05.07.2009
Le PS, la rénovation et internet
Une des raisons qui ont précipité mon départ du Ps est la conception différente que nous avions de l'utilisation d'internet.
Si on refait mon historique au sein de la section de Cluny, c'est déjà la raison qui m'a fait postuler au secrétariat de section. La secrétaire d'alors (on était en 2007) filtrait tous les mails à la section.Rien ne passait sur la toile sans son aval.
Alors lorsque j'ai voulu transférer une information relative à une entrave au mariage d'un couple mixte (française/étranger sans papier) peu flatteur pour le maire PS de Dijon, et relayé par les Amoureux au Ban Public, je n'ai pas eu l'imprimatur. "C'est pas radio corbeau, ici", et mon mail n'a pas été transmis à mes petits camarades. Autant dire que j'étais un peu furax (c'est signé...).
Mais il faut croire que j'avais attrapé un virus malsain, type RESF, et j'ai continué, par différents moyens, d'alimenter la toile. Ce blog, d'ailleurs, est un des avatars de cette grogne.
Et j'ai vite entendu l'argument massue : internet n'est pas la démocratie. on ne débat pas par mail, on ne décide rien sur la toile.
Un peu diplomate (ça m'arrive) j'ai concédé que la section était le lieu de décision. C'est vrai qu'on se retrouve à...au moins 7 ou 8, quand on touche 50 personnes par mail. Mais admettons, il faut savoir arrondir les angles parfois (là, soit on me le reproche, soit on me dit que j'en suis incapable...c'est pas les mêmes qui disent ça. Pour la Nomenklatura, je suis trop anguleux...).
2007, donc, début de ce blog. Il avait eu un petit frère avant, mais trop de boulot, trop destroy aussi, et trop reservé aux initiés. Je le garde quand même dans mes archives, pour le plaisir.
Je vous passe 2008, 2009, mon regard navré sur le site désespérement inerte de la fédé du PS 71, son absence totale de mise à jour. A tel point que, gag suprême, le lien vers le site de Montebourg envoie, encore à cette heure (dimanche 5 juillet 2009, 18h56) vers un lien mort...
On a là un crime de lèse Nono premier, dirait une mienne connaissance.... Le site s'est un peu ravigoré, c'est un hymne au sus nommé Montebourg, qui se met à rivaliser avec Sarkozy, mais comme ce site est le seul média à sa disposition, on est tranquille.
J'en viens au dernier avatar interneto-socialiste, qui traduit à lui seul ce que fut l'ambiance de 3 mois de campagne pour le congrès, de 6 mois au bureau fédéral.
Or donc, un beau soir, il y a une quinzaine à peine, mon conseiller général préféré, celui là-même qui est maire de mon village, m'appelle pour me dire, en gros :
"ON m'a fait un copié collé de ce que dit Flo de chambé sur sa page Facebook, c'est pas tolérable, de dire des choses pareilles, la citation est passé par le premier fédéral, qui me l'a transmise. Tu te rends compte, si on dit tout ça sur internet, c'est n'importe quoi, tout le monde peut lire..."
J'avais quitté le parti, autant dire que le problème m'affectait peu.
Ce genre de discours, si je ne l'ai pas eu dix fois, je ne l'ai jamais eu. Le premier féd est un expert en la matière.
" On m'a transmis un de tes mails," " tu aurais écrit que..."" tu dis n'importe quoi dans ce mail..." chaque fois que je lui demandais de me transférer, en l'anonymant si il voulait, le mail ou la citation avancée, silence radio. Car bien sûr, tout cela se faisait au téléphone (comme mon conseiller général l'a fait).
J'ai l'impression d'avoir affaire à des hémyplegiques de la communication, des gens qui ont des oreilles, mais pas d'yeux pour lire, pas de doigts pour utiliser un clavier.
Car enfin, on n'est pas trop bête, on sait bien quand on écrit un mail, un billet, qu'il risque de circuler, d'être lu par tout le monde et n'importe qui. C'est même un peu fait pour.
Alors ces allures de conspirateur pour dire "on a intercepté une de tes communications mail", ça laisse pantois. Pour "eux", Internet reste un outil diabolique, dont on mesure mal les effets. Ils en ont la même approche que la presse papier : c'est écrit, les gens vont y croire, forcement.
Oh, camarade, c'est pas de l'encre, c'est des pixels. Les internautes, même de base comme moi, savent bien que tout comme la parole, Internet n'est pas d'or, qu'il faut vérifier et croiser les sources, que ce qui est mis en ligne, c'est bien souvent d'abord une opinion, un regard personnel sur le monde, pas une vérité vraie.
Alors eux, ils lâchent de la prose d'énarque, de l'info dûment validée par le parti. Les francs-tireurs qui créent des listes, des blogs, s'aventurent sur Facebook pour d'autres raisons que d'avoir un max d'amis, sont trés trés mal vus (et c'est un doux euphémisme).
La rénovation ne passe pas que par Internet, mais ce qui est sûr, c'est que sur cet axe, le PS, et le PS 71 en particulier, est à mille lieues des collectifs citoyens, voire même de quelques syndicats qui ont franchis le cap et lâchent la bride à leurs militants.
Cet outil reste étranger à leur culture, qui est faite surtout de prise de pouvoir, de blocage de la parole, sur un fonctionnement vertical : du haut vers le bas.
Internet, c'est du fonctionnement horizontal, de l'échange et de l'info, brute ou déformée, à vérifier, à confronter, bref, de l'outil à faire réfléchir le militant de base. Et au PS comme à l'armée, réfléchir, c'est commencer de désobéir.
Donc aujourd'hui que je suis porté déserteur (on ne m'aurait pas encore classé parmi les traîtres), je me fais plaisir en sortant quelques secrets de familles, quelques élèments d'ambiance. Et qu'on ne m'accuse pas de cracher dans la soupe : j'y ai pas goûté, à cette soupe, à laquelle vous tenez tant.
Et je conclus avec un artiste que je rate le moins possible, tout en restant bien pour une fois, dans le ton du billet ci dessus.
L'enterrement du Parti Socialiste
envoyé par franceinter. -
Post scriptum : j'ai tout lieu de croire (espérer?) que quelques membres de la majorité fédérale suivent ce qui s'écrit sur ce blog depuis quelques temps. N'ayez pas zonte, camarades, laissez un message...
19:48 Publié dans analyses perso, construire, liberté | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, ps, ps71, cluny, renovation
06.06.2009
De la communication interne, externe, ou pas...
La dernière fois, je vous ai parlé de la sociologie du parti. On va aborder un peu le thème de la communication interne, et de ses conséquences diverses.
Comme dans toutes structures, il y a un temps plus ou moins long entre le départ d'un membre et le moment où il ne reçoit plus d'infos de l'organisation. Je reçois donc encore les revues et les mails du département, du national, de la section.
Enfin, quand je dis : je reçois, avouons que les mails du parti et de la fédération n'encombrent pas mon disque dur. En pleine campagne électorale, alors qu'il y a quand même un peu le feu au lac... les mails aux secrétaires de sections se comptent sur les doigts de la main droite.
Entre le 22 mai et le 3 juin, pas un seul mail du PS 71. Rien le 23, rien le 24...ça reprend le 3 juin, soit onze jours de silence radio sur la toile. Et le 3 juin, message politique fort : on cherche des assesseurs pour les bureaux de vote. 2 mails sur ce sujet.
Depuis (nous sommes le 6) pas d'autre message. Trop d'info tue l'info, l'info au PS n'est donc pas morte.
J'avais par ailleurs informé de ma démission du parti par un mail le 29 avril, à 21h38 (oui, je conserve quelques mails...). Je remercie au passage les amis qui m'ont demandé pourquoi, au moins ça prouve qu'il s'intéressent un peu à moi (et plus de 50 mails en retour, ça flatte mon égo).
Il fallait donc que la fédération organise une élection pour pallier à cette défection. C'est là aussi classique dans toute structure fédérée.
Rien ne se passait, il semblait que cela inquiétait quelques militants. Perso, ce n'était plus mon problème, mais je comptais ironiquement les jours qui passaient, avec une section sans secrétaire, en pleine campagne, avec des tracts à distribuer, des invitations probables à des réunions, etc... Enfin bref, le B. A. BA des campagnes.
Il a fallu un article de presse (à la demande du journal : La Renaissance) évoquant ma démission, avec interview de votre serviteur, pour que ça bouge un peu dans le Landernau.
Alors là, panique à bord. Le conseiller général de la section, qui se targue de "ne pas se mêler de ce qui se passe à la fédé", se scandalise de cet article, la veille d'une élection, et lance aussitôt une procédure d'élections, sous couvert du premier fédéral.
Premier fédéral qui m'avait :
1) laissé un message sur mon portable le 30 avril pour savoir de quoi est-ce qui se passe?
2) interpellé au Creusot le 9 mai (j'y étais pour RESF 71) pour savoir si j'étais vraiment en colère contre lui (je ne vous résume pas notre conversation).
9 mai, 6 juin, il n'avait pas bougé. On se demande bien à quoi servent les secrétaires de section.
Mais un article dans un hebdomadaire local, plutôt bien lu par chez nous, et vlan, on déclenche les grandes manoeuvres. Sûr que si le PS fait un mauvais résultat, ça va être de ma faute. C'est trop d'honneur.
Quelques commentaires un peu perfides, maintenant, je peux y aller, la discipline ne joue plus.
Sur le premier fédéral : son seul souci est son image. Au Creusot, j'ai bien compris qu'il voulait savoir quelles vacheries je pouvais balancer sur lui. Je n'en ai pas vraiment, il est trop inconsistant pour qu'on s'y arrête vraiment. Si il n'est pas cité dans l'article de presse, ce n'est pas une fleur que je lui fait, mais les hommes de paille n'ont pas de nom, juste un chapeau de la même matière, qu'ils doivent manger de temps en temps.
Et sur notre brave conseiller général, qui est certes un bosseur, ce qui l'empêche d'ailleurs de déléguer, et dont le caractère carré, utile dans son travail sur les dossiers, l'incite trop souvent à accepter les arguments d'autorité (et surtout, on ne critique pas l'Autorité), on peut s'étonner qu'il n'ait pas pris plus tôt l'initiative de lancer la procédure de vote.
Une section, c'est bien utile pour les cantonales, les régionales, les municipales. C'est vrai que pour les européennes... il n'est pas candidat, alors.
Mais là, dans Le Journal...c'est l'image de la section de Cluny, donc la sienne, qui va en prendre un coup. Vite, agissons.
Bon, j'arrête là, certains vont me croire aigri, d'autres vont l'affirmer. Non, c'est sans rancoeur, ni amertume, ces petits évènements me confortent dans le choix que j'ai fait de quitter ce parti archaïque, où les coups de couteau dans le dos valent arguments. Quand on n'utilise pas les termes d'hystérique, arriviste, aggessif (ve), etc... pour décrire les petits camarades. Saine ambiance, je vous dit.
Pour parfumer un peu, et aérer la pièce, et parce que je veux ME faire plaisir, une ch'tite chanson nostalgique de mon top 50 perso.
22:44 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps71, elections, communication, cluny, internet, mails, presse
01.04.2009
Quand les oeillères servent d'analyse
Comme je vous l'ai déjà dit, on a dans notre fédération un canard interne, qui nous tient au courant et distille les bonnes nouvelles. De temps en temps, quand même, je suis secoué.
Le dernier édito ( numéro de mars 2009) est un modèle de langue de bois et de ...cul de plomb.
On y apprend que :
"Le 12 mars dernier; les militants de Saône-et-Loire ont adopté à une très large majorité la liste des candidats aux élections européennes pour la région Nord-Est. Si ce type de désignation cristallise parfois les oppositions, 'cela ne s'est pas traduit dans les résultats du scrutin dans notre fédération"
Ben voyons ! Pour ceux qui n'ont pas suivi, rappel des résultats :
Sur 1871 inscrits, 969 seulement se sont déplacés, soit moins de 52 %. Sur ces 969, 611 ont voté pour la liste, soit 1 électeur sur 3 inscrits. Au final, la liste passe avec 66 % des suffrages exprimés, ce qui sur un scrutin à un seul choix, n'est pas un plébiscite : d'habitude, on a plutôt des scores de 90 à 95 % des suffrages. Un votant sur trois a fait l'effort de se déplacer pour s'abstenir ou voter contre.
Si on veut aller plus loin dans l'analyse, un coup d'oeil sur le tableau suivant :
| pour | contre | abst | |
| 1ere | 69,83 | 18,1 | 12,07 |
| 2ème | 75,49 | 8,82 | 15,69 |
| 3ème | 47,44 | 31,41 | 14,1 |
| 4ème | 68,75 | 14,38 | 16,25 |
| 5ème | 46,15 | 39,74 | 14,1 |
| 6ème | 84,95 | 6,9 | 8,19 |
| 71 | 66,27 | 19,52 | 12,91 |
Etonnant, non, dirait Monsieur Cyclopède.
La 1ère circonscription, celle DU candidat local fait à peine mieux que la moyenne départementale. Quel enthousiasme!
En Bresse (6ème circonscription, pour les béotiens de la politique) ça cartonne à 85 %. La consigne du député a été suivie...
Dans la troisième : Autun, Le Creusot, patatras, on est en dessous de 50 %. Effet Billardon, maire du Creusot.
Dans la cinquième : Chalon et alentour, idem. Effet Sirugue...
Donc la large majorité... on repassera.
Quand au profil du candidat qui attire tant les militants du département. Je ne vais pas refaire la polémique dans laquelle certains se sont complus dans la presse. Passons donc sur le mode de désignation en amont des primaires.
Son panégyrique dans le même édito :
"Le candidat de notre département est jeune, talentueux et sa réussite professionnelle témoigne aussi de celle de notre école républicaine. Son élection serait un message fort envoyé à la fois à nos concitoyens, notamment ceux issus de l'immigration, et aux représentants de l'UMP qui se servent de la diversité à des fins uniquement politiques. Si j'en juge par certaines réactions relatives à cette liste dans notre département, le chemin qui mène à la rénovation de la vie politique, y compris dans notre parti, promet d'être long et difficile, ne nous le cachons pas. Les tentations conservatrices demeurent fortes, parfois même, paradoxalement, chez nos camarades les plus jeunes."
Pas bien compris ce qu'on reproche aux jeunes (lesquels?), mais le laïus sur la diversité, la réussite de notre belle école républicaine, etc...me fait grincer les dents. Qu'on présente ce candidat, issu de l'immigration, bref un fils de maghébin, voire un maghébin tout court, comme un symbole de la rénovation, m'inquiéte quant à l'idée que se font certains de la rénovation.
Soyons clair, il n'est pas le premier à s'appeler Mustapha, Mohied, Ali, Rachida, etc... présenté (e) par un parti. Il n'y en pas assez, d'accord.
Mais ensuite : bonnes études, un profil de premier de la classe, bon parcours professionnel (fonctionnaire international), propre sur lui, causant bien la France, avec plein de mots compliqués si vous voulez, physiquement correct (non, je ne le drague pas..), bref, le profil habituel du futur élu de la République, tel que les partis, et le PS en premier, en fabrique depuis des décennies.
Si on avait le même, Abdel, Mohammed ou Boris, voire Azziza, Anzhéla, Anouchka, sans diplôme, causant le français des quartiers, ayant eu juste assez de galère pour savoir ce que c'est, voire même un peu handicapé (le style Djamel Debbouze, quoi), alors là, peut-être qu'on aurait fait bouger quelque chose dans le parti.
Mais problème: ce modèle là, on ne l'a pas en stock, même pas au catalogue, ma bonne dame, cherchez pas, ça existe pas chez nous.
Alors Mustapha, pas meilleur ni pire que d'autres (on pourrait aussi parler de Lien Hang Ngoc, numéro deux sur la même liste). Pas de quoi non plus en faire un fromage : ses chances d'être élu sont minimes, il faudrait que le PS fasse 27 % pour qu'il passe...c'est mal barré.
Pour finir, un savant mix' de Djamel, Gainsbar et Eddy Mitchell, dans un coulis de Drucker...
22:07 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ps71, mustapha sadni, sirugue, montebourg, europe, europeennes, un monde d'avance
22.12.2008
Nous zy voilà
Forcément, ça devait arriver. Embarqué dans l'histoire folle du congrès de Reims, on finit par se retrouver dans l'appareil, membre du conseil fédéral, du bureau fédéral, et tout le toutim...Il faut réapprendre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche, et faire gaffe qu'au bout du troisième tour elle ne soit pas en bois (la langue, pas la bouche).
Comme c'est bientôt Noël, je vous mets une belle image qui va bien : Daniel dans la fosse aux lions, par un dénommé Rubens. Juste pour vous donner une idée de mon humeur. Et pour aller avec la belle image, le beau texte. Je voulais le placer depuis un moment, je crois que c'est l'heure.
Si vous avez oublié votre Cyrano, un petit rappel :
"Le Bret
Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire
La fortune et la gloire…
Cyrano
Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? une peau
Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?…
Non, merci. D’une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l’autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S’aller faire nommer pape par les conciles
Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d’en faire d’autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu’aux mazettes ?
Etre terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : “Oh, pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François ?”…
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu’un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais… chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
Si vous êtres rétif à l'Alexandrin ( pas Claude François, les 12 pieds...) la même chose en vidéo. Vous comprendrez mieux, si vous maîtrisez mal comme moi le langage fleuri d'Edmond Rostand, que loin d'être l'éloge de l'égoïsme, ce texte s'élève contre les baronnies et courtisaneries qui ont de tout temps régné.
21:40 Publié dans du revermont au bourbonnais, humeur, liberté | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps71, bureau fédéral
21.03.2008
Bascule à gauche, regardons de plus près !

A Chalon sur Saône, on n'a pas la rue de Solférino, on a la rue Gloriette. C'est là que se font les analyses, se préparent les stratégies gagnantes, s'exprime la voix départementale du parti.
Alors forcément, dans la vaguelette récente (je maintiens l'appellation, à ma connaissance les chambres sont toujours à droite, au fond du couloir..) cocorico le ps, je m'en vais t'expliquer comment est-ce que pourquoi on a gagné.
Extraits commentés du Journal de Saône et Loire du 20 mars dernier.
"Un mélange de vraie satisfaction et de conscience de l'obligation de résultats ». Jérôme Durain, Premier secrétaire fédéral, analyse en ces termes la victoire socialiste aux élections municipales et cantonales en Saône-et-Loire.
Pour le mélange, on va être servi, suivez moi dans ce petit tour départemental..
La Gauche a gagné six villes de plus de 3 500 habitants, et six cantons. Pour le Parti Socialiste, le gain est même de huit cantons, si l'on considère que Bourbon-Lancy, tenu par un élu MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) passe au PS avec la victoire de Jean-Paul Drapier, et que Gueugnon glisse du Divers Gauche Alain Bailly vers le socialiste Dominique Lotte.
Faut savoir, on compte les gains du ps ou de la gauche?
Parce qu'à Cluny, la tête de liste, donc le futur maire, est divers gauche, pas encarté... Doit-il analyser ce qui s'est passé à Gueugnon et se méfier pour l'avenir?
Un peu plus loin, Montchanin, la mairie a été gagnée par les dissidents du ps... On les compte quand même ps ? Ben oui, parce qu'ils ont gagné...
Dans la même logique que pour les cantonales, il faudrait dire : la gauche a gagné 6 villes, de plus de 3 500 habitants, le ps 4 seulement. Mais on est d'accord, c'est bien quand même...
Le bon bilan n'occulte cependant pas quelques déceptions, résultant de problèmes locaux. « Nous constatons des zones blanches dans la 1re circonscription, où il nous faut reconstruire l'unité des socialistes.
Sur cette circonscription (le maconnais/clunisois) ce n'est pas une zone blanche, c'est un trou noir. là où aux présidentielles et législatives, une vraie dynamique avait été lancée.
Un canton pouvait être prenable (Mâcon nord) l'hégémonisme socialiste a renvoyé chacun chez soi. Résultat : 8 candidats, un siège qui s'est joué à peu de voix au second tour, et perdu faute d'une dynamique soudée autour d'un candidat vraiment rassembleur...
Quant aux municipales à Mâcon... Election au premier tour du maire sortant UMP, avec plus de 55 % des voix, là ou Ségolène et la candidate au législative avaient fait 53 %. Zone blanche, nous dit le premier fédéral, il est bien pudique...Déculottée et fesses rouges, oui, sévère branlée... mais on ne parle pas comme ça à un vice président du conseil général...
Dans le même secteur, le canton de Tramayes a révélé sa vraie nature : une zone de bagarres souterraines, enfn mises à jour, où la gauche va peut-être pouvoir reconstruire, si on n'oblige pas les bonnes volontés à se tatouer la rose sur le poing...
Enfin, cerise sur le gâteau, Charnay les Mâcon, ville du député UMP, qui n'est pas repassé au premier tour, n'a pas atteint 50 % au second tour, mais est réélu quand même, grâce à une savante stratégie du parti : la liste ps officielle et la liste ps dissidente se sont maintenues toutes les deux. Sur le papier, elles faisaient, réunies, plus de 50 %... Sans commentaire.
Ce qu'on constate, c'est que ce n'est pas que l'unité des socialistes, mais l'unités DES gauches qu'il faut reconstruire...Certain(e)s y arrive, d'autres (prenez le aussi au féminin), ne savent même pas que ça existe...
Cette remarque s'applique aussi à Digoin et à Chagny ». On peut le dire... Dissidences, luttes internes, rivalités de personnes, bref tout l'éventail de ce que la politique offre de pire, on a eu un bel échantillonnage.
Le journaliste parle aussi des divisions à droite, qui nous ont permis de prendre Chalon (mais c'était joué depuis quelques temps) et Louhans, où le retrait inopiné d'un candidat potentiellement "dangereux" (il à contraint le grand Arnaud à un second tour, très serré, aux législatives) à fait basculer la ville. Ces deux exemples illustrent la dynamique nationale : une dégringolade auto-gérée par la droite, sur la base d'un programme de gauche qui n'a pas changé depuis les présidentielles (on retrouve les grands blancs évoqués par notre premier fédéral), bref, ils ont perdus plus qu'on n'a gagné...
Allez savoir pourquoi, j'avais la chanson suivante en tête en écrivant ce billet. un message inconscient, sûrement...
21:17 Publié dans analyses perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps71, victoire
19.12.2007
le gag du matin
Petit surf matinal pour se tenir au courant...
Au vu de l'actualité locale (parce que nationalement, la présidence du CG 71, ça fait pas un tabac...) je vais me balader sur le site de la fédé. Mal intentionné comme je suis, je me dit : on va voir chez Arnaud, clic sur le petit lien à droite...
Oh surprise !!! Montebourg.net serait à vendre... Et moi qui trouvais que le site s'était, un peu, remis à vivre...
Non, le vrai site est là, avec sa belle lettre aux concitoyens... on a eu peur...
06:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site, ps71, montebourg, cg71
07.12.2007
Lettre à un premier féderal qui trace sa route
Comme je vous le disais précédemment, on paye une cotis', alors on a notre hebdo national, et en plus notre mensuel départemental.
Je les parcoure souvent d'un oeil rapide, et parfois une image, un article me réveille. Ce mois ci, l'édito de notre premier fédéral (c'est comme ça qu'on appelle le secrétaire départemental) m'a fait penser à une note récente sur les manifs, et l'absence visible des socialistes dans la manif des fonctionnaires et autres "privilégiés".
Je pourrais vous le commenter ligne par ligne, mais ça va prendre des plombes, et plomber l'ambiance. Si vous voulez le consulter:En bref, le camarade est désabusé ( à mon avis il abuse de ce blog, comme d'autres des grogs...), il dit tout ce que j'écris depuis quelques semaines.
Alors le camarade premier fédéral, il fait le métier, il nous pond un bel édito pour nous remonter le moral à tous.
Et ça fini comme ça :
"Alors on continue, camarade. On reprend le boulot. Le travail de terrain pour les municipales,(...). Le travail de fond en attendant le congrès"
Emballé, c'est pesé. Silence dans les rangs, les priorités : les municipales, le congrès. En gagnant les élections , le congrès, on va te changer tout ça, tu vas voir...
On va rien voir du tout : c'est comme ça depuis des lustres, d'élections en échéances statutaires, le cirque des éléphants ronronne doucement.
La rénovation, c'est aujourd'hui qu'il faut la mettre en oeuvre, la pratiquer, sortir des logiques d'appareil, c'est d'abord sortir du fonctionnement habituel qui renvoie toujours à " après les élections".
Il est bien gentil, notre premier fédéral, on l'a mis là, alors il fait son job, je ne le sent pas trop convaincu dans son édito, mais il trace sa route,comme un pilote du Hollandais Volant....(pas Van Gogh, le bateau..).
Qu'on nous explique un peu, canton par canton, comment sont désignés les représentants du ps aux cantonales, qu'on rigole un peu (en mettant sur la table, bien sûr, les discussions de couloir...).
Bon, je crois que ce qui s'applique le mieux à ce texte, c'est un peu de Léo Ferré :
23:50 Publié dans du revermont au bourbonnais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : PS, ps71, renover, militer, édito



