08.01.2008

On dirait que je serais pas mort

92a17a7106bba68030d8bc9f00324d79.jpgDans une cour de récré, en primaire, c'est une phrase charmante. Prononcée par le ps, c'est moins touchant.

C'est pourtant la dernière réplique du parti dans la pièce de théâtre intitulée : la constitution européenne.

Après s'être fait ramasser lors du référendum sur la constitution européenne, aprés avoir perdu les présidentielles et les législatives (si, si, on les a perdues...), après avoir montré son incapacité à relancer une dynamique d'opposition, le ps fait comme si rien ne s'était passé et va laisser entériner une réforme constitutionnelle qui, au final, permettra la signature du nouveau traité constitutionnel européen (même si on a changé le titre et quelques bricoles)...voir dépêche Reuters publiée dans le Monde

En votant massivement contre lors du congrès, l'opposition pouvait empêcher SARKOLEON d'avoir ses trois cinquièmes nécessaires, et enrayer toute la machine.

Non seulement cela aurait redonné une crédibilité aux parlementaires, mais en plus "on reparlerait d'eux".

Et certains, qui regrettent l'ostracisation dont ils sont victimes, ne seraient pas obligés de se présenter dans le canton de Montret (3700 habitants) pour relancer l'opposition dans le pays...

C'est comme si "je serais pas mort", on reprend la partie au début, on accepte le traité européen et tout le bastringue, on oublie un référendum où le NON a fait 60 %, on oublie qu'il faut montrer qu'on est capable de ferrailler, on oublie qu'on a des valeurs et des principes.

Pour finir, je ne pouvais pas faire moins que :