09.12.2007
le changement, c'est maintenant
Le commentaire que Félix (pas le chat)- voir lettre à un premier fédéral...- est de ceux que j'appelle constructifs : il permet de préciser des points de non-doctrine qui me semblent importants.
Ce blog est un outil parmi d'autres, un vecteur, pas un acteur. Si les remarques, coups de gueule, applaudissements (il y en a), ont la faveur du webtorat, cela ne fait de l'auteur de ces notes ni un leader, ni un porte parole. Cela serait gravement contraire à ce que je souhaite : que chacun puisse s'exprimer là où il est, à sa manière, avec ses mots et ses arguments, et ne pas suivre tel ou tel chef de file...
Alors oui, il y a des réunions que je zappe, où je pourrais porter mes coups de colère face à des gens bien assis sur leur chaud coussin de convictions et d'intérêts, et moi bien installé dans mon rôle d'opposant. C'est un exercice, je l'avoue, que j'aime plutôt bien, mais quid de ceux qui sont dans le même état d'esprit, à quelques dièses et bémols près, ou pas d'accord sur tout??
Ils assistent à une joute oratoire, comptent les points...et repartent rassurés ou déçus....
"oui, mais toi tu..." moi, j'aurai les arguments, la facilité de parole, un statut ???
Que nenni, camarades, je suis un lambda, comme toi, un sans grade qui n'a pas plus de légitimité que le dernier des adhérents, mais j'en réclame autant que le premier des adhérents...
Ce qui compte, c'est que TU prennes la parole, avec tes mots, tes arguments, tes facilités et difficultés, et qu'ON t'écoute et TE respecte. Là, je sais qu'il y a encore du chemin, pas pour toi, pour les ON qui "nous dirigent" sur le sentier de LEUR DESTINEE...
En ce moment, j'ai trois casquettes, alors je me suis mis des priorités :
1) un engagement Droit de l'Hommiste, où l'on voit certes des individus membres du parti, mais que le parti, à quelques exceptions notables (dans toute ses acceptations) a du mal à suivre. Il est des silences au plan national qui font du bruit.
2) un engagement syndical, où là effectivement j'ai un statut, un rôle de représentation (et les avantages du droit syndical...) et que je découvre : je suis en apprentissage.
3) un engagement politique au sein d'un parti.
C'est classé dans l'ordre, c'est à dire celui où je sais pouvoir faire le mieux et le plus vite bouger les choses. La chasse à l'éléphant et aux lionceaux n'est QUE le prolongement des deux engagements précédents.
Sur la toile, j'envoie comme des bouteille à la mer des commentaires, des infos, des questions....Si ça réagit, comme Félix, c'est bien, un débat s'instaure. Si on me snobe, au moins ça me défoule, et c'est toujours ça de pris.
Je souhaite un changement de pratiques, qu'on sorte de ces combats des chefs stériles, ce n'est pas pour me faire hisser sur un pavois.
Pour bien illustrer tout ça musicalement, une tite chanson que "je kiffe trop grave" (ça fait djeun) d'un mec qui aurait du éviter les hélicoptères comme un autre un putain de camion.
Je vous collerai Lazziza un de ces 4!
Le genre espèce disparue, quoi...
Et comme je vous ai entraîné un peu dans mon espace personnel, je n'hésite pas, je double avec la même, interprétée par un métèque suisso-moldave, ou un truc comme ça, vous ferez votre choix...
08:00 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, rénovation, changement, pratiques, courants
02.12.2007
renovation ou andouillette?
Vendredi soir, j'ai honteusement séché une réunion du parti sur la Rénovation (bien mettre la majuscule...) Je sortais d'une réunion sympa avec quelques copains/copines sur un sujet léger : les sans papiers, et une andouillette m'attendais à la maison. Mon choix rabelaisien fut radical : at home, les pieds dans les pantoufles, plutôt qu'une figuration même intelligente sur un sujet où tout est déjà cadré.
T'es de mauvaise foi, vont me dire les camarades...Euh, je ne fais que suivre les consignes : "La question n’est plus de savoir s’il faut accepter ou non le compromis entre la démocratie et le marché (c’est le produit du siècle) mais porte sur la nature du rapport des forces qu’implique ce compromis." Donc première question qu'on ne pose pas.
Ensuite : "Il faut en effet, d’abord caractériser clairement le capitalisme contemporain fondamentalement financier dans une économie de marché mondialisée. Le critère souvent exclusif de la valeur de l’action en bourse amène à oublier le long terme et à tout externaliser en causant des coûts sociaux et environnementaux dont le traitement est abandonné à la collectivité publique. Il faut donc dire quelles sont les régulations nécessaires à mettre en place au niveau de l’entreprise, au niveau national, au niveaux européen et mondial lorsqu’ils sont pertinents. Cela engage à redéfinir le rôle des États. Cela amène aussi à s’interroger sur les moyens de faire que le système productif participe à la réduction des inégalités au lieu de les développer, en internalisant les coûts sociaux et environnementaux, car tout ne peut plus être attendu d’une redistribution qui atteint ses limites. Une réflexion claire sur ce qui est du ressort des services publics et sur ce qui est de celui du secteur privé est nécessaire, ce qui n’exclut pas de s’interroger sur les partenariats non moins nécessaires. Dans ce domaine, il faut aussi nettement poser les bases de ce que doit et peut être un modèle de développement socialiste intégrant l’efficacité économique et la responsabilité écologique"
Là, je vous en ais mis long, pour ceux qui ne connaissent pas le dialecte socialiste, ça vous donne une idée. Pas obligé de tout lire ni de tout comprendre, c'est pas fait pour, c'est fait pour bien montrer que ça cogite dur dans les cerveaux de l'état major. Ce petit surf m'a conforté dans mes choix :
1) l'andouillette, aux coquillettes, était excellente, comme d'habitude...
2) rentrer dans un débat où tout est déjà bien cadré par la rue de Solférino, je ne pouvais que me cogner aux cadres (théoriques et physiques!) et en revenir tout énervé. Je reserve mon adrénaline pour ce qui avance vraiment.
Vous avez encore un doute? Essayez de visionner les vidéos du ps sur ce sujet :
10:10 Publié dans construire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ps, rénovation, andouillette, marché, pouvoir d'achat
06.11.2007
Les vrais enjeux du PS
Attrapé dans Libé en ligne ce jour :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/289452.FR.php
"Ouistes et abstentionnistes ne veulent pas aller au clash. «On n’est pas d’accord, il y a une majo pour le oui et une mino pour l’abstention et on avance», explique un dirigeant pour qui «l’ambiance est plutôt à laisser filer et à ne pas s’emmerder sur ce sujet. Ce n’est pas sur le traité européen que doit se faire la future majorité du parti». «J’espère que tout le monde aura la sagesse d’être sage»,ajoute un responsable fabiusien."
La messe est dite. Le sujet ne mérite pas.... on ne va pas s'emmerder...
Ce qui compte VRAIMENT, c'est QUI va diriger le parti demain, en haut, et en dessous, qui seront les chefs, sous chefs et sous chefs adjoints....
Après, avant, ils nous parlent de démocratie participative, de se rapprocher du peuple. Pipeau, le conseil national est ce soir, la décision est prise, même les militants ne sont pas, ne seront pas consultés.
Ne parlons pas des retournements de vestes, attendons les re retournements... Ils ne vont pas tarder.
Je râlais hier sur l'absence de réaction du parti, c'est devenu plus qu'une habitude, une marque de fabrique....Regardons au loin, vers l'horizon pur de nos aspirations les plus nobles, mais ne mettons pas les pieds dans la bouse fangeuse dans laquelle nos concitoyens se démènent...
Ce qui se joue au niveau national est le reflet des pratiques sur le terrain. pas un seul mail d'interpellation, pas un seul questionnement sur ce sujet dans mon département (71) théoriquement noniste.
Une trés rapide recherche sur la toile, la réponse se profile....
On trouve sur le Journal du Dimanche de ce jour :
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200745/les-socialistes-...
Arnaud Montebourg, qui ne désespère pas de jouer un rôle sur le devant du PS, il cherche quelle est la meilleure stratégie pour lui: il se verrait bien jouer les réconciliateurs du camp du "oui" et de celui du "non".
le 24 octobre, le Figaro écrivait :
« Demander un référendum, c'est un minimum », expliquait la semaine dernière Arnaud Montebourg.
Le pape bressan a parlé : soyons d'abord stratèges, les débats d'idées....pschitt, c'est pas fondamental. Et entre les chefs, les sous chefs, les contre chefs et les couvre chefs, il y a besoin de médiateurs... C'est une façon comme une autre de gravir son petit escalier.
Alors revigorer la gauche, la rénover... Changer les têtes, ça oui, il y a des partisans. Changer les méthodes... j'ai l'impression de pisser dans un violon.
J'entends déjà les commentaires (comment peuvent-ils encore leur plaire???...)
"Tu comprends, il faut voir plus loin (d'où : voir plus haut) ne pas se laisser embarquer par la stratégie de Sarkozy, on a des cartes à préserver, des échéances à préparer...."
On est loin de mon litre de gasoil et du prix de la baguette de mon voisin...
Et là je deviens populiste... N'en jetez plus, on me l'a assez répété. Si populiste c'est poujadiste, certes non, mais si par populiste, vous entendez langage du peuple, alors là je revendique ce mot tombé en désuétude. Quant à ce peuple dont on ne parle plus, il est en désespérance d'un projet de société.
Mais je ne désespère pas de retrouver quelques utopistes, maisoixantehuitards attardés sûrement, pour rêver quelques secondes d'un autre avenir possible, et pas ailleurs ou autre part....
Pour résumer, on se concentre sur l'essentiel : le combat des chefs. La suprématie de la loi du marché sur celle des solidarités, c'est bien joli, mais ON n'a pas le temps....
Je crois que je vais aller tailler mes rosiers, ça me fera du bien....
12:40 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PS, europe, Montebourg, 71, rénovation, utopie, populisme

