'est eux qui sont mauvais, et inversement
Gaétan Gorce, cité dans un précédent billet, attribue à la faiblesse de la droite la forte poussée de la gauche...On n'est pas bon, ce sont eux qui sont mauvais...
Cela va dans les deux sens. Quand on est mauvais, il est facile à l'adversaire d'être bon.
Pour preuve, lors de la première séance du Conseil Général de Saône et Loire, sous la nouvelle présidence du nouveau conseiller général, nouveau cumulard, Arnaud Monteboug, Maître Perrault, anonyme conseiller général de Cuisery, notaire de son état, maire Divers droite de la Genette (vous avez là tout son CV...) a connu son heure de gloire.
En témoigne cet extrait d'article dans la Renaissance, notre hebdomadaire très local.
Jean-Pierre Laveder, rédacteur en chef du journal, conclut la séance d'installation par un paragraphe titré :
M. Paul Perrault brocarde le "baron de province"
"(.. ) le chef de file des non inscrits, M.Paul Perrault, s'est fait un malin plaisir de rappeler à Arnaud Montebourg quelques une de ses déclarations antérieures qui s'accordent mal avec sa position politique actuelle : " en 2001, à Mâcon, lors de la campagne des municipales, vous déclariez : - je cite : "lorsque je rencontre un cumulard, je me demande qui il méprise le plus, quel électeur il trahit le mieux."
Je vous retourne cette question aujourd'hui. Le chevalier blanc (note de poirier Bouchot : là, il m'a piqué mon texte) qui allait au combat contre tous les cumuls a remisé son panache et cédé aux tentations carriéristes. A moins qu'il ne veuille travailler plus pour gagner plus! Vous venez sans vergogne de tirer profit de l'opportunité qui s'offrait à vous d'empiler les casquettes. Votre "grandeur d'âme naturelle" et votre "éthique du désintéressement" en ont pris un coup.
Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent, disait Edgar Faure. Je pense que vous avez bien senti le vent, Monsieur le président... vous qui venez de prendre les rênes d'une collectivité que vous décriviez, il n'y a pas si longtemps, comme "une structure devenue archaïque, inutile, coûteuse, souvent anti démocratique". pour vous, les Conseils généraux étaient "des collectivités opaques et incontrôlables".
Vous voilà désormais un "baron de province", un féodal du suffrage universel. Mes félicitations, Monsieur le président."
Et puisqu'on est dans la facilité, mais avec un peu de talent quand même ... c'était inévitable :
23:26 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil général 71, montebourg, perrault
18.03.2008
Aux urnes, camarades
Celles ci, par exemple, il me semblent qu'elles sont fleuries et parfumées, l'endroit est agréable.
A l'heure où j'écris, les bureaux de vote sont ouverts pour élire le candidat ps à la présidence du Conseil Général. Un seul candidat, comme prévu, la presse locale titrait ce matin :
"Arnaud Montebourg sera élu jeudi Président du Conseil général. Il trace les grandes lignes de sa future « gouvernance »." (Journal de Saône et Loire du 22/03/08)
Quel suspense.
J'ai pour ma part lancé ici un appel au boycott. Si moins de 50 pour cent des camarades se déplacent pour voter, je suis mathématiquement majoritaire sur la fédé...
Ils ont jusqu'à 22 heures pour me mettre en échec (et surtout, il y en a qui poireauteront de 17 à 22 heures dans des salles vides, plus ou moins bien chauffées... ).
Pour ma section, je ne sais même pas où ça se passe : soit j'ai loupé l'info, soit on ne se donne même pas la peine de faire semblant (ce qui me va très bien).
En attendant, j'ai reçu ce matin, dans ma boite physique, la profession de foi du candidat : d'où frais de tirage, d'envois, plus les camarades qui se sont coltinés la mise sous pli hier. Bravo à eux, l'abnégation est grande.
Sans rapport (mais jamais trop loin quand même) une petite zik d'un chanteur nouvelle scène, quand ils se mettent à faire du texte...C'est agréable à entendre (faisez bien attention aux paroles, c'est pas une chanson d'amour..)
18:57 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conseil général, élection, montebourg, démocratie, ps
22.02.2008
Puisque c'est dans le journal...
il serait hypocrite ou malhonnête de ne pas en parler.
A l'occasion d'un petit tour départemental et journalistique, j'ai eu la surprise(?) de constater que dans cinq secteurs au moins de notre cher département, des camarades se retrouvaient sur les listes concurrentes (dont une de droite, naturellement).
Se pose alors la question déontologique inhérente à tout militant bien discipliné : t'en causes-t-y, ou tu fais comme tout le monde (enfin, dans le parti), une savante politique de l'autruche : j'ai rien vu, pas au courant, circulez y'a rien à voir....
Mais "puisque c'est dans le journal", tout un chacun peut se faire sa petite revue de presse, et constater que l'unité, prônée de ci de là, a bien du mal a être respectée entre Revermont et Bourbonnais...
Alors : crise profonde au parti, syndrome local d'une fédération sans direction suffisamment au clair dans ses fonctions de pilotage, gueguerres locales entre egos sur dimensionnés??? Un petit peu de tout ça?
Staline se demandait :." le Vatican, combien de divisions?"
Moins brutalement (parce que quand même, Staline, c'était pas vraiment un mec sympa), je me demande : le ps, combien de divisions??? 5 au moins chez nous. En forçant un peu, on devrait pouvoir aligner une armée napoléonienne propre à reconquérir la Gaule. C'est d'ailleurs LA ligne officielle : c'est foutu au parlement, reconstruisons à partir des territoires, communes et départements....
Notre Arnaud préféré le répète d'ailleurs à satiété, voir un billet sur le libéblog La vie en rose. Moi, je le trouve courageux : partir à la conquête d'un département déjà acquis à la gauche, faut l'oser....
Et on va me dire (on m'a déjà dit) : chut, faut pas en parler, on réglera tout ça après les élections, de la discipline, les mains dans le cambouis, faut aller au taf et assurer la victoire....
De la part des copains qui sont en plein dans la mélasse d'une campagne toujours très prenante, je veux bien l'entendre.
De la part de responsables fédéraux, en charge de l'animation d'un collectif qu'est un parti, ça me gêne plus... Une once de questionnement -même pas d'autocritique-, un froncement de sourcil inquiet sur cet état de fait m'aurait rassuré : oui, on a un problème, on a du louper quelque chose quelque part... Même pas. On va gagner, de toutes façons, alors ces problèmes mineurs, tu parles si on s'en tape... Ne me harcelez pas de mails avec ça!!!
C'est vrai qu'en multipliant nos présences sur des listes concurrentes dans les mêmes villes, on peut se dire que statistiquement on multiplie nos chances...
Il est plus facile de taper sur des électrons supposés libres (mais qui restent dans le cadre du parti quand même, n'en déplaise au dit parti), que de désavouer ces sécessionnistes socialistes.... Surtout qu'on a parfois du poids lourd contre poids lourd (allez, là, je vous donne un indice : allez faire un tour à Montchanin, c'est intéressant..).
Et au dessus de tout ça plane une ambiance de pré congrès, comme seul le ps sait le faire : on va compter ses troupes, aligner ses divisions (cf plus haut), louvoyer pour se mettre dans le vent, nouer des alliances gagnantes à coup sûr (Montebourg / Cambadélis, j'ai hâte de voir ce que ça donnera...).
Allez, on va finir par une gentille chansonnette d'un brave garçon, italo-belge, qui ne pensait sûrement pas que sa chanson illustrerait un jour les mésaventures stratégiques du parti à la rose... (à écouter au premier, troisième ou quinzième degré, selon votre humeur).
07:50 Publié dans du revermont au bourbonnais | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ps 71, divisions, egos, municipales, cantonales, montebourg
22.01.2008
Tant que je gagne, je joue...
disait Coluche (Putain de camion...). Après la Bérezina annoncée (pour le ps) du congrès de Versailles, Sarko et Hortefeux se sentent pousser des ailes. Dernière trouvaille : puisque la constitution nous gène (un peu) pour expulser tranquillement, changeons la constitution.
Certes, ce n'est pas le conseil constitutionnel qui dérange beaucoup, surtout occupé à compter les points du match des anciens : Giscard contre Chirac.
Certes, ce n'est pas le ps qui dérange, au contraire, pour certains, si on peut donner un coup demain, demandez...
Mais la Constitution...quand même, en France, on aime bien qu'elle cadre avec les lois (en général, on fait plutôt cadrer les lois avec la Constitution..)
Alors, vamos, le petit Brice fait comme son copain Nico, il va mettre en place une commission pour réfléchir à une réforme de la constitution permettant la mise en place des quotas d'immigration et la simplification des expulsions pour les sans papiers...
On sait déjà que Manuel Valls, du ps, n'est pas contre les quotas. Quant aux expulsions, plusieurs maires socialistes collaborent du mieux qu'ils peuvent dès qu'ils en ont l'occasion. Donc, y'a de la marge.
Bien sûr, il faut réagir, le parti fait monter au créneau Faousi Lamdaoui, secrétaire national à l'Égalité (merci au nouvel obs de le rappeler, personne ne sait qui c'est...).
Un quinzième couteau issu de la pluralité affichée (nous aussi, on a notre quota de beurs), qui supplie Kofi Yamgnane (issu de notre stock de coke -voir Hergé-) sollicité par le susdit Hortefeux pour intégrer la sus mentionnée commission.
Si ça continue, on va se retrouver avec une constitution simplifiée dont je vous propose une avant première :
Préambule : tous les présidents de la république naissent libres et égaux en droit.
Article un : le président de la république est élu au suffrage universel uninominal à un tour par le président de la république
Article deux : le président de la république à toujours raison.
Article trois et suivants : voir article deux.
Et qui est-ce qui râle?
Quelques hurluberlus sur le net, comme Vive le Feu, qui écrit : "Merde Alors: Si J'Avais Su, J'Aurais Gueulu" , des gauchistes irresponsables et utopistes, idéalistes??
Les crtiques les plus dures viennent... de certains comiques (mais des vrais, des que c'est leur boulot, je ne parle pas des Hollande, Montebourg et autres Royal..) comme le prouve cette vidéo, qui tourne beaucoup ence moment, désolé si vous l'avez déjà vue...
08:20 Publié dans résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, constitution, quota, valls, hollande, montebourg, roumanof
15.01.2008
Il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…
"Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va."
Cette phrase de Emmanuelli, dans le Libé du 15/01/08, méritait d'être reprise. Merci à la webtrice qui me l'a signalée.
Ça résume assez bien l'ambiance au parti : on ne sait plus trop où aller, mais de toutes façons, pas trop vite...
Je vois trois groupes : ceux qui veulent se bagarrer, les Emmanuelli, Melenchon, Dolez, Hamon, Lienemann et les autres, je vais en oublier...
Ceux qui disent : "tout est perdu fors l'honneur" sauf que l'honneur on va se le perdre bien comme il faut, si ce n'est déjà fait : les Ayrault, Hollande et compagnie qui proposent d'aller à la pêche le 4 février.
Enfin les ventre mous, les "faut voir", chacun fait comme il veut, dont Montebourg est les premier porte parole.
Si si, Montebourg ventre mou, c'est bien ce que vous avez lu et que j'ai écrit. C'est fini, le héraut des tribunes, le héros des tribunaux, le Zorro de la 6ème République. Aujourd'hui, il dit : "que chacun fasse selon sa conscience", il ménage la chèvre et le chou, il ne se mouille pas. Lui il va aller voter contre, c'est bien, mais n'a pas signé l'appel des parlementaires à l'heure où j'écris, et ne va pas se fâcher avec ses petits camarades qui seront ailleurs.
"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace..." Non, n'est pas Danton qui veut...
L'heure est à la retraite (de Russie). Si on veut pantoufler plus tard, il faut bien faire quelques concessions, s'adapter, enfin bref, rentrer dans le moule.
Alors pour la boussole, il ne faut plus compter sur lui. Parce que cette boussole, il faudra savoir la lire et tenir le cap...Aujourd'hui le ps navigue sans azimut, azimuté, complètement à l'ouest... C'est la panique chez les géographes...
Je me répète, mais bloquer Sarkozy à Versailles, c'est lui infliger d'abord une défaite politique. Si après on veut se bagarrer pour ou contre le traité de Lisbonne, rien de tel qu'un petit référendum, comme on l'avait promis...
Bon, puisqu'on est dans le maritime, deux monstres sacrés du bretonnisme militant, autour d'un classique du genre (et moi, ça me rappelle mes vacances de Noël, que du plaisir...)
19:10 Publié dans construire, résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, deboussolé, emmanuelli, montebourg, versailles, traité de lisbonne, congres
19.12.2007
le gag du matin
Petit surf matinal pour se tenir au courant...
Au vu de l'actualité locale (parce que nationalement, la présidence du CG 71, ça fait pas un tabac...) je vais me balader sur le site de la fédé. Mal intentionné comme je suis, je me dit : on va voir chez Arnaud, clic sur le petit lien à droite...
Oh surprise !!! Montebourg.net serait à vendre... Et moi qui trouvais que le site s'était, un peu, remis à vivre...
Non, le vrai site est là, avec sa belle lettre aux concitoyens... on a eu peur...
06:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site, ps71, montebourg, cg71
18.12.2007
Arnaud, quel sacré grand naîf...
C'est vrai qu'au début, il ressemblait un peu à ce Pierrot de Picasso : grand, déguigandé, portant haut et fort des idées lunaires, utopiste fervent et orateur brillant. Ça a plu, il s'est forgé son personnage don quichottesque, pourfendeur de moulins à vent, Cyrano de Bergerac des prétoires et de l'Assemblée, s'attaquant seul aux plus forts, dans le parti et dans l'État.
Ca a plu, ça a marché, il a créé son courant, s'est bagarré parfois seul contre tous (Cyrano, je vous dit) pour faire avancer SA 6ème République. Remplaçant Christian par Ségolène sous le balcon, il a fait réciter (mal, comme chez Rostand) son texte pour la belle Roxane (en gros la gauche qui veut bouger), mais déjà on sentait que le coeur n'y était plus vraiment.
Monsieur Hulot de la politique, il a brassé moult parapluies pour faire avancer la notion de mandat unique, Saint Vincent de Paul de la parole prônée, il s'est appliqué ce principe à lui même. La noblesse de la politique, je vous dit. Et il y croyait, je suis sûr, parce que ça fonctionnait : les gens le suivaient, les grands le surveillaient, son importance était manifeste.
Et boum, quelques marches d'escaliers ratées, Christian/Ségolène qui déplaît à l'ingrate Roxane, les moulins à vents galvaudés et repris par tous, comme de vulgaires éoliennes écologistes, le mandat unique tronçonné en mandats non cumulatifs, bref, Pierrot est retombé sur terre.
Alors Pierrot se recrée son univers. Ce qui a marché une fois, il peut bien le refaire. Le mandat unique? Une idée surréaliste, trop romantique, faut être un homme, un vrai, Jean Gabin sur sa locomotive.
La 6ème république? Oui, on va la faire, en Saône et Loire, et on refondera l'union Européenne à partir d' un noyau dur : le 71 et Groland, plus la Patagonie (on y a déjà un ambassadeur : Florent Pagny).
Les grandes idées, les utopies qu'on fait progresser : un leurre, il faut "mettre les mains dans le moteur" (ou le cambouis, selon les sources). Le député aux souliers crottés (un orateur hors pair, je vous dit) va devenir le Mécano de la Générale (sacré Buster Keaton, toujours pince sans rire).
Et il reste tel qu'en lui même, persuadé que ça va passer, que les gens vont adhérer à ce changement de cap à 180 degrés, qu'ils seront naïfs comme lui même l'est.
J'ai peur qu'il n'aille vers quelques désillusions.
Les gens sont méchants.
Ils vont l'accuser de retourner sa veste, de revenir sur ses engagements, de trahir son idéal, lui qui n'est que pureté et noblesse d'âme.
Ils vont le soupçonner d'intriguer pour préparer un rebond en deux mille et des poussières, de faire, comme d'autres, des calculs politiciens, de carrière, de s'accrocher au pouvoir.
Vous allez voir comment on va dire qu'il a mis ses réseaux en place, des hommes et des femmes " à lui" à quelques endroits stratégiques, verrouillé un appareil en pleine liquéfaction : le parti socialiste de Saône et Loire.
Les gens sont mesquins.
Sur sa volonté de mettre les mains dans le moteur, des historiens locaux, et partiaux, vous ressortiront comment il a déjà fait, en 1993, en "virant" Sirugue du poste de premier fédéral, pour s'installer à sa place moins de 18 mois. ils vous assureront qu'en tant que premier fédéral, donc chef de l'exécutif politique du parti, il n'a pas laissé une trace indélébile.
Des apparatchiks (si, si, ça existe au ps, paraît-il) vous parleront des couleuvres que certains ont avalées, tout en devant faire bonne figure, dans l'intérêt suprême du Parti (la majuscule n'est pas de moi...). Des langues de vipères, oui, misérables serpents jaloux.
Les gens sont vils.
Et certains vont vous chercher de ces hypothèses, je vous demande bien où?
Et pourquoi pas Chaintron, Couillerot, Baumel (je l'avais oublié dans un précédent billet, désolé..) du même courant et capables de ....
Et pourquoi il resterait pas "simple" conseiller général. Ce n'est pas moins noble, et les mains dans le cambouis, c'est vraiment leur truc (alors que Sirugue, par exemple, est tout de suite devenu vice président d'un machin des départements de France dans la capitale...)
Et si il démissionnait de son mandat de député, comme ça Chaintron aurait au moins quelque chose (c'est son suppléant), et Arnaud resterait sur un mandat unique ?
Et si il redevenait avocat? Là aussi on peut mettre les mains dans le cambouis!
Quelle petitesse dans ces supputations.
Les gens sont bas.
Alors Arnaud va rester sur son tapis volant, ignorer les bassesses de ce monde, tracer sa route vers les lendemains qui chantent pour la Saône et Loire.
Il nous le dit dans son courrier :
"La gauche est menacée de disparition, sauf sur les territoires où elle dispose de larges forces majoritaires. L’organisation d’une opposition nouvelle, à la fois résistante et constructive, nécessite que nous concentrions à notre tour nos forces territoriales, pour leur donner du poids, en les déployant à l’échelle nationale. Voilà pourquoi les leaders de la gauche doivent s’intéresser aux départements et régions : Pour tenir tête au pouvoir ; pour relier les actions locales au travail national et donner une force démonstrative aux choix politiques qu’ils imagineront sur leurs territoires, comme Ségolène Royal avait su le faire en Poitou-Charentes. Cette candidature est d’abord un acte de résistance à la montée de l’absolutisme sarkozyste."
Moi, je suis prêt! J'ai repéré alentour les lieux des anciens maquis du clunisois, je part demain recréer le 4ème bataillon de choc, et avec Montebourg de Tassigny, nous reprendrons jusqu'à l'Alsace et la Lorraine. Général, nous voila..."Pour ma part, j’aurai 49 ans et accumulé quinze années de vie publique, après huit années de vie professionnelle. On me demandera alors des preuves de ce que j’aurai fait et concrètement assumé. Il ne sera pas possible d’avoir exclusivement vécu dans l’exercice tribunicien pur, au sein d’une Assemblée nationale émasculée par le sarkozysme."
Je comprends Arnaud, on est de la même génération (j'ai à peine 47 ans), alors on se pose des questions, qui suis-je, où vais-je, dans quel état...(je m'égare..). La cinquantaine nous guette, qu'avons nous fait de ce demi siècle? Question existentielle que je partage mais que vont balayer d'un geste méprisant ceux qui disent qu'il ne pense qu'à lui, alors que c'est la philosophie même de la vie qu'il interroge, comme il l'explique si bien sur son blog...
Et pas question de se faire émasculer par Sarkozy. Jean Gabin sur sa loco, sans ses attributs, ça ressemblerait à quoi. Ah si, la cage aux folles...
"Oh temps, suspends ton vol", disait notre poête national (ben oui, lui au moins il est du département).
Haut les coeurs, et suivons le héraut de la recomposition politique de gauche depuis son berceau historique : la Saône et Loire. Oui, on va bien trouver quelque chose pour le prouver, Bibracte par exemple, parce que Solutré, c'est has been... Affirmons le clairement : Vercingétorix était de gauche !!!
Et je tiens, personnellement, à apporter ma pierre à cette entreprise de reconstruction nationale, en proposant d'ores et déjà un hymne national pour le nouvel état Saônetloiro-grolando-patagonesque :
Avertissement pour ceux qui connaissent la version originale : les ré-arrangements sont de Arno, ça déménage...
21:55 Publié dans du revermont au bourbonnais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, ps, mandat unique, appareil, 71, pierrot, naïveté
03.12.2007
Il peut le faire, il va le faire...
Ça à l'air facile comme ça, mais il faut l'oser, et bien s'entraîner...Dans une note précédente, je parlais de la valse-hésitation de notre Arnaud bressan pour prendre ou ne pas prendre la présidence du conseil général. Affirmation, démenti, rien n'était joué.
Toujours rien de joué, mais... il demande sur son site leur avis aux électeurs de sa circonscription. On a avancé d'un pas... Vous y lirez le superbe article où il fait part de ses états d'âmes, états d'âmes bien balisés.
Après une bonne intro où il montre comment la droite est bien méchante avec la VIème République, et avec les ruraux, il annonce :
"Dans l’action publique, on peut périr d'être un romantique impénitent! Par ailleurs, on ne cesse de me rappeler l’obligation qui m’est faite de dépasser le magistère du verbe et de concrétiser les idées rénovatrices que je porte depuis longtemps, y compris certaines, parfois critiques, sur les Conseils généraux..."
Attention, lui il a rien demandé : "on ne cesse de me rappeler"....Ce sont ses amis qui l'obligent!!!
A la question du journaliste : Sur quels éléments fonderez-vous votre choix ?
A. M:«Les dangers d’explosion sociale et la montée des périls attisés par les stratégies de tension mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy, nous obligent à combattre la Droite avec les mêmes instruments que ceux qu' elle utilise, y compris en acceptant de concentrer nos pouvoirs locaux et nationaux, mais ils me font également un devoir d'être aussi très présent sur le front parlementaire...»
On est obligés, c'est pâ not' fôte, faut ben faire comme eux... jamais entendu ça?
Sans rapport avec ce sujet, j'avais pondu deux mots sur Mendès France avec cette citation :
" J'ai surtout déçu ceux qui pensent à peu près ceci : " L'homme au pouvoir abuse de la situation et des moyens que la Constitution lui donne pour réaliser les fins de la droite. Nous voulons maintenant un homme de la gauche pour employer les mêmes procédés au profit de la gauche. Ce serait impardonnable, si le pouvoir nous était donné un jour, de ne pas en profiter pleinement nous aussi. A chacun son tour ! " J'ai entendu de tels propos souvent, et pas chez les premiers venus. Après un autoritarisme de droite, ils veulent un autoritarisme de gauche.
Mendes ne connaissait pas notre député bressan, donc forcément, c'est pas lui qui est visé.
Et comme il n'est sûr de rien, «la question de la présidence du Conseil général ne se posera que lorsque nous aurons la certitude d’une victoire à Chalon. Il vaut mieux ne jamais préjuger des résultats des élections...».
Imaginez que Sirugue ne prenne pas Chalon...Si on pouvait le savoir maintenant, ça serait plus simple. Et chat échaudé...Souvenez vous, quand Ségolène était déjà présidente, Montebourg ministre, Sirugue député maire de Chalon (si, si, ça a existé dans les couloirs du Conseil Général)... Ouaouh l'ambiance alors rue de Lingendes, au moins deux ou trois prétendants, avec leurs clans, leurs cours... mais Ségolène....pschitt... ça a calmé tout le monde!!
Mais comme on ne balise jamais assez (vous entendez ça comme vous voulez) : «il y a entre Christophe Sirugue et moi un accord en cas de décision positive de ma part, pour mener campagne ensemble, l’un portant le bilan, l’autre portant les projets. Dans ce cadre là, les désaccords qui pouvaient exister dans le département ont été harmonieusement réglés. Je me rendrai d’ailleurs, sur la suggestion de Christophe Sirugue, à Mâcon le 14 décembre, pour rencontrer les conseillers généraux de la majorité...»
Les "désaccords harmonieusement réglés", vous ne saurez pas ce que c'est, les militants du ps non plus, ça se passe entre les chefs, dans des endroits où on n'est pas (voir Coluche, les milieux autorisés...).
Ca peut-être n'importe quoi : je t'échange un canton contre une vice présidence, un conseiller régional contre deux conseillers généraux (ou le contraire, je ne connais pas le cours du marché). Cela avait été aussi harmonieusement réglé lors du congrès départemental de Saint Gengoux (merci de me rappeler l'année...), quand Arnaud a éjecté Sirugue du poste de premier fédéral...
C'est dire si l'harmonie ne date pas d'hier.
On se demande si parmi tous les conseillers généraux actuels, aucun(e) ne pourrait avoir les épaules assez solides pour remplacer Sirugue.
Au hasard, ou presque, un Rémy Chaintron, 
une Evelyne Couillerot (tiens, une femme...)
qui sont du même courant que Montebourg, ou un Jacques Rebillard, certes d'un courant opposé (carrément PRG), mais honnête homme comme on l'entendait avant...
Mais non, seul Montebourg peut le faire, il va le faire, il est formidable....
Je vous achèverais bien par une rediff du sketch de Francis Blanche et Pierre Dac Le Sâr Rabindranath Duval (ça, c'était de la philosophie) mais côté musical, ils sont un peu justes...Allez les voir quand même, ça fait toujours du bien.
Pour le rythme, je préfère un petit Zebda au titre clair et net...
23:05 Publié dans du revermont au bourbonnais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, cumul, ps, conseil général 71
27.11.2007
On les a retrouvés...
On en a retrouvé deux. Le premier des premiers, dans un journal que je ne fréquente guère d'habitude, mais allez'y voir quand même.
Le Figaro nous l'annonce : Hollande se prépare déjà
pour la présidentielle, et se réjouit de "retrouver sa liberté de parole" en abandonnant son poste de premier secrétaire.
Il faut vite réagir :
1) le laisser premier secrétaire, sinon ça va être un massacre supplémentaire.
2) comme le futur congrès est déjà bouclé, autant le faire maintenant, ça sera ça de fait.
Encore plus fort : le même gros nounours à une manif, avec un porte voix, et qui s'en sert... Ouahou, camarade, bienvenu dans le monde des travailleuses, travailleurs. Et notre copain Arnaut aussi est avec lui!!!
TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE.....!!!!
Bof, le ton n'y est pas, c'est vrai que c'est une manif des juges et des avocats contre la réforme DATI. Juste colère, certes, de ces professionnels, mais avouons qu'on n'est pas tout à fait du même monde, et que les égratignures y sont moins à craindre.
La preuve en images
Et un commentaire perfide qui parle de sociflars et de caviard.... Le monde est trop cruel....
Pour respecter ma "ligne éditoriale", je vous mettrais bien un petit morceau de Patrick Sébastien, avec son groupe dont j'ai oublié le nom, mais je vais vous laisser tourner les serviettes tout seuls...
06:05 Publié dans liberté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, hollande, montebourg, dati, greve des avocats, congrès de tulle
13.11.2007
Le citoyen est un homme qui ne laisse pas à d'autres le soin de décider de son sort et du sort commun.
Lors d'un surf matinal sur le web, je suis tombé sur cette image (cliquer dessus pour retrouver la page originale). J'étais passé auparavant par Agoravox d'où j'ai extrait le passage ci dessous :
"Pour terminer sur cette petite liste bien incomplète qui me demandera une mise à jour, je tiens à la terminer avec un éléphanteau : M. Arnaud Montebourg. Ce dernier avait soutenu la fédéraliste européenne Mme Royal lors de la dernière présidentielle, mais avait été partisan du "non" à la Constitution européenne de 2005. Quelle est sa position sur le nouveau traité européen qui n’est qu’une copie de la Constitution de 2005 ((re)voir la note : "VGE : c’est la reprise de la Constitution européenne à 90%") ? M. Montebourg n’ira "pas au Congrès à titre personnel. Politiquement, c’est une manière de laisser passer ce traité", mais aussi "de ne pas se substituer aux Français". En rajoutant que si un référendum était organisé, il voterait "oui" (6). Le refrain qui lui sied le mieux est celui de la chanson L’opportunistede Jacques Dutronc."
Pour faire plaisir à mon webtorat plus jeune (j'en connais au moins deux qui me reprochent de trop écouter Radio Nostalgie, c'est même pas vrai!!!), la chanson de Dutronc en duo avec le chanteur d'indochine.
De site en site, je suis tombé sur ce vieux bonhomme, qu'on ne cite guère plus, même au PS :
Je n'ai pas lu toute son oeuvre, ni sa bio, alors il m'est sympathique, mais je ne vais pas vous dire que c'est mon maître à penser. j'ai juste retenu une citation de lui, qui me paraît plus que jamais d'actualité :
" Le citoyen est un homme qui ne laisse pas à d'autres le soin de décider de son sort et du sort commun." (Pour une République Moderne, 1962...)
Le Canard Républicain (voir lien plus haut) cite un autre passagede Mendès :
" J'ai surtout déçu ceux qui pensent à peu près ceci : " L'homme au pouvoir abuse de la situation et des moyens que la Constitution lui donne pour réaliser les fins de la droite. Nous voulons maintenant un homme de la gauche pour employer les mêmes procédés au profit de la gauche. Ce serait impardonnable, si le pouvoir nous était donné un jour, de ne pas en profiter pleinement nous aussi. A chacun son tour ! " J'ai entendu de tels propos souvent, et pas chez les premiers venus. Après un autoritarisme de droite, ils veulent un autoritarisme de gauche.
Ces propos datent de 1974, 1981 et la suite lui ont donné raison, et à quelques exceptions prés que je ne développerais pas ici (on n'est pas là pour passer de la pommade), il faut reconnaître que les exécutifs locaux gérés par la gauche fonctionnent souvent sur des mécanismes proches de ceux de la droite, même si, effectivement, la politique menée est différente.
Comment ramener le citoyen à la politique si il pense que tout est joué d'avance, si effectivement tout se joue dans les couloirs, entre initiés, qui se comprennent?
L'exemple du PS en ce moment, sur le nouveau projet de traité européen est édifiant : le peuple à voté, mais mal, alors on laisse Sarkozy faire adopter le traité par le parlement, on cautionne doucement sa politique, en espèrant que ça ne se verra pas trop.
Pour en revenir à notre cavalier blanc, le sus nommé Montebourg, après avoir été le symbole de la rénovation en politique, il se glisse doucement dans les habits du monsieur qui va vous arranger ça en douceur, le médiateur de la gauche qui va huiler l'appareil (voir note précédente).
Du changement de costume au retournement de veste, il n'y a qu'une subtilité vestimentaire, ce qui se voit de plus en plus.
Alors quid du changement des pratiques au sein de la gauche, si ce n'est une "reprise en main" de nos propres affaires par nous mêmes....
J'espère y contribuer un peu par ce blog (et d'autres outils).
Des initiatives existent, des nouvelles méthodes sont mises en oeuvre par des citoyens, réunis ou non en association ou autres appellations, au delà des débats idéologiques -que le PS n'a plus guère- osons d'abord nous approprier leurs méthodes de débat et sortons du culte de la synthèse. Une unité de façade qui contribue à vider la carcasse...
Et quand même, parce que la nostalgie ne veut pas dire l'apathie, un petit Quilapyun de derrière les fagots pour se regonfler le moral....
09:40 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, mendes france, citoyen, pouvoir, gauche, pratiques politiques, quilapayun


